En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Laîcité

Le 24 octobre, Alain Juppé a planché sur le thème «Comment la République peut entretenir et développer la citoyenneté ?» face aux franc-maçons du Grand Orient de France (GODF), une Tenue Blanche Fermée (réservée aux initiés). Il a évoqué son projet de création d’un Code de la laïcité.

Dans sa conclusion, le Grand Maître Christophe Habas a déclaré :

La République souffre quand la Société est fragmentée, ce qui rend l’électorat sensible aux sirènes boulangistes de l’extrême droite.»

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Après l’actualité dramatique de l’été (le massacre de Nice ; l’exécution du Père Hamel sur l’autel de son église en plein office ; l’affaire du burkini et la réaction des Corses, etc), le Président du PDF revient sur l’islamisme, conséquence directe d’une immigration incontrôlée, comme en témoigne le chiffre record de clandestins atteint dans la « Jungle de Calais ».
Réaffirmant que ce n’est la laïcité, bouclier en carton face à l’Islam, qui parviendra à mettre fin à ce cycle infernal, mais bel et bien la réaffirmation des valeurs chrétiennes d’une Europe et d’une France multiséculaires, Carl Lang a appelé au réarmement moral et physique des Français, notamment par la création d’une Garde Nationale Civile.

Monsieur le Premier Ministre,

J’ai attendu avec patience la fin des trois jours de deuil national pour vous envoyer cette lettre, car je ne voulais pas vous donner l’occasion de m’insulter, comme vous avez l’habitude de le faire depuis des mois, en accusant les français de droite de ne pas aimer leur pays.

Si comme la totalité de mes amis, je suis pour l’UNION SACREE face aux tueurs islamistes, je crois n’avoir aucune obligation d’obtempérer à vos ordres, car vous faites partie des hommes du gouvernement qui sont responsables de la situation désastreuse dans laquelle se trouve notre pays.

En effet, c’est votre politique laxistesectaire, et antichrétienne qui a fait des enfants de France des APATRIDES, non seulement ceux venus de l’immigration, mais aussi ceux nés ici, de parents et de grands-parents “Français de souche”… terme qui ne vous plait pas.

Faisant suite aux décisions suicidaires de M. Sarkozy, vous avez, avec entrain, continué à démolir l’armée française, et à vendre ses biens… tout en lui demandant de plus en plus d’efforts… pour en arriver à déclarer la guerre à un ennemi… que vous n’avez même pas le courage de nommer sciemment. Pas d’amalgame dites-vous en ne prenant d’ailleurs que des demi-mesures, car les annonces ronflantes du Président de la République quant au renforcement de nos armées, de la police, de la douane, etc… ne sera en fait réalisable que dans les mois, voir les années qui viennent. Continuer la lecture

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce dans son article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre établi par la loi. » Puis, un peu plus d’un siècle plus tard, la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État dans son article 1er déclare : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes … » Continuer la lecture

Le député socialiste Razzy Hammadi est revenu sur la lâcheté et les petits arrangements des élus locaux de la gauche plurielle, qui font construire sur leurs territoires des mosquées en échange du vote des communautés musulmanes.
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• Une semaine après les attentats, le système répressif se met en place. Mais pas contre les auteurs potentiels d’attentats, mais contre ceux qui en dénoncent les causes ! En France, on défile pour la liberté d’expression, mais surtout on l’encadre…
• Bruno Mégret, ancien député européen et Président du MNR  nous livre ses impressions sur, je cite, « la plus grande opération d’endoctrinement des masses » jamais conduite en France. Une parole rare, trop rare et d’autant plus remarquable.
• Face à la vague de sympathie à l’égard des terroristes qui submerge les collèges et lycées de France, Najat Vallaud-Belkacem a la solution : de la laïcité, plus de laïcité, encore de la laïcité. Qu’on se dise dans les chaumière, l’éducation nationale sera une fabrique de crétins, oui, mais de crétins laïcs !
• Immigration-colonisation. En Allemagne, les manifestations de PEGIDA, die Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes, prennent de l’ampleur à chaque édition. Les autorités civiles et religieuses ont beau éteindre l’éclairage publique… rien n’arrête le mouvement qui s’exporte en France et en Espagne.
• Viktor Orban participait à la manifestation obligatoire de dimanche dernier, mais il n’était pas à l’unisson avec le « vivre-ensemble » de rigueur. Tout au contraire, il demande à l’Europe de fermer ses frontières à l’immigration parce que, je cite, « elle ne fait qu’apporter des troubles et des menaces aux peuples européens ». Voilà qui n’es pas politiquement correct…
• Russie… On nous l’annonçait mourante, agonisante avec un rouble qui ne valait plus rien, isolée sur la scène internationale… Dîtes vous bien que si on ne vous en parle plus dans les médias dominants, c’est que le scénario originel a du plomb dans l’aile et que la réalité est toute autre…

et, pour finir, les prochains rendez-vous du Parti de la France, son actualité et l’élection législative partielle dans le Doubs, avec une interview d’Alde Vinci qui portera, avec Christophe Devillers, nos couleurs les 1er et 8 février prochain.

Congres

Le programme complet ICI

Syrie

Alors que l’on a souvent souligné le caractère « séculier » des soulèvements arabes de 2011, du moins avant que les mouvements islamistes n’en apparaissent comme les principaux bénéficiaires électoraux, la religion est rapidement apparue comme une composante importante des mouvements de protestation observés en Syrie depuis le mois de mars. En témoignent notamment la récurrence des slogans religieux, la visibilité acquise par certains hommes de religion durant les événements, et la concentration des manifestations dans et autour des mosquées, seuls espaces publics relativement épargnés par le maillage sécuritaire.

Une telle prégnance du référent islamique est a priori susceptible de conférer un rôle majeur aux représentants de la mouvance islamique, c’est-à-dire les mouvements islamistes d’opposition, d’une part, et les oulémas (« savants », spécialistes des sciences religieuses), d’autre part. Sans être négligeable, ce rôle est toutefois contraint par l’histoire et en particulier par les conséquences des politiques ultra-répressives menées par le régime baasiste contre l’islam politique. De tradition laïque, ce régime s’est montré d’autant plus hostile aux islamistes que ses principaux dirigeants, à commencer par la famille Assad, étaient issus de la minorité alaouite, perçue comme hétérodoxe par une bonne partie de la majorité sunnite.bass islam syrie

Fondés à l’indépendance en 1946, les Frères musulmans syriens font leurs modestes débuts dans un contexte de démocratie parlementaire. En 1963, le coup d’État du Baas met un terme définitif à cette phase d’expériences démocratiques. Radicalement hostile aux islamistes, le nouveau régime socialiste et laïcisant les contraint à la clandestinité ou à l’exil. Dans les années 1970, toutefois, les Frères profitent de la popularité croissante du référent religieux parmi la jeunesse pour reconstruire discrètement leurs forces. Cette montée en puissance va de pair avec l’affirmation de l’Avant-garde combattante, une organisation islamiste dissidente prônant l’action armée. En 1979, ses militants lancent une vaste campagne d’assassinats et d’attentats à la bombe, tandis qu’un soulèvement populaire émerge dans les villes du Nord. Le régime y opposera une réponse militaire qui culmine en 1982 avec le siège de la ville de Hama et le massacre de milliers de ses habitants. Totalement éradiqués à l’intérieur du pays, les Frères Musulmans seront réduits, jusqu’à ce jour, au statut de parti d’exilés. Dès lors, les oulémas (« savants », spécialistes des sciences religieuses) constitueront les seules voix de la mouvance islamique en Syrie.

Durant les années 1960, la radicalisation gauchiste du Baas avait été à l’origine de plusieurs crises entre le régime et le clergé, dont certains membres avaient été emprisonnés pour avoir critique l’« athéisme » de l’équipe dirigeante. Suite à son coup d’état de 1970, le général Hafez el-Assad adopte une approche plus pragmatique, affichant même quelques signes de piété. La décennie est donc caractérisée par un processus de relative détente que vient toutefois interrompre l’insurrection armée entamée en 1979.

Après 1980, face à un mouvement de réislamisation sociale qu’il ne peut empêcher, le régime prend graduellement conscience que la répression de l’islam politique doit s’accompagner d’une relative tolérance à l’égard des activités éducatives islamiques, du moins lorsqu’elles sont menées par des partenaires sûrs. La décennie qui suit l’insurrection voit donc apparaître de nouveaux instituts supérieurs islamiques tels que la Fondation Abu al-Nur, établie par le Grand Mufti Ahmad Kaftaro. C’est à la même époque que le régime noue une alliance de longue durée avec le Dr Said Ramadan al-Buti, doyen de la faculté de Charia de Damas et essayiste à succès. Sur le plan des idées, l’intéressé se situe aux antipodes du parti au pouvoir puisqu’il est radicalement hostile au nationalisme et au socialisme, principales composantes du baasisme. Toutefois, au nom d’une lecture ultra-conservatrice de la théologie politique sunnite, al-Buti prône l’obéissance au pouvoir en place, la tyrannie étant jugée préférable au risque d’anarchie.

La stratégie d’al-Buti repose aussi à la fitna (« discorde ») mais aussi sur l’idée que le dialogue avec le pouvoir permettra à terme la satisfaction des revendications du clergé. De fait, à partir des années 1990, le régime libéralise progressivement sa politique religieuse en levant certaines restrictions pesant sur les pratiques cultuelles (célébration de l’anniversaire du Prophète, port du voile à l’école), en autorisant le retour d’oulémas exilés ou encore, au milieu des années 2000, en tolérant un véritable bourgeonnement des associations de bienfaisance et écoles secondaires islamiques. Ces évolutions s’opèrent notamment au bénéfice de Jamaat Zayd (« le groupe de Zayd »), un influent mouvement de prédication dont l’action se concentre sur l’éducation religieuse des étudiants de l’enseignement séculier dans le cadre de cercles d’études informels organisés dans les mosquées. Contrains à l’exil durant l’insurrection de 1979-1982, les dirigeants de ce groupe reviennent en Syrie au milieu des années 1990. Établissant des relations avec le régime, ils n’en conservent pas moins une certaine indépendance de ton et seront toujours perçus avec méfiance par les autorités.

Une telle stratégie, imposée au régime par la nécessité de resserrer les liens avec l’opinion religieuse dans un contexte de tensions régionales (invasion de l’Irak, crise libanaise), aura pour effet non désiré de donner aux oulémas une assurance nouvelle qui les conduit à s’en prendre aux éléments laïcistes dominant les ministères de l’Information et de l’Éducation. En 2008, le retour en grâce de la Syrie sur la scène internationale après plusieurs années d’isolement permet au pouvoir de faire volte face et de revenir à des politiques beaucoup plus strictes vis-à-vis de la mouvance islamique. Tandis que sont nationalisées certaines institutions religieuses demeurées privées, est lancée une campagne de « re-laïcisation » qui se traduit notamment par l’interdiction du port du voile facial (niqab) au sein du corps enseignant et dans les universités.

À la veille du soulèvement de 2011, les relations entre le régime et l’élite religieuse s’étaient également tendues en raison des activités missionnaires chiites dans le pays. L’alliance du régime baasiste avec le chiisme duodécimain débute avec l’arrivée au pouvoir de Hafez al-Assad en 1970. Premier président non sunnite de l’histoire syrienne, le nouveau chef de l’État cherche à faire reconnaître sa communauté alaouite comme une branche du chiisme et, partant, de l’oumma musulmane. Cette fatwa, il l’obtiendra de clercs chiites duodécimains étrangers alliés au régime syrien pour des raisons politiques : l’opposant irakien Hassan al-Chirazi et Musa al-Sadr, fondateur du mouvement libanais Amal. Surtout, après 1979, Damas nouera une alliance stratégique avec la République Islamique d’Iran et son extension libanaise, le Hezbollah.

Profitant de leurs relations étroites avec le régime syrien, des réseaux religieux chiites étrangers établissent des séminaires dans la banlieue damascène de Sayyida Zaynab et reconstruisent selon le style persan des sites de pèlerinage chiites dans le pays. Certains animateurs de ces réseaux ne cachent guère leur volonté d’utiliser leurs têtes de pont syriennes pour engranger des conversions au chiisme parmi la majorité sunnite du pays. Ils ne rencontrent guère de succès mais un certain nombre d’exceptions frappent les imaginations. Au milieu des années 2000, les rumeurs de « chiisation » massive trouvent un terreau favorable dans un contexte de guerre civile sunnito-chiite en Irak et de fortes tensions confessionnelles au Liban.

La dégradation des relations entre régime et oulémas à la fin de la dernière décennie a été partiellement compensée par les conséquences de la libéralisation économique menée par Bachar el-Assad après son accession au pouvoir en 2000. Il a souvent été dit que cette évolution avait surtout profité à une poignée d’hommes d’affaires proches du président, dont le plus connu est son cousin Rami Makhluf. En réalité, l’abandon du socialisme a aussi contribué, dans des proportions certes plus modestes, à l’enrichissement d’une catégorie plus large d’entrepreneurs moyens. Or, c’est de leur alliance avec ces derniers que les oulémas syriens ont traditionnellement tiré les ressources financières de leurs séminaires et associations de bienfaisance. Ces ressources augmenteront donc considérablement à la faveur de la libéralisation économique et des conséquences du boom pétrolier de 2003. Ce même contexte voit également l’ouverture en Syrie de banques islamiques, qui recrutent des oulémas au sein de leur comité de supervision. Ces transformations économiques ont donc rapproché l’élite religieuse syrienne des milieux d’affaires et, par leur intermédiaire, de l’establishment politico-militaire.

Traversée par ces dynamiques contradictoires, la mouvance islamique syrienne abordera la crise de 2011 en rangs dispersés. Si les Frères Musulmans et autres militants islamistes soutiennent le soulèvement avec enthousiasme, les oulémas sont profondément divisés. Ayant largement bénéficié du régime en place, ses alliés historiques comme Sa‘id Ramadan al-Buti et le Grand Mufti Ahmad Hassun demeurent loyaux.

En face, les « oulémas révolutionnaires » émergent surtout dans les villes périphériques insurgées telles que Der‘a, dans le Sud, ou Banyas, sur la côte. À Damas et Alep, certaines figures religieuses respectées adressent de sévères critiques au régime. Dans la capitale, les protestataires se pressent ainsi pour assister aux sermons des cheikhs Oussama al-Rifa‘i et Krayyim Rajih, dont les mosquées sont le théâtres de manifestations régulières. S’ils n’appellent pas ouvertement au renversement du pouvoir, ces prêcheurs n’en rejettent pas moins la rhétorique officielle des « bandes armées » commandées par l’étranger, défendent la légitimité des revendications démocratiques et tiennent l’appareil de sécurité pour responsable des violences. Il n’est guère étonnant que ce défi émane d’anciens ennemis du régime ne s’étant réconciliés avec ce dernier que sur le tard et de manière équivoque.

Pendant cinq mois, le pouvoir ne sait comment réagir face aux prêcheurs rebelles. Craignant les conséquences d’un affrontement ouvert, il recourt, sans succès, à divers moyens de séduction et de pression. C’est pendant le mois de Ramadan (août 2011) que les autorités sortent de leurs atermoiements : les oulémas contestataires ayant fustigé l’envoi des chars dans les villes de Hama et Deir ez-Zor, ils sont interdits de prêche, menacés et, pour l’un d’entre eux, physiquement agressés par les chabbiha, des voyous à la solde du pouvoir.

Ces événements constitueront un tournant de la première année du soulèvement. Dominait jusqu’alors l’idée que le pouvoir n’oserait pas se confronter aux oulémas contestataires par crainte de la réaction populaire. Par conséquent, suite à l’agression perpétrée contre al-Rifa‘i, certains prédisent des manifestations-monstres qui emporteront le régime. Or, si les habitants des banlieues populaires de Damas manifestent en nombre, les quartiers centraux de la capitale ne se mobilisent guère. Or, c’est dans ces quartiers relativement aisés que la victime compte la plupart de ses nombreux adeptes. Les proches disciples d’al-Rifa‘i ne cachent pas leur rancœur face à l’inaction de ceux qui, la veille encore, donnaient du baisemain à leur guide spirituel.

Ce que révèlent ces événements, c’est l’importance du facteur socio-économique dans le soulèvement actuel. Ce dernier est dans une large mesure celui des perdants de l’abandon du socialisme : ruraux et rurbains délaissés par un État qui, par le passé, se targuait de défendre leur intérêts, et habitants des ceintures de pauvreté des grandes villes. C’est au camp des bénéficiaires de l’économie de marché qu’appartiennent les grands oulémas. Par conséquent, même si leurs convictions et l’influence de leurs disciples politisés ont poussé certains d’entre eux à prendre le parti de l’opposition, ils ont dû prendre acte de la tiédeur du soutien que leur adressaient ces citadins aisés qui sont à la fois leurs fidèles et leurs bailleurs de fonds. Par là-même, ils ont pu apprécier à leurs dépens la fragilité faut-il dire l’inexistence, du sentiment communautaire sunnite.

Thomas Pierret


Le Colloque pour la Vie organisé à Biarritz il y a quelques jours par Mgr Aillet a connu un traitement assez similaire à celui de la manifestation du 18 novembre organisée par CIVITAS contre le projet de loi dénaturant le mariage et la parenté. Voilà qui n’est pas un détail et qui mériterait l’attention de tous les catholiques de France.

Dans les deux cas, ces événements ont fait l’objet de provocations haineuses de la part de milieux unis par un antichristianisme primaire et viscéral qui s’accompagne d’une volonté explicite de subvertir la famille et la moralité. « Aillet, occupe-toi de ton c… », « God save the gouine », « Oui, oui, oui, à la sodomie, non, non, non, à l’inquisition ! », tels étaient les slogans de Biarritz. Parmi les porteurs de cette dernière pancarte, des hommes travestis en religieuses et des femmes affublées de cornes de diable. De quoi nous rappeler l’attaque des FEMEN dénudées, coiffe de religieuse sur la tête et inscriptions pornographiques et blasphématoires sur le corps.

Le second point commun entre ces deux événements, c’est leur traitement médiatique. Dans les deux cas, les médias n’ont que peu évoqué la réussite de mobilisation de ces événements. Quasiment tous les gros médias ont préféré, dans un cas comme dans l’autre, insister essentiellement sur les contre-manifestations, faisant la part belle aux agitateurs.

Troisième point commun : les propos de parlementaires socialistes à l’égard de ces événements. A propos de ce colloque pour la Vie, le député PS présent, Sylviane Alaux, parlait à la presse « de provocation pure et simple ». De quoi ici aussi nous souvenir des propos insultants tenus par différents ministres et parlementaires socialistes à l’égard de la manifestation du 18 novembre et de ces 20.000 participants. Et, bien sûr, jamais la moindre condamnation des provocations antichrétiennes pourtant incontestables. On se souviendra pourtant que la même famille socialiste n’avait pas manqué de dénoncer les « provocations » lorsque l’actualité s’était arrêtée sur une obscure bande-annonce -circulant uniquement sur internet- d’un film se moquant de Mahomet ou sur une caricature blessante pour les musulmans publiée dans Charlie Hebdo. Le parti socialiste confirme ainsi ce que beaucoup savaient déjà : au nom de la laïcité républicaine, il s’émeut de toute « islamophobie » tout en applaudissant chaque démonstration de « christianophobie ».

Pour les fondamentalistes de la laïcité, l’ennemi c’est le christianisme. Il est essentiel que chaque catholique en prenne conscience.

Alain Escada,
président de Civitas


Le candidat Hollande ne nous l’avait point dit. A peine élu, le président Hollande n’a pu s’empêcher d’en faire sa première proclamation et son prioritaire engagement.

Il s’est fait élire en invoquant le triomphe du Front populaire en 1936 et la victoire électorale du socialiste Mitterrand en 1981.

Il n’avait pas parlé des lois républicaines de 1881 et 1882.

Mais à peine élu, il nous a révélé que pour lui « les vraies étapes, les plus sûrs repères de la marche du temps, ce sont les lois ».

Et de même, il s’était présenté sous le patronage de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand.

Il n’avait pas mentionné Jules Ferry, auteur des lois de guerre civile qui ont asphyxié la France.

Devant la statue de Jules Ferry, il a salué « la plus belle de nos ambitions nationales » : l’école de la République, qui est devenue l’école de la laïcité.

Mardi dernier, et encore jeudi, l’autre quotidien catholique parisien s’efforce de rassurer ses lecteurs plutôt que de les mettre en garde.

Le mardi 22 mai, ce fut une page entière très apaisante, intitulée : « Comment François Hollande pratiquait la laïcité en Corrèze ». Tous les témoignages recueillis sont admirablement concordants sur la réserve, la discrétion du futur président à l’égard des questions religieuses :

« Il respecte toutes les religions, sans en favoriser aucune, mais il respecte aussi la laïcité. »

« Il se montre aimable, avec toujours cet humour qu’on lui connaît. Mais très prudent, distant même. »

« On ne se souvient pas d’un seul discours dans lequel il ait souligné ne serait-ce que l’effort culturel ou social de l’Eglise catholique. »

« Il a toujours strictement appliqué la loi Debré, versant le même forfait aux élèves du privé qu’à ceux du public. »

« Il n’a jamais versé dans une posture de combat. »

« Son registre, c’est plutôt celui de l’humanisme, de la tolérance. »

Ce fut en somme le ton de sa campagne présidentielle. Il avait cependant, lors de son discours du Bourget, lâché une allusion à « la démocratie, plus forte que les religions », mais il s’en était fait excuser par une démarche de son avocat auprès de « l’épiscopat », qui d’ailleurs n’a eu aucune suite connue. Il y eut aussi quelques allusions classiques à la « laïcité ». Mais personne ne pressentait vraiment, chez François Hollande, la férocité criminelle du franc-maçon Jules Ferry à l’égard du catholicisme jusqu’à ce que ce soit François Hollande lui-même qui aille la donner en exemple et la prendre pour règle.

Et le jeudi 24, La Croix y revient, cette fois en y mettant deux pages et un éditorial, autour d’une déclaration d’Eric de Labarre, « secrétaire général de l’enseignement catholique », qui « manifeste son intention de travailler “de façon positive” avec le nouveau gouvernement ». Peut-être n’a-t-il pas entendu le discours d’hommage à Jules Ferry, peut-être ignore-t-il qui pouvait bien être ce personnage. Avoir réalisé le cercle carré d’une école « catholique non confessionnelle » était déjà une performance. Il se dit prêt à faire mieux encore.

Le terme abstrait de « laïcité », j’ai déjà eu l’occasion de le rappeler, n’a jamais appartenu au vocabulaire de la philosophie chrétienne ni à celui de la théologie catholique jusqu’à la déclaration de Pie XII sur « la saine et légitime laïcité ». C’était de sa part une annexion audacieuse mais sans doute un peu imprudente. Dans tout l’univers catholique on se mit à parler joyeusement de la laïcité comme d’une notion « saine et légitime », sans s’apercevoir que Pie XII avait précisé : « la saine et légitime laïcité de l’Etat ». Or la laïcité républicaine est, en outre, la laïcité de l’école. La laïcité de l’Etat, cela veut dire que normalement les dirigeants politiques ne sont pas les évêques et que les préfets ne sont pas les curés. Mais la laïcité de l’école veut dire l’école sans Dieu : l’école ayant bâti, génération après génération, une société temporelle qui a de plus en plus exclu Jésus de l’espace public et de l’éducation nationale. Le président Hollande, en allant religieusement vénérer Jules Ferry, ne s’est pas trompé d’adresse.

Et cependant, le président Hollande a bien l’air de quelqu’un qui ne nous dit pas tout sur son dessein profond. Car il est encore en campagne électorale : il lui faut gagner aussi les législatives de juin. Quand ce sera fait, il nous en dira davantage encore sur sa laïcité.

JEAN MADIRAN

Article extrait du journal PRESENT n° 7608
du Vendredi 25 mai 2012

… Mais il y a polémique pour l’acquisition d’une statue de la Sainte Vierge.

Source: Contre-info.com

Reposant sur un socle où figure l’inscription « Notre-Dame-du-Léman veille sur tes enfants », la statue a été acquise la semaine dernière pour 23.700 euros HT par la commune de Publier (Haute-Savoie). Cette dépense a provoqué l’indignation des bobos du PS et des laïcards fanatiques qui dénoncent une « entorse à la (ndlr : « sainte ») laïcité ».

TF1 News : Dans une lettre ouverte au maire, la première secrétaire du parti socialiste de Haute-Savoie, Claire Donzel a jugé que cette acquisition sur derniers publics ainsi que son implantation sur un terrain communal « ont de quoi choquer tout citoyen français en ce qu’elles représentent à double titre une entorse à la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat« . De son côté, la Fédération départementale de la Libre Pensée (sic) a demandé dans un communiqué au maire de Publier « de prendre toutes dispositions pour faire procéder à l’enlèvement de la voie Vierge qui est un symbole de la religion catholique ». Les Libres penseurs évoquent en outre d’éventuelles actions « y compris sur le terrain administratif et juridictionnel » pour contrer « cette entorse à la laïcité ».



Contacté à plusieurs reprises depuis vendredi, le maire de Publier, Gaston Lacroix (divers gauche), n’a pas donné suite aux appels de l’AFP. « C’est une oeuvre d’art. Cette vierge est un repère dans une société qui n’en a plus« , avait-il déclaré au Dauphiné Libéré. Un habitant de Publier, Jean-Christophe Bernaz, a déclaré de son côté qu’il déposerait un recours devant le tribunal administratif contre la décision du maire. Il la juge contraire à la loi de 1905 et réalisée sans appel d’offres. « C’est une grave bêtise. Si des maires commencent à planter des vierges partout, où va-t-on ? »,a interrogé ce promoteur immobilier, par ailleurs membre de l’UMP.

merci la république  maçonnique !

burqa5« Je suis totalement d’accord avec le discours du président Obama, y compris sur la question du voile », a expliqué le président Sarkozy, samedi 6 juin à Caen.

Dans un discours sur l’islam prononcé au Caire deux jours plus tôt, M. Obama, se prenant pour leur chef, avait dit qu’ « il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant ce qu’une musulmane devrait porter ».

Plus obamaniaque que lui tu meurs!

M. Sarkozy s’est en outre vanté d’avoir beaucoup fait lorsqu’il était ministre de l’intérieur « pour que les musulmans puissent vivre leur foi comme n’importe quelle religion ». Or en l’espèce chacun mesure que le port du voile n’est pas le signe d’un pratique pieuse mais un signe de conquête politique. Il est pour les occidentaux le signe d’un statut inférieur de la femme ce qui est inacceptable.

Sarkozy légitime le voile dans les entreprise ou même le port de la burqa

L’entourage de Nicolas Sarkozy conscient que cette déclaration irresponsable du Président de la République ouvre la voie à m’importe quoi (comme par exemple le voile dans les entreprises, la burqa, le burqini et autres farfeluteries vestimentaires dans les lieux publics ), a tenu à préciser immédiatement : « Il est bien évident que le président de la République n’est pas pour le port du voile à l’école. C’est ce qu’impose la loi. »

Une déclaration identicide

Avec les mosquées qui se construisent tous les jours avec de l’argent public, avec la discrimination islamophile qui se met en place, cette déclaration prouve la direction identicide que nous invite à emprunter Sarkozy.

obama22Source: le Salon Beige

G Mardi, Barack Hussein Obama tenait un discours à la Georgetown University, l’université jésuite de Washington, et la plus vieille université “catholique” des États-Unis. Obama a prononcé son discours dans le Gaston Hall dont l’arcade est ornée d’une peinture montrant des allégories de la Moralité, de la Foi et du Patriotisme, et de la devise en lettre d’or des jésuites : «Ad majorem Dei Gloriam». Les orateurs se tiennent devant un panneau en forme de façade de temple grec et portant, en lettres d’or également, le monogramme du Christ IHS (avec une Croix surmontant le H). Sur ordre de la Maison Blanche, ce panneau fut recouvert de tissu pour dissimuler le monogramme comme furent recouverts tout signes ou symboles “connotant” la religion catholique !

MJ

julien-sanchezPlusieurs journaux locaux Seine-et-Marnais ont annoncé la semaine dernière le projet de construction d’un groupe scolaire islamique à Chelles sur un terrain PUBLIC.

Julien SANCHEZ, membre du Comité Central du FN, et responsable du Front dans cette circonscription, a écrit le jour-même au Maire (PS) de la ville afin d’obtenir des explications sur le non-respect ou pas de la laïcité.

La réponse du Maire ne le satisfaisant pas, Julien SANCHEZ a immédiatement lancé un tract pétition et un site Internet (http://www.ecole-musulmane-chelles.fr)
Il annonce également plusieurs actions et vous appelle à y participer, notamment en signant la pétition en ligne.

olivier_carer8Par Olivier Carer

Symbole de rupture avec la pratique institutionnelle, la participation du Chef de l’Etat au repas du Crif scelle symboliquement la reconnaissance des communautés comme mode d’organisation des minorités en France. Dans le même temps, menaces à l’appui, le même Nicolas Sarkozy exhorte dans ses discours sur la diversité les Franciens au métissage en ironisant sur la « consanguinité » qui, selon lui, les guetterait. Refusant de nous laisser enfermer dans les deux mâchoires d’un étau qui veut broyer notre nation, contre un tel président, nous appelons à une révolution française.

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas. Cette année encore, le Président de la République se rendra au dîner du Crif. Cette démarche apparaîtra anodine aux yeux de la plupart de nos compatriotes. Les antisionistes épidermiques y verront la preuve d’un soutien politique insupportable à l’Etat d’Israël, d’autant que le déplacement politico-mondain est annoncé par le Président lui même en marge d’une conférence internationale sur Gaza.

Au-delà de cette grille d’analyse factuelle et des affections particulières dont Nicolas Sarkozy n’a jamais fait mystère, la participation du Chef de l’Etat à ce type de manifestation constitue, au moins symboliquement, une inflexion très nette de la pratique institutionnelle ; en filigrane, transparaît en effet derrière ce geste, ce qui ressemble quasiment à un changement de République. L’entourage présidentiel ne s’y est pas trompé. Visiblement embarrassés, les hauts fonctionnaires élyséens pétris de culture républicaine ont courageusement laissé M. Sans-Gêne le soin d’annoncer son inopportune initiative.

Depuis la Constituante, la formule célèbre du Comte de Clermont-Tonnerre « tout pour les Juifs en tant qu’individus, rien pour les Juifs en tant que nation » avait fixé, pour les juifs comme pour les autres citoyens, le cadre républicain de gestion des particularismes communautaires. La conception même de la nation française découlait de ce refus affiché par l’Etat de reconnaître les communautés et les organisations sensées les représenter. Continuer la lecture

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