Samedi, au moins 126 personnes – dont la moitié d’enfants – ont été tuées alors qu’elles attendaient à proximité des bus qui devaient les évacuer de leurs villes assiégées depuis cinq ans par l’opposition armée. L’attentat a eu lieu à Rachidine, non loin d’Alep. 75 bus attendaient sur le bord de la route avec des milliers de civils à leur bord, habitants des villages chiites de Foua et Kafraya.

Deux villages dont personne n’a parlé pendant cette guerre, et qui étaient pourtant assiégés par l’opposition simplement parce que leurs habitants sont chiites et loyalist.es. Leur évacuation vers Damas et Lattaquié était le résultat de longues discussions entre les différents acteurs de cette guerre, et la contrepartie était la libération des insurgés et habitants des villes de Madaya et Zabadani, assiégées par l’armée syrienne. Eux devaient être évacués vers la ville d’Idlib, dans laquelle se retrouvent tous les insurgés du pays chaque fois qu’une localité est reprise par l’armée arabe syrienne.

Ces évacuations marquaient donc la fin d’un long cauchemar pour ces très nombreux civils victimes d’un jeu de pression entre les forces armées. Mais un djihadiste a lancé sa camionnette piégée contre les bus près desquels attendaient les civils de Foua et Kafraya.

Plus précisément près d’une voiture qui distribuait de la nourriture à des enfants… Continuer la lecture