En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

minute

Selon Minute :

Jacques Bompard restera-t-il député ? La réponse est non et c’est une question de semaines. A la tête de la ville d’Orange depuis 1995, il n’a pas envie, mais alors pas du tout, de quitter sa mairie… Dans une courte vidéo postée sur le site de« La Provence », il affirme : « Je me suis engagé auprès des Orangeois à rester auprès d’eux, donc je reste auprès d’eux. »

Pour conserver son fauteuil de maire, tout en laissant son siège de député à sa suppléante, Marie-France Lohro, Jacques Bompard a trouvé une faille dans la loi sur le non-cumul des mandats. Il l’explique d’ailleurs très clairement à « La Provence ». Selon la loi, c’est le dernier mandat qui prévaut sur les autres. Elu député le 18 juin, Jacques Bompard sera donc démissionné automatiquement de son poste de maire le 18 juillet prochain, ce qui le laissera conseiller municipal de base, sans responsabilité ni indemnité. Dans ce cas, un conseil municipal devra être convoqué pour élire un nouveau maire. Et le tour de passe-passe est là. Lors de ce conseil municipal, Jacques Bompard pourra alors être réélu maire. Résultat : son mandat le plus ancien sera celui de… député ! Et comme le prévoit la loi, sa suppléante pourra donc siéger à l’Assemblée, sans nouvelle élection.

Unknown-10Encore une fois, ce n’est pas nous qui le disons, mais Jacques Bompard lui-même, dans cette fameuse vidéo. Légal ? Sans aucun doute. Moral vis-à-vis des électeurs ? Beaucoup moins sûr, mais, au moins, le tour de passe-passe est-il politiquement sécurisé : Marie-France Lohro, actuelle premier adjoint de Bompard à la mairie d’Orange, est un ardent défenseur de la civilisation européenne et chrétienne, et des valeurs traditionnelles. En meeting, elle prônait « cette belle Europe qui fit des femmes des saintes ou des reines, et non pas des fantômes masqués par des voiles », « cette belle Europe romaine grecque et chrétienne qui trouve son apogée au plus près de nos vies », comme au Théâtre antique d’Orange, et vantait l’« homogénéité dans nos racines et nos fiefs » »

Minute appelle à frapper fort sur Macron :

Capture d’écran 2017-04-25 à 22.03.24[…] Parmi ceux qui ont voté pour lui dimanche, combien de dupes, combien de naïfs, qui voient en lui un « renouveau », un « hors système » ? Peut-être une majorité. Homme de droite pour la gauche radicale, homme de gauche pour la droite nationale, Macron est une synthèse. Celle du système. Elu, il sera pire que Hollande qui était pire que Sarkozy.

Cette victoire lui semble promise. Les sondages l’annoncent inéluctable. Disons-le tout net : sur le papier, c’est gagné pour lui, c’est perdu pour le peuple. Sur le papier. Car tout dépend des dix jours qui viennent. Tout dépend du peuple. Du populo, comme on disait naguère encore, du populo qui « en a ras la casquette » comme le chantait Jean-Pax Méfret dans Solidarité, en 1982. Tout dépend des Français qui travaillent ou qui voudraient travailler. Des Français qui ont peur et qui voudraient ne plus avoir peur. Encore convient-il de leur parler un langage clair, net, fort.

Un second tour d’élection présidentielle, c’est de la castagne. De l’argumentation, oui, mais au service de l’émotion. Avant d’apaiser, il faut indigner. Il n’y a pas de révolte sans colère.

Aux électeurs de Mélenchon, pour ceux qui ne sont ni des « cités » ni étudiants à Sciences Po, il faut dire et répéter que Macron, c’est l’homme qui vend la France, l’homme qui a bradé Alstom aux Américains. A ceux de Fillon, il faut parler d’Emmanuel Hollande. A tous ceux qui n’ont pas voté ou qui ne se sentent tenus par aucun parti, il faut rappeler et rappeler encore que Macron veut instaurer « une autoroute migratoire entre l’Algérie et la France », qu’il affirme qu’« il n’y a pas de culture française », qu’il accuse la France d’être responsable de « crimes contre l’humanité », qu’il veut faire travailler plus pour gagner moins. Il faut cogner Macron. Il faut faire pleurer le mari de Brigitte. Il faut frapper là où ça fait mal.

Ennemi du peuple. Ennemi de la droite. Ennemi de la gauche. Ennemi de la France. Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe. Sa défaite est possible. Malgré les sondages. Malgré la fatale fatalité. […] »

Lu dans Minute :

Dans le gros millefeuille que représente le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public le 17 février dernier, il y a, au chapitre concernant « l’hébergement des personnes sans domicile », une facture salée et difficile à avaler : une note d’hôtel présentée comme celle des « sans domicile fixe », les SDF, nos bons vieux clochards d’autrefois. En 2015, elle s’est élevée à 234 millions d’euros, alors que, dans le même temps, on nous expliquait qu’il n’y avait jamais eu tant de SDF à la rue – et tant de morts parmi les SDF. Le collectif « Morts de la rue » assure par exemple que, en 2015, 498 « sans domicile fixe », d’une moyenne d’âge de 49 ans, sont décédés faute d’avoir eu un toit. […] Stories.virtuemart.product.2811_page_01nsp_106

En 2014, on recensait quotidiennement au plan national 32 300 nuitées d’hôtel affectées à des personnes sans domicile fixe. En 2015, ce chiffre est passé à 37 950, soit 16,5 % de plus ! Au prix moyen de 16,9 euros la nuitée, la facture annuelle a donc atteint, pour la seule année 2015, 234 millions d’euros (16,9 euros x 37 950 nuitées x par les 365 jours de l’année). […]

La Cour des comptes écrit qu’en janvier 2016, 40 % des demandeurs d’asile étaient hébergés en dehors des structures pérennes du ministère de l’Intérieur, soit par leurs propres moyens, soit dans les dispositifs d’urgence généralistes, dont les hôtels représentent près de 40 % de l’offre ! Dans sa circulaire de février 2015, Bernard Cazeneuve ne cachait d’ailleurs pas que les migrants représentaient une importante partie de cette nouvelle et abondante clientèle. […]

La semaine dernière, Florian Philippot a confié à l’un de ses fidèles, qui pilote l’un de ces collectifs qui attirent plus de journalistes que d’adhérents et qui se gargarise de ses nouvelles fonctions à la tête d’une fédération départementale du FN, une mission discrète : recenser tous les comptes Twitter qui ont apporté leur soutien à Marion Maréchal-Le Pen, après que le vice-président du Front national l’a décrite comme une personne « seule et isolée ».

6a00d83451619c69e201bb095f3438970dOn ne voudrait pas interférer dans sa tâche, mais il ferait mieux de recenser ceux qui ont défendu Philippot, ça lui prendrait moins de temps… »

« Depuis le congrès de Lyon de fin 2014, où il fut élu, le comité central, présenté par Marine Le Pen elle-même com me le Parlement du parti, n’a d’ailleurs pas été réuni une seule fois.Le sera-t-il avant son renouvellement au prochain congrès, qui doit se tenir fin 2017 s’il se déroule à la date prévue ? Sans chercher à créer de nouvelles chikayas, Marion Maréchal-Le Pen devrait aussi intégrer dans sa réflexion cette anomalie, elle qui craint, dans l’hypothèse où Marine Le Pen ne serait pas élue à la présidence de la République, de se retrouver à siéger dans un groupe qui serait présidé par un autre qu’elle et où elle serait cernée par les philippotistes… »

Source:  Minute

« […] Nous avons retrouvé un document accablant pour Bernard Cazeneuve. Si, lors de la création des CAO [centres d’accueil et d’orientation pour immigrés], les préfets avaient reçu le 9 novembre 2015 une circulaire les appelant à la fermeté, moins d’un mois plus tard, le 7 décembre 2015, ils en ont reçu une seconde les invitant cette fois à faire preuve… d’humanité. 

Et ce document explique aux préfets comment ils peuvent ignorer ou contourner la procédure Dublin III destinée à expulser les sans-papiers !

« Vous pourrez toutefois, le cas échéant, accepter à titre humanitaire d’enregistrer la demande d’asile présentée, lorsque le demandeur fera état de liens familiaux ou culturels forts en France, d’une situation sanitaire particulière justifiant de maintenir un suivi médical régulier, ou lorsque sa situation familiale le justifie (famille avec enfants mineurs notamment). »

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Nos confrères Minute et Présent ne s’en cachent pas : ils soutiennent et soutiendront Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017. Dans un éditorial daté du 31 août et intitulé « Pour 2017, ce sera Marine Le Pen », Minute s’engage clairement en faveur de la présidente du Front national. Et l’hebdomadaire ne le fait pas à moitié : « le dimanche 23 avril 2017, date du  premier tour de l’élection présidentielle, nous souhaitons que Marine Le Pen obtienne le meilleur résultat possible afin d’être en position de force pour l’emporter le dimanche 7 mai, date du second tour de cette même élection présidentielle, et qu’elle devienne présidente de la République française, puis qu’elle dispose, à l’issue des élections législatives qui suivront, de la majorité qui lui permettra de mettre en œuvre sa politique. » Le quotidien Présent n’est pas en reste. Dans son allocution le 3 septembre lors du dîner fêtant les cinquante ans de la Diffusion de la Pensée française à Chiré-en-Montreuil, Francis Bergeron, l’un des principaux responsables actuels du quotidien ayant pour devise « Dieu Famille Patrie », a annoncé que le journal d’une part s’engagerait dans la bataille des primaires des Républicains soutenant les candidats les plus à droite et encourageant ses lecteurs à participer à ce scrutin où il faut signer une adhésion explicite aux « valeurs de la République » et d’autre part soutiendrait publiquement Marine Le Pen dans sa campagne présidentielle. Présent du 6 septembre a d’ailleurs fait sa une sur Marine Le Pen, « la femme libre » (sûrement pas libre par rapport au CRIF et à la pensée unique) et lui consacre un article dithyrambique à propos du discours qu’elle a tenu le 3 septembre dans le village de Brachay en Haute-Marne et qui constitue sa rentrée politique après de longues semaines de vacances estivales et de longs mois d’abstinence médiatique.

Nos confrères sont naturellement libres de leur choix éditoriaux (charbonnier est maître chez soi) mais pour notre part, que les choses soient claires, nous ne soutiendrons aucun candidat lors de la présidentielle de 2017. Nous n’avons ni confiance ni estime ni respect pour aucun d’entre eux. Or pour aimer il faut estimer. Continuer la lecture

Un crapouillot, c’était le nom que l’on donnait à un petit obusier de tranchée. Il ne payait pas de mine mais il était redoutablement efficace. Les poilus appréciaient sa robustesse et sa capacité à faire taire les armes du camp d’en face, avec ses torpilles qui montaient haut dans le ciel pour retomber dans la tranchée ennemie, à quelques dizaines de mètres à peine.

Née dans les tranchées, il y a un peu plus de cent ans, à l’initiative du génial anarchiste de la plume Jean Galtier-Boissière, la revue Le Crapouillot a donc d’abord été une feuille de soldats, un journal satirique, drôle et impertinent, qui faisait oublier les dures conditions du moment. Puis, la paix venue, elle s’est reconvertie en une copieuse revue politique, littéraire et artistique.

Le Crapouillot a fait les beaux jours de trois républiques, ce qui n’est pas rien. De sensibilité pacifiste et socialisante mais anticommuniste, la revue rassemblait, sous la IIIe République, des talents très divers, qui allaient de Béraud à Mac Orlan. Sous la IVe, avec Galtier-Boissière, son « vénéré directeur » (comme il se faisait appeler) toujours aux commandes, Le Crapouillot a recyclé nombre de grandes plumes, victimes de l’épuration, à commencer par Lucien Rebatet, Maurice Bardèche et Pierre Dominique. « Avec le recul, écrit François Nourissier, la carrière et l’action de Galtier-Boissière apparaissent comme un rare chef-d’œuvre d’anarchie narquoise, de provocation et finalement de liberté. »

Le Crapouillot change de main à la mort de Galtier. Lié un temps à Minute à la grande époque de l’hebdomadaire, il professe un antigaullisme et un anticommunisme de bon aloi et rallie à lui de nouveaux talents comme Geneviève Dormann, Jean Bourdier, Roland Gaucher, Roland Laudenbach, Camille Galic, Alphonse Boudard, Antoine Blondin, François Brigneau, Dominique Venner… en bref tout ce qui comptait dans le petit monde du politiquement incorrect de l’époque, même si une certaine complaisance mercantile le pousse à privilégier parfois des thèmes un peu scabreux (pour l’époque).

Et puis, un jour de 1996, sans crier gare, la revue a disparu des kiosques. Depuis lors, un tel titre manquait dans le paysage médiatique car aucun autre journal, aucune autre revue, n’a eu l’ambition ni n’a réussi à prendre le relais. Le Crapouillot restait une référence, un mythe. Le titre était d’ailleurs l’une des revues les plus collectionnées. On sait aujourd’hui à quel point ses dossiers ont influencé le dessinateur Hergé, par exemple, qui y a puisé une partie de son inspiration, pour Tintin en Amérique ou L’Oreille cassée. Continuer la lecture

 
« Pour en finir avec le « plafond de verre » actuel, c’est-à-dire pour que l’électorat de droite lui apporte les suffrages qui lui font défaut, il faut au Front national intégrer la dimension civilisationnelle du combat politique, qui est, que cela plaise ou non à Philippot, un des déterminants du vote droitier, et réviser son approche économique, qui lui vaut, dans son état actuel, la défiance des « forces vives de la nation », sans parler de l’électorat le plus âgé qui a particulièrement fait défaut à Marion Maréchal en Paca. Continuer la lecture

Accueil > France > DISPARITION D’EMMANUEL RATIER

vendredi 21 août 2015, par Michel Dantan

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« Une perte immense pour la cause nationale ». C’est dans ces termes que jean Marie Le Pen quelques heures avant de comparaître devant la commission disciplinaire du FN, a tenu hier à rendre hommage à Emmanuel Ratier, décédé mercredi à la suite d’une crise cardiaque. Un hommage que les patriotes de l’opposition nationale devraient reprendre à leur compte, tant Emmanuel Ratier comptait parmi les adversaires les plus conscients du système oligarchique en place en dénonçant sans relâche comment ses représentants après des décennies de politiques délétères avaient fini par placer la France parmi les pays les plus inféodés au Nouvel Ordre Mondial. Les groupes de pression qui en coulisse ou sur le devant de la scène ne cachent pas leur volonté de faire à terme disparaître l’identité de notre pays au nom d’une vision communautariste de son avenir, n’avaient pas de secret pour ce journaliste d’investigation. Ses fiches regorgeaient d’informations parfois confondantes sur les protagonistes du déclin français et ses propres adversaires ne manquaient pas de s’y reporter le cas échéant. Ses écrits à Rivarol, Valeurs Actuelles, le Figaro, Minute, National Hebdo, « Faits et Documents », la lettre d’information qu’il dirigeait, de même que l’émission qu’il animait sur Radio Courtoisie, auront témoigné tout au long de sa carrière professionnelle de l’engagement qu’il avait pris de ne jamais renoncer à la cause qu’il défendait. Sans haine et toujours à la recherche de la vérité.

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Jean-Marie Molitor s’en inquiète dans le dernier Minute :

« Dans son communiqué, qui rapporte le projet qu’elle a présenté aux magistrats, Christiane Taubira annonce que l’urgence, c’est de lutter… contre le racisme! Contre l’antisémitisme. Et contre… l’homophobie! Le tout avec des mesures d’exception!

Christiane Taubira propose tout bonnement de rompre avec un principe fondamental du droit français: la primauté donnée (théoriquement) en toute occasion à la liberté d’expression! Le ministre de la Justice promet ainsi une nouvelle loi qui sortirait « les injures et diffamations du droit de la presse – loi 29 juillet 1881 – pour les introduire dans le Code pénal lorsqu’elles sont aggravées par une circonstance liée au racisme, à l’antisémitisme, à l’homophobie. Ainsi, les infractions de ce type pourront être poursuivies selon la procédure de droit commun. » Elle ose ajouter: « La réponse pénale gagnera ainsi en efficacité. » Si on interdisait tous les journaux autres que le « Journal officiel de la République française », aussi… Continuer la lecture

 

« En politique – comme en métapolitique –, il est un principe de base : il faut achever l’adversaire lorsqu’il est à terre. Or la gauche est à terre, politiquement et surtout intellectuellement. Pour 2015, la mission est donc simple : l’empêcher de se relever. Feu à volonté ! Ce serait dommage de laisser souffrir un animal blessé… […] Continuer la lecture

Christophe Cambadélis ressemble à un naufragé de première classe du Titanic qui s’accrocherait à sa vieille valise. Sa valise qui flotte encore, sa valise qui ne le quittait pas du temps de sa superbe avec, à l’intérieur, tous ses outils bien rangés, toutes ses imprécations, ses indignations, ses discours horrifiés bien huilés qui lui ont rendu tant de loyaux services. Alors que le gouvernement sombre, entraînant par le fond tout le socialisme français, et que se profile, pour le Président déjà à la baille, l’ombre d’un scénario catastrophe, Les Sans-dents de la mer, Cambadélis ne semble pas voir que sa valise prend l’eau, il fourrage à l’intérieur, il en sort « le racisme », l’agite en tous sens avec l’énergie du désespoir. Il ne lui reste plus que ça. Continuer la lecture

Les journaux Minute et Valeurs Actuelles attaquent frontalement la ministre de l’Education nationale mercredi. Najat Vallaud-Belkacem a répondu à la sortie du Conseil des ministres.

« Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d’un journal vous avez la nausée et les mains sales », s’est contentée de commenter, citant Pierre Desproges, Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du Conseil des ministres. […]



Najat Vallaud-Belkacem « a le soutien de tout le gouvernement
, a souligné le porte-parole Stéphane Le Foll après la réunion hebdomadaire des ministres. La meilleure façon de répondre, pour elle, ce sera son bilan ».
bel-kacem

MarseillePour Minute, il n’y a plus à tergiverser :

Il n’est pas besoin d’attendre le rapport de l’ONU, ni la décision du Congrès des Etats-Unis. Il faut y aller. Tout de suite. En force. En envoyant des hommes au sol. Et par mer et par les airs. La situation géographique le permet. Les crimes n’ont que trop duré. Il faut non seulement « punir » les criminels mais les éradiquer. M. Hollande, la sécurité du peuple est en jeu. Faites-le ! Envoyez nos forces… à Marseille !

Si encore les voyous se con­tentaient de se tuer entre eux, une balle dans la tête et une dans le cœur, fournissant ainsi une alternative à la surpopulation carcérale avant que d’aller présenter leurs con­doléances à la veuve en tenue de deuil… Mais les temps ont changé. Tout d’abord, les voyous ont chan­gé de calibre. Avec un fusil d’assaut type AK 47 (et ses dérivés), plus connu sous le nom de son inventeur, Mikhaïl Kalachnikov, qui serait milliardaire s’il avait touché des royalties sur sa fabrication – sous Staline, c’était assez mal vu… –, une balle perdue est vite ar­rivée.
Le 1er septembre dernier, deux ban­des rivales ont une « altercation » devant une boîte de nuit. Une fille qui aurait regardé un gars de la bande adverse, un gramme de shit vendu en territoire ennemi, peu im­porte. L’altercation n’a pas donné lieu à une bagarre, dont seuls les protagonistes risquaient de sortir vain­cus. Un gus a fait feu sur un grou­pe depuis une voiture. Bilan : trois blessés. Tous concernés peu ou prou par l’embrouille. Un coup de chance. Car la police a relevé 34 impacts de balles : 22 de kalachnikov et 12 de pistolet automatique 9 mm.
Ensuite, la vie d’un homme ne vaut plus rien. Moins qu’une cartou­che de cigarettes ou même qu’un simple paquet, moins qu’un téléphone portable, beaucoup moins bien sûr que le produit d’une seule journée du trafic de stupéfiants. On tire pour ne pas aller en prison – puisqu’on ne risque plus sa tête et que la perpétuité n’existe plus –, on tire parce que c’est un « rite de passage », pour devenir un vrai voyou, respecté, on tire parce qu’on tire. Et quand on ne tire pas, on surine. On plante.

Le diagnostic est correct, pas le remède
A Marseille, on retient le nom­bre de morts. Quinze depuis le dé­but de l’année, dont Jérémie La­brousse, égorgé – oui, égorgé ! –, at­taqué pour son téléphone portable et déjà oublié. On parle moins de la violence quotidienne. Elle est devenue banale. On ne parle pas de ce nœud qui serre la gorge, et le ven­tre, quand il faut sortir et que la nuit est déjà tombée, qu’on ne sait pas qui on va croiser, qu’on se sait pas si on reviendra, ou dans quel état.
Nous exagérons ? Hélas pas. C’est Jean-Claude Gaudin, maire depuis trois mandats soit depuis dix-huit ans, qui a demandé au mi­nistre de l’Intérieur de classer toute la ville en Zones de sécurité prioritaires (ZSP), suivi par Eugène Ca­selli, le président socialiste de Marseille Provence Métropole, tous deux envoyés aux pelotes par Ma­nuel Valls.
Est-ce que cela aurait changé quel­que chose ? Sans doute pas. Gaudin et Caselli le savent bien. Valls aussi. Tout cela est un jeu. Mor­bide. Chacun dans son rôle, à fai­re semblant de réclamer, à s’offusquer, à refuser… Plus de la moitié des habitants de Marseille habitent déjà dans des ZSP : 481 000 personnes sur les 860 000 que compte la ville. 184 km2 sont couverts par cette priorité sécuritaire sur une su­perficie totale de 240 km2.
Quand le ministère de l’Intérieur a annoncé, en novembre 2012, qu’une partie des quartiers Sud se­rait placée en ZSP – dans un délai d’un an… –, les quartiers Nord l’étant déjà avec les brillants résultats que l’on sait, la place Beauvau s’en était expliquée en livrant ce « diagnostic », selon le terme utilisé par le ministère de la Santé intérieu­re : « La délinquance des quartiers sud de Marseille est essentiellement caractérisée par le développement de l’économie souterraine, notamment des trafics de stupéfiants. On y observe également des phénomènes de bandes, qui se traduisent par des occupations agressives de la voie publique et des parties privatives des immeubles et, parfois, des règlements de compte entre bandes rivales. »

Des « opérations coup de poing » pour rien
D’où le remède de la ZSP, un « dispositif ciblé » qui « vise à agir sur des territoires qui présentent une criminalité durablement enracinée ». Le remède donc ? Des flics en plus. Sortis d’on ne sait où. Pris chez Paul pour être mis chez Mouloud sans doute, puisqu’on ne forme pas des policiers en quelques mois. Surtout que les ZSP reposent « sur la prise en compte des circonstances et des particularismes locaux », nous dit le ministère de l’Intérieur. Comme s’il y avait voyou et voyou. Celui qui mérite la taule et celui qui n’a besoin que d’une remontrance pour rentrer dans le bon chemin.
De temps en temps a lieu une opération « coup de poing » comme ces derniers jours à La Cayolle, une cité des quartiers Sud. Une « opération de très grande ampleur » a dit Ma­nuel Valls. Qui a permis d’appréhender… trois personnes ! Et de saisir « une petite quantité de cocaïne et cannabis. » Et des pneus non con­formes ? Quand flics, CRS, agents de l’Urssaf déboulent, ils ont le droit de fouiller les parties communes des immeubles. Et comme tout le monde sait qu’ils vont arriver, s’ils trouvent du haschisch, c’est vraiment parce que le mec était tellement fumé qu’il a oublié ce qu’il en avait fait.
Après quoi, ils font le ménage : ils enlèvent les voitures volées ou brûlées tandis que les offices HLM viennent voir ce que les habitants ont détruit et qu’il faut donc rénover ! Sans faire payer personne bien sûr ! Enfin vient la phase sociale : les travailleurs sociaux viennent, sous escorte policière, mettre en œu­vre des dispositifs « en terme d’emploi et d’éducation » ! En clair : plus c’est le boxon, plus il y a des chances d’attirer les poulets, plus il y a des tu­nes à récupérer…
Et puis Jérémie Labrousse, il n’est pas mort dans une ZSP. Il n’était pas complètement fou. Il se contentait d’aller chercher une amie à la gare. Il est mort dans le Ier arrondissement. Là où a eu lieu la fusillade devant la boîte de nuit. Il n’y a pas de ZSP dans le Ier. Il y a juste des voyous qui sortent de la ZSP où ils habitent peut-être pour al­ler faire leurs petites affaires en vil­le. Gagner des sous et les dépenser. Faire le mariole avec une plus grosse voiture que celui de la cité d’en face. Ça s’appelle les vases communicants. Les flics sont cantonnés à la ZSP, les voyous vont où ils veulent, quand ils veulent.

Samia Ghali se paie les « intellos-bobos »
A plusieurs reprises, Samia Gha­li (ci-contre), socialiste, maire des XIVe et XVe arrondissements (95 000 ha­bitants) et sénatrice, a demandé l’intervention de l’armée. « La vérité, a-t-elle expliqué dans « La Provence », en aout 2012, c’est qu’aujourd’hui le premier employeur des jeunes dans certaines cités, c’est le trafic de stupéfiants. Si rien ne bouge, on se dirige tout droit vers un système à l’américaine avec des gangs qui se font la guerre sur des territoires où la loi n’a plus court. […] Aujourd’hui, face aux engins de guerre utilisés par les ré­seaux, il n’y a que l’armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d’abord. Et puis pour bloquer l’accès des quartiers aux clients comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux. »
Et pour les branleurs, elle a ré­clamé la restauration d’une forme de service militaire. Coups de pom­pes quelque part obligatoires. Et laïcs, et gratuits. Et à l’électorat du PS parisien, elle a lancé : « Je ne supporte pas ces pseudo-gauchos-intellos-bo­bos qui vous disent que fumer un chichon ce n’est pas grave. Moi, j’ai grandi dans une cité, je sais ce que c’est que les dégâts de la drogue. »
Manuel Valls lui a répondu que c’était « hors de question ».
La semaine dernière, elle a re­mis ça. Les gens « en ont assez de la tchatche. Il y a eu un comité interministériel il y a un an. Et rien n’a changé ». « Si on n’a pas assez de policiers, pourquoi ne pas faire appel aux militaires comme on le fait déjà pour assurer la sécurité dans les gares, les aéroports ou les grands boulevards. Il faut trouver une solution. L’armée en est une. »
Même Christophe Barbier, le di­recteur de « L’Express », réclame que soit menée « une guerre totale » : « Une guerre, ça commence avec l’armée. […] Oui, il faut l’armée. » Mais il rétropédale aussitôt : « Pas pour tirer dans le tas bien sûr, pas pour canonner, non, il faut l’armée pour être dans les rues […] Il faut l’armée comme dans Vigipirate, pour rassurer d’une côté, et témoigner, regarder, surveiller de l’autre. » Et faire des photos et les envoyer à la famille ?

Au cinquantième voyou au tapis…
Faut-il faire intervenir l’armée ? La Constitution ne le permet pas, ex­plique-t-on au ministère de la Dé­fense, où l’on confond l’« état de siège » (article 36 de la Constitution) et l’« état d’urgence », lequel fut décrété par Jacques Chirac en 2005, lors des « émeutes du ramadan », dans vingt-cinq départements de métropole, dont tous ceux d’Ile-de-France. Il fut décrété, puis voté par les deux assemblées… mais jamais appliqué sérieusement.
Dans une poignée de quartiers, le couvre-feu fut décrété. Dans une poignée seulement, qui ne devaient pas excéder la demi-douzaine. Et surtout, les dispositions véritablement intéressantes ne furent pas utilisées : la possibilité de perquisitionner à toute heure du jour et de la nuit, et sans l’autorisation d’un juge… ; l’interdiction de séjour de toute personne – voire son assignation à résidence – « dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité ou l’ordre public » ; l’application de peines de prison à quiconque refuserait de se soumettre.
Il suffit même d’un petit décret de plus pour que la « juridiction mi­litaire », réputée – à tort ? ce serait l’occasion de le vérifier… – moins en­cline à la culture de l’excuse, pren­ne le relais de la justice civile et ait le pouvoir de « se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes ».
Pour Riposte laïque, Roger Heu­rtebise rappelait la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 régissant toujours l’état d’urgence : « L’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique. »
On peut penser que l’armée dispose des cartes d’état major de la ville de Marseille. Alors on déboule de partout, on encercle, on perquisitionne. Tout. Des caves aux gre­niers. Le moindre appartement. Chez les cailleras réputées telles et chez les autres, ceux de la Corni­che, ceux du Prado. On fouille tout. Ça prendra le temps que ça prendra. On fouille et on ratisse. Et on serre. Et on juge. Serré lundi, jugé mardi, envoyé casser des cailloux en Guyane mercredi.
Il y aura de la résistance ? Peut-être, et alors ? Des émeutes, ail­leurs, par solidarité ? Peut-être en­core, et alors ? Au premier voyou au tapis, les cités s’embraseront. Au dixième, elles auront la haine. Au cinquantième, elles iront gentiment faire dodo. Et elles respecteront la France. Pour longtemps. La schla­gue avec les faux caïds ça a toujours fonctionné et ça fonctionnera toujours.
Lionel Humbert dans Minute

Lu dans Minute à propos de l’origine de l’argent découvert sur le compte caché de Jérôme Cahuzac :

Minute« Par le scandale qu’il a provoqué, la machine a remonté le temps jusqu’en 1992, date à laquelle il a ouvert son fameux compte en Suisse. Court alors la rumeur que ce compte aurait pu être une caisse noire servant à financer certaines opérations politiques au profit de Michel Rocard… […] Dès l’été 1991, [Michel Rocard] installe sa garde rapprochée dans des bureaux parisiens, rue de Varenne, à deux pas de son nouveau domicile. Un luxe qui fait jaser. Dans l’entourage de Mitterrand, Michel Charasse, ministre du Budget jusqu’au 2 octobre 1992, se demande si les rocardiens n’auraient pas profité de leur passage au gouvernement pour se constituer un trésor de guerre. Et quand Rocard devient numéro un du PS en avril 1993, et dispose alors des locaux du parti rue de Solferino, les Renseignements généraux rédigent une note sur sa parenthèse dorée […] Les RG notent également que les baux de location ont été établis au nom d’une association de soutien à Rocard, Le coeur à l’ouvrage […].

Les rocardiens qui fréquentaient le QG de la rue de Varenne et l’appartement de la cité Vaneau – dont le financement demeure sujet à caution – sont toujours là : Yves Colmou, ancien trésorier de l’association Le coeur à l’ouvrage, l’homme influent qui aurait imposé Cahuzac comme ministre du Budget dans le gouvernement Ayrault. Ou Manuel Valls, qui a pris comme conseiller place Beauvau… Yves Colmou, nommé préfet hors-cadre le 16 janvier dernier. […] »

source Michel Janva

MinuteJacques Bompard est interrogé dans Minute. Extrait :

« A partir du moment où l’on dit que le mariage se justifie par ce mot vague, « amour », qui peut recouvrir tant de réalités, tant de beauté, mais aussi tant d’illusions, tant de perversités, alors il n’y a plus de barrière. Alors, comme Léon Blum, on peut ne pas « discerner ce que l’inceste a de proprement repoussant » (Du mariage 1937, page 82). Alors, comme Daniel Cohn-Bendit en 1975, on peut considérer que l’amour libre concerne aussi les enfants, quitte, plus tard, à avoir des remords d’avoir écrit cela. On peut aussi, comme au Brésil, marier trois personnes à la fois et, comme en Arabie saoudite, unir des enfants à des vieillards. On peut tout, puisque plus rien n’a de sens, puisque la société est privée de ses droits et la nature bafouée dans son équilibre. »

Christine Taubira

La polémique a éclaté début décembre quand Patrick Buisson a annoncé qu’il portait plainte contre Christiane Taubira pour « prise illégale d’intérêt ». Celui qui a été le principal conseiller de Sarkozy a accusé le garde des Sceaux d’avoir « menti » dans cette affaire. Elle semble bien « intouchable » la belle Christine.

Nous attendons la suite…

Source: Minute


« Dépoitraillées et voiles de religieuses en tête, les Femen – mais était-ce vraiment les Femen ? –, accompagnées de l’inévitable journaliste militante Caroline Fourest, se sont essayées à l’agit-prop provocatrice lors de la manif parisienne du 18 novembre. La poitrine décorée de slogans divers mais provocateurs – « Occupe-toi de ton cul », « Marie, marions-nous », « Saint-Esprit étroit », « Fuck Church », « In gay we trust » – elles se sont répandues parmi les manifestants catholiques, les aspergeant à l’aide d’extincteurs, marqués – on est prié de rire – « holy sperm » ou « Jesus sperm ». Agacés – c’est bien le moins puisqu’elles étaient là pour les provoquer?–, les manifestants ont réagi. Quelques claques sont même parties, rapidement contrôlées par les responsables du service d’ordre, demandant qu’on ne touche pas les provocatrices. Finalement refoulées, elles se sont donc enfuies, pour être embarquées par les forces de l’ordre. Et Ca­roline de courir ! On est loin de la description apocalyptique de la pauvre Fourest, habituée, il est vrai, des exagérations médiatiques, qui affirme : « Les filles ont pris des coups dans toutes les parties du corps. (…) J’ai été insultée et tabassée. » Bref ! une réaction brutale pour une « protestation pacifique et drôle » qui l’a conduite à porter plainte. La classe politique, comme de bien entendu, n’a pas tardé à réagir… Le secrétaire général du PS Harlem Désir a fustigé « la violence … [lire la suite]

Source: Olivier Figueras dans Minute


Jean-Marc Rouillan, ancien chef de l’organisation terroriste Action directe, se mobilise pour la libération de son ex-voisin de cellule, Georges Ibrahim Abdallah, présenté comme « prisonnier politique » de la France alors qu’il fut l’un des terroristes les plus recherchés d’Europe ! Et, en pleine période de crise, il appelle l’extrême gauche à se radicaliser ! Ça va durer longtemps, ces clowneries ?

Au 18 de la rue Gambetta, à Toulouse, à quelques centaines de mètres du Capito­le, se trouve la librairie Terra Nova. Un espace « al­ternatif » en forme de « librairie-café » où, bien sûr, le café est « équitable », les jus de fruits « bio » et la pâtisserie « algéroise ». Pieds-noirs s’abstenir : on est là dans un antre an­ticolonialiste et « anti-impérialiste » où la seule parole alternative est celle des gauchistes d’une ville dont la pierre rose se transforme ici en pavés du rouge le plus vif.
Mardi 30 octobre, en soirée, s’y est tenue la présentation d’un livre publié par les éditions Al Dante, ouvrage signé d’un « collectif international » accompagné d’une étoile rouge qui était la signature d’Action directe et sobrement titré

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