En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

libéralisme

L’extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les « partis de gouvernement » et la classe politique en général, au profit de mouvements d’un type nouveau, qu’on appelle « populistes », est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies. Le phénomène tend même à s’accélérer, comme l’a montré l’élection de Donald Trump, survenant quelques mois après le « Brexit » britannique. Continuer la lecture

Depuis longtemps je pense que le XXIe siècle ne sera pas la prolongation du XXe, mais un retour au XIXe. Deux guerres et une crise mondiales ont ouvert une parenthèse dans laquelle le communisme s’est engouffré. Là où il s’est imposé il a gelé des problèmes qui resurgiront plus tard, voyez les rivalités nationales en Europe orientale. Dans le monde, il a généré une géopolitique simpliste, l’opposition de deux blocs dotés de l’arme atomique et, pour l’essentiel, le gel des positions acquises.

La disparition de l’URSS fait naître le XXIe siècle et revenir le XIXe. La mondialisation reprend son cours. Comme autrefois la seconde révolution industrielle, la troisième fait naître des entreprises qui apportent la fortune à leurs créateurs. Les mouvements de capitaux retrouvent leur maximum (en pour cent du PIB). Les droits de l’homme et le devoir d’ingérence légitiment les interventions de type néocolonial comme autrefois la civilisation et le fardeau des « peuples supérieurs ». L’idéologie et les politiques libérales s’imposent presque partout. Les États-Unis qui les incarnent redeviennent la grande nation progressiste et la Russie la puissance conservatrice à l’est de l’Europe. Avec le Brexit le Royaume-Uni renoue le fil de son « splendide isolement » envers l’Europe, mais pas envers le monde. La France redécouvre les mêmes inquiétudes qu’autrefois face à une Allemagne réunifiée que deux défaites catastrophiques n’ont pas empêchée d’être le plus important État européen… Continuer la lecture

Connaissez-vous le « projet international de libération des droits sexuels » ? Marion Sigaut nous présente cette nouvelle « déclaration » promue par les élites mondialistes :

Retrouvez Marion Sigaut chez Kontre Kulture :

Source: E&R

Marc Crapez est chroniqueur du Figaro à Boulevard Voltaire en passant par Les Echos et Nouvelles de France. Il se définit lui même comme un politologue de droite. Pour TV Libertés, il propose un petit manuel de survie pour contrer définitivement la gauche. Sans langue de bois, il dénonce le racisme anti-blancs.

http://www.tvlibertes.com

France Monarchie

E&R Aquitaine et l’Action française Bordeaux invitent Alain Soral (président d’Égalité & Réconciliation), Marion Sigaut (historienne et écrivain) et Stéphane Blanchonnet (président du Comité Directeur de l’Action française) pour une conférence sur le thème : « France – Monarchie, remparts au libéralisme ? ».

Le samedi 1er juin 2013, à 19h.

Athénée Municipale de Bordeaux, Place Saint-Christoly

Entrée : 5 €. plus d’info ICI

bolkesteinPar Thierry Brun

La directive de libéralisation des services dite « Bolkestein », du nom de son auteur ultralibéral Fritz Bolkestein, n’est pas morte. Elle doit même faire l’objet d’une procédure législative en France d’ici le 28 décembre 2009. Depuis quelques semaines, le ministère des Finances, chargé de la transposition de cette directive et d’évaluer les exigences existantes, travaille sur ce dossier lourd de conséquences pour un secteur des services qui pèse 66 % du PIB européen et 75 % des emplois.

Fritz Bolkestein, celui par qui est arrivée la libéralisation des services

Les Etats membres de l’Union européenne ont en effet jusqu’au 28 décembre pour « évaluer pour chacune des exigences identifiées dans leur législation, si elle est non discriminatoire, justifiée par une raison d’intérêt général et proportionnée » (article 15 de la directive « révisée », relative aux services dans le marché intérieur, dite directive Bolkestein).

En pleine campagne pour les européennes, la discrétion est requise au gouvernement et à l’Elysée. Et les principaux candidats aux élections européennes, en particulier ceux de la majorité et du parti socialiste, se gardent bien de débattre sur ce terrain glissant de la libéralisation des services, d’autant plus que, lors de la campagne référendaire française de 2005, les partisans du oui au TCE ont laissé croire que celle-ci était « enterrée ». En vérité, une majorité a été trouvée (avec le PPE pour la droite et le Parti socialiste européenne, PSE, pour la gauche) pour consacrer la déréglementation de services publics en Europe ainsi que le dumping social.

Quel est le contenu de cette directive ? La directive Bolkestein a pour objectif de lever les obstacles à la libre circulation des services dans l’UE. Et après plus de deux ans d’intenses controverses, qui ont suscité un débat déterminant en faveur du non au traité constitutionnel européen lors du référendum de mai 2005, une directive « révisée » a finalement été adoptée en deuxième lecture par le Conseil européen (seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues) en décembre 2006.

La version actuellement en cours de transposition n’est pas moins dangereuse que l’original. Si l’on se souvient de la controverse sur le « principe du pays d’origine » et des objectifs de libéralisation des services publics, la version actuelle de la directive, principal outil de mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne, consacre le principe de « libre prestation de services », une des dispositions du traité de Rome, et le champ d’application concerne bien les services publics, du moins les « services d’intérêt économique général » (SIEG), c’est-à-dire les transports, les services postaux, l’approvisionnement en eau, l’électricité, le traitement des déchets, etc. Auxquels il faut ajouter les services aux entreprises, les services fournis à la fois aux entreprises et aux consommateurs.

Cette directive, entérine la mise en concurrence des salariés et le nivellement de la protection sociale par le bas, et applique à la lettre le principe de la concurrence « libre et non faussée », fondement que l’on retrouve dans le Traité de Lisbonne dans un Protocole, partie intégrante du Traité, qui stipule : le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 […] comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ».
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OFRBS-G20-REUNION-20090313Par Jean-Claude Paye

Première opération internationale d’envergure de l’administration Obama, le sommet du G20 à Londres consacre la domination globale de la finance anglo-saxonne. Deux décisions importantes ont été prises : l’augmentation des moyens du FMI et de la banque mondiale, et la « suppression du secret bancaire ». Jean-Claude Paye observe que cette nouvelle règlementation -qui vise en réalité à rabattre l’argent vers les États-Unis- profite aux structures légales anglo-saxonnes de blanchiment : les trusts et les LLC.

D’une part, le G20 a présenté un programme de 1 100 milliards de dollars destiné à soutenir le crédit. L’essentiel a consisté à augmenter les moyens du FMI. Cependant, aucun plan de relance global coordonné n’est annoncé.
D’autre part, les 5 000 milliards de dollars annoncés ne sont rien d’autre que la somme des plans nationaux, c’est à dire une agrégation de mesures différentes. De simples prêts ou des garanties sont comptabilisés. Il y a, à la fois, des dépenses publiques, qui relèvent de la relance et des mesures de baisse des impôts, qui, elles ne se traduisent pas automatiquement par une augmentation de la consommation des ménages, mais plutôt par une hausse de la valeur des actifs financiers.
Comme dans l’ensemble des politiques économiques nationales, l’objectif n’est pas d’entraîner une relance de la machine économique par une augmentation de la demande des ménages, mais de promouvoir une redistribution des revenus, principalement vers le secteur bancaire. Ce processus s’accompagne d’une hiérarchisation accrue du système financier international.

Un révélateur des rapports de forces mondiaux
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sac-tout-devient-poss.jpgL’UMP, union de la droite et du centre réalisée en 2002, pour former la « majorité présidentielle » n’a pas encore réussi à faire émerger une pensée économique clairement identifiable. « Nous avons un fonds commun : on croit évidemment à l’économie de marché », admet Hervé Mariton, député de la Drôme et membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

La cohabitation de sensibilités allant des « gaullistes historiques », nostalgiques d’un Etat fort, aux ultralibéraux partisans de la déréglementation à tous crins, a produit une sorte de congrégation hybride. Sa principale caractéristique est que, quelle que soit la proposition formulée, il n’y a plus personne qui soit vraiment contre.

Suite

philippe.pngL’actuel débat sur le pouvoir d’achat nous permet d’assister au spectacle lassant des pompiers pyromanes. Comme à son habitude, la classe politique, directement responsable de ce désastre social, se pique nous expliquer ce qu’il convient de faire. Ses résultats que même l’Insee avec ses chiffres truqués n’arrive plus à camoufler, devraient pourtant inciter nos élites à davantage de modestie.

Plus d’Europe c’est moins d’euros

Lorsque, par la volonté politique de nos gouvernants, les entreprises sont soumises à une concurrence étrangère débridée sur leur propre marché intérieur ou sur un marché européen ouvert à tous les vents, les salaires sont mécaniquement tirés vers le bas. Il en est de même pour les entreprises qui se tuent à exporter et voient leurs marges laminées par les taux de change scandaleusement déséquilibrés du fait de l’action néfaste de la BCE : les salaires se payent dans un euro abusivement fort alors que les exportations sont réglées en dollar artificiellement faible.

Plus d’immigration c’est moins de rémunération

Sur le front du travail, une politique d’immigration continue à être méticuleusement organisée dans de nombreux secteurs pour satisfaire un certain patronat. Elle a pour effet direct l’injection d’une offre de main d’œuvre à faible prétention salariale. Ce dumping à l’embauche désamorce à l’avance toute velléité de revalorisation du travail. Continuer la lecture

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