En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

C’est une première. Depuis la fondation de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne, aucun article paru dans RIVAROL n’avait fait l’objet pour son auteur d’une condamnation à une peine de prison ferme. C’est désormais chose faite. Le 7 mai 2015 la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans le droit de la presse (c’est la seule dans ce cas en France), a condamné à deux mois de prison ferme pour complicité de contestation de crime contre l’humanité Vincent Reynouard pour un article paru dans RIVAROL daté du 27 mai 2011 (numéro 3001) et intitulé « lettre ouverte aux défendeurs de DSK » tandis que le directeur de la publication était, lui, condamné, à 2000 euros d’amende avec sursis. Pourquoi une telle différence de traitement alors même que le directeur de publication est considéré par la loi comme auteur principal de l’infraction ? Tout simplement parce que, au moment des faits, votre serviteur avait un casier judiciaire vierge contrairement à Vincent Reynouard qui avait écopé d’un an de prison ferme pour contestation de crimes contre l’humanité et qui venait de purger sa peine à la prison de Valenciennes dont il était sorti quelques semaines seulement avant la publication de cet article dans notre hebdomadaire.

Dans cet article, très prudent et très modéré tant sur la forme que sur le fond et où rien n’était contesté de front, Vincent Reynouard revenait sur l’affaire DSK qui venait d’éclater à New York. Analysant les arguments de la défense de l’ex-directeur du Fonds monétaire international qui évoquait un piège, un complot et mettait en doute la thèse officielle — celle de l’agression sexuelle d’une femme de chambre noire, Nafissatou Diallo, dans la fameuse chambre du Sofitel new-yorkais le 15 mai 2011 —, l’auteur de l’article expliquait qu’en effet on ne pouvait savoir avec certitude ce qui s’était réellement passé dans cette chambre et que même si la thèse de l’accusation semblait accablante, les arguments de la défense étaient également à prendre en considération. Et Vincent Reynouard en profitait pour établir une comparaison avec la thèse officielle de la Seconde Guerre mondiale, communément admise, malgré un certain nombre de faits troublants.
 
Suite de l’éditorial de Jérôme Bourbon  dans Rivarol n° 3189 de ce jour Rivarol

2 réponses à Deux mois de prison ferme pour un article de RIVAROL ! par Jérôme Bourbon

  • Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais de son côté, la liberté d’expression demande le contraire.

  • Etre emprissoné pour osé dire ce qu’on pense…je ne trouve pas cela un délit qui vaut être enfermé. Il y a des choses bien plus grave que ça et où les gens termine en travaux d’intérêt général

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