En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

zenith


Dieudonné au Zénith de Nantes : les images d'E… par ERTV

Dieudonné a lancé sa tournée de manière triomphale en donnant une première représentation de La Bête immonde devant 5 000 personnes au Zénith de Nantes. L’équipe d’E&R Pays de la Loire était sur place.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les petits Torquemada du système se mettent en branle contre l’humoriste Dieudonné qui, lors de son dernier spectacle au Zénith, a osé défier le politiquement correct.

Sans qu’il soit possible de lui imputer une incrimination quelconque et sans même avoir été jugé par un tribunal, voilà donc un humoristique déclaré illégal.

Dans la France des droits de l’homme, celle qui se permet de donner des leçons de tolérance et de démocratie au monde entier,celle qui cite Voltaire à longueur de cérémonies officielles, la liberté d’expression ne serait en réalité qu’une illusion. Il est vrai que la provocation de Dieudonné, sur laquelle chacun est en droit d’avoir une opinion critique, a touché une question sensible, quasi religieuse.

La liberté d’expression ne se conçoit que si elle autorise des opinions non conformistes y compris et surtout sur les religions d’Etat ou les dogmes officiels les plus installés.
Si, dans un pays, la liberté d’expression devait se mesurer au droit de dire le plus grand bien des valeurs du système, alors Cuba, la Corée du Nord et le Zimbabwe sont des modèles du genre.

Il y a peu à propos des caricatures du Mahomet, Nicolas Sarkozy proclamait qu’il préférait un excès de caricature à la restriction des libertés. Les anarchistes de Charlie Hebdo étaient montés en première ligne pour défendre le droit à l’hérésie et au blasphème.

Nul doute que ces courageux défenseurs de la liberté d’expression vont se manifester pour reconnaître le droit d’un humoriste de brocarder quelques vérités officielles.

De mémoire de contemporains, personne n’a vu un spectacle comme celui que Dieudoné a donné au Zénith hier soir.

Le public très nombreux qui remplissait une des plus grandes salles parisiennes, assista à quelque chose d’inédit, qui tient de la représentation d’un humoriste et du plaidoyer par l’absurde en faveur de la liberté d’expression.

Après avoir demandé en ouverture d’éteindre les portables « par respect pour les morts de la Deuxième Guerre mondiale », il a fait, en plein milieu du spectacle, intervenir sur scène un déporté avec pyjama et étoile, au motif qu’une référence à l’holocauste est désormais obligatoire dans tous les films et émission pour « qu’on oublie pas ». Un clin d’œil politiquement très incorrect voire hérétique destiné à démontrer la sacralisation absolue de l’image du déporté par rapport à tous les autres sujets.

Durant deux heures, il a servi des portraits au vitriol n’épargnant rien ni personne: les pygmées, les américains, Sarkozy, Julien Dray, les occidentales avec leur chirurgie esthétique, les chefs d’états africains, les milices juives, lui-même,… pour conclure, il appela sur scène Robert Faurisson au nom de la liberté d’expression.

En sortant, il faut bien avouer que nous avions l’impression d’avoir été pris en otage dans une opération à laquelle on ne s’attendait pas. Le public est d’ailleurs sorti silencieux, méditatif devant cette démarche véritablement révolutionnaire.

Mais à la réflexion, même si quelques passages de la représentation n’étaient pas de notre goût, il nous apparait que l’humoriste a voulu pousser au limite du permis la liberté d’expression.

S’il n’est pas possible à la police de l’inquisition de brûler l’humoriste en place de grève, il a fort à parier qu’il risque de rencontrer les pires difficultés à louer désormais des salles.

Nous avons conscience d’avoir peut-être vu une de ses dernières représentations.

Connexion
Art. récents
mai 2017
MTWTFSS
« Apr  
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031 
Archives