En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Kadhafi

Selon ce rapport de la commission parlementaire des affaires étrangères, composée en majorité de conservateurs, l’intervention occidentale en Libye, qui a provoqué la chute et l’assassinat de Khadafi, était fondée sur des «postulats erronés». D’opération limitée destinée à protéger les civils, elle s’est transformé en une «politique opportuniste de changement de régime».

Selon le rapport, les Britanniques et les Français ont été naïfs quant à la part non négligeable des islamistes dans la rébellion, et n’ont pas su prévoir que ceux-ci en tireraient profit.

Les actions du Royaume-Uni en Libye se sont inscrites dans le cadre d’une intervention mal conçue, dont les résultats se font encore ressentir aujourd’hui», a dit le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique, Crispin Blunt, pourtant membre du Parti conservateur de David Cameron. «La politique britannique en Libye avant et depuis l’intervention de mars 2011 a été basée sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation.»

Le résultat est un effondrement politique et économique, une guerre civile et tribale, une crise humanitaire et migratoire, une violation généralisée des droits de l’homme, la dispersion des armes de Kadhafi dans toute la région et l’apparition de l’État islamique en Libye», écrivent sans fard les parlementaires dans leur résumé.

Le rapport, qui a un chapitre entier consacré à la France, épingle sévèrement Nicolas Sarkozy sur lequel plane une affaire de financement libyen. Les parlementaires listent les motivations qui auraient poussé le président français à intervenir en Libye, citant une conversation entre des officiers de renseignements français et Sidney Blumenthal, conseiller d’Hillary Clinton, qui était à l’époque secrétaire d’État. Cinq raisons auraient poussé Nicolas Sarkozy :

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L’ouvrage de Patrick Cockburn : « Chaos and Caliphate: Jihadis and the West in the Struggle for the Middle East » est publié ce mois-ci chez OR Books.

Après la capture de Salah Abdeslam, considéré comme le seul organisateur survivant du massacre de Paris, les médias se concentrent à nouveau sur la menace d’une attaque terroriste par l’Etat islamique. On s’interroge sur les raisons qui ont permis à l’homme le plus recherché d’Europe d’échapper si longtemps à la police, alors qu’il vivait dans son quartier natal de Molenbeek, à Bruxelles. La télévision et les journaux demandent nerveusement si l’Isis a des chances de perpétrer une autre atrocité visant à monopoliser les médias et à montrer qu’il est toujours aux manettes.

Le pire ministre des affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.
Le départ d’un ministre aussi étranger aux affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.
Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des Etats membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’OTAN sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ?
Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend depuis un quart de siècle incarner la « communauté internationale », s’est transformé au fil des dernières années en un directoire de pères fouettards ayant pour inspirateurs les néoconservateurs de « l’Etat profond » des pays d’Occident et d’ailleurs, et pour alliés privilégiés les régimes moyen-orientaux les plus portés sur la flagellation. En 2011, après l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, la Yougoslavie, l’Iran ou l’Ukraine et quelques autres, nos pères fouettards, pourtant bien absorbés par leur tâche du moment (protéger les populations civiles de la Jamahiriya libyenne en les bombardant, avant de liquider physiquement Kadhafi – NDLR), vont réserver à la Syrie un traitement de choix. C’est ainsi que les sanctions vont pleuvoir en giboulées dès les premiers beaux jours.
En juillet 2012 (on taira par décence le nom du journal et ceux des journalistes), une vidéo apparaît sur le net avec un titre en forme de question qui tue : « A quoi servent les sanctions contre la Syrie ? » Celle-ci, note le commentaire écrit, « fait depuis plus d’un an l’objet de mesures de rétorsion de la part de la communauté internationale, avec un succès mitigé ». Il faut « punir et étouffer économiquement le régime de Bachar al Assad, qui réprime dans le sang ses opposants : tel est l’objectif ». On n’aura pas fini d’entendre cette rengaine

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Histoire de la Libye

Histoire et géopolitique de la Libye, des origines à nos jours
– 225 pages
– 25 cartes couleur
– Importante bibliographie et index (nom des personnages, des peuples et des tribus)

Prix :
– 32€ pour livraison en France
– 34€ pour l’Europe
– 37€ pour le reste du monde

Présentation :
Collés à l’immédiat, journalistes et « experts » décrivent le chaos libyen. Ils ne l’expliquent pas. Ne connaissant ni les couches sédimentaires historiques, ni la marqueterie tribale du pays, ils en seraient d’ailleurs incapables.
Or, les origines du drame et ses conséquences, tant locales que régionales et migratoires, ne peuvent être analysées et comprises qu’à travers les permanences de cette société profondément originale qu’est la Libye.

Vieille terre berbère islamisée puis arabisée par la violence, cette dernière se caractérise à la fois par la faiblesse du pouvoir central et par la vitalité de ses forces tribales.
Au nombre de plusieurs dizaines si nous ne comptons que les principales, mais de plusieurs centaines si nous prenons en compte leurs subdivisions, les tribus libyennes sont groupées en trois grandes alliances régionales : la confédération Sa’adi en Cyrénaïque, la confédération Saff al-Bahar dans le nord de la Tripolitaine et la confédération Awlad Sulayman qui occupe la Tripolitaine orientale et intérieure ainsi que le Fezzan.
Au sein de ces alliances, agissant comme de véritables « fendeurs d’horizon », les tribus les plus fortes contrôlaient jadis les couloirs de nomadisation sur l’axe Méditerranée-Tchad. Les trafics d’aujourd’hui (notamment drogue et migrants), se font le long de ces anciennes voies sur lesquelles les jihadistes-contrebandiers bénéficient de solidarités lignagères séculaires.

Faute d’avoir pris en compte ces données pourtant essentielles, ceux qui, au nom de l’illusion démocratique, déclenchèrent l’intervention franco-britannique de 2011 contre le colonel Kadhafi sont les responsables directs de l’actuel chaos. Or, par le biais des migrations, celui-ci frappe à nos portes.
Face à un tel danger, la pacification de la Libye est un impératif vital. Il serait cependant singulièrement inconséquent de vouloir l’obtenir au nom de l’utopie démocratique et sans prendre en compte son archéologie tribale.

Fondé sur le seul réel, à savoir la terre, les hommes et leur histoire, ce livre donne les véritables clés de compréhension d’une crise qui menace directement l’Europe. Il permet de poser le bon diagnostic et donc de définir les bons remèdes.

IMPORTANT :
Edité par l’Afrique Réelle, ce livre n’est pas vendu dans le commerce.

Pour le commander, deux possibilités :

1) Par carte bleue ou Paypal (via le site de  Bernard Lugan)
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2) Par chèque, avec ce bon de commande

Source: Bernard Lugan

En 1974, l’ancien président de la République Démocratique et Populaire d’Algérie, Houari BOUMEDIENNE déclarait à la tribune de l’ONU :

« Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ».

 En 1997, l’ex-maire d’Istanbul, actuel 1er ministre Turc, Recep Tayyip ERDOGAN a affirmé :

« Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats ». 

Dans le quotidien français « Le Figaro » du 19 décembre 2006, le guide de la Jamahiriya Islamique de Libye, Mouammar al-KADHAFI exprimait solennellement sa conviction :

« Sans épée, sans fusil, sans conquêtes, les 50 millions de musulmans en Europe la transformeront bientôt en continent musulman ! »
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Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 et 2007 des visites de Nicolas Sarkozy et de ses proches en Libye, aurait mis en place les « modalités de financement » de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime de Kadhafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales, et Saïf al-Islam. Un montant de 50 millions d’euros, une banque suisse et un compte à Panama sont évoqués dans ce document.

source: Mediapart

L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. On se souvient encore de la capture très médiatisée de Saddam Hussein, retrouvé en Irak en décembre 2003, dans sa région natale, au fond d’un trou où, malgré le poids des ans, il avait choisi de poursuivre sa résistance, fût-elle symbolique et désespérée, à l’occupant. De manière volontairement humiliante ses geôliers, munis d’une lampe torche, avaient longuement examiné sa dentition devant la caméra, comme s’il s’agissait d’une bête traquée. Avant de le condamner à la pendaison trois ans plus tard à la suite d’un simulacre de procès qui rappelait celui de Nuremberg. Non décidément leur justice n’est pas la nôtre. Les méthodes de cet axe américano-sioniste qui se proclame l’Axe du Bien sont tout à fait détestables et constituent une régression morale considérable. En effet, grâce à des siècles de civilisation chrétienne, on avait appris à respecter le vaincu, et même à lui rendre les honneurs militaires lorsqu’il s’était vaillamment battu. C’est ce que firent les Allemands lors de la bataille de France en mai et juin 1940 pour certains soldats et officiers français qui avaient résisté à l’envahisseur de manière particulièrement héroïque. Une attitude autrement plus digne que celle des “libératueurs” qui, en Italie, accrochèrent Benito Mussolini à un croc de boucher et pendirent les condamnés de Nuremberg dans ce qui n’était qu’une parodie de justice, une vengeance talmudique des vainqueurs à l’égard des vaincus.

On peut penser ce que l’on veut de Saddam Hussein et du colonel Kadhafi mais on ne peut nier qu’ils sont morts debout, sans rien céder à l’adversaire, sans chercher à fuir leur pays et à se réfugier à l’étranger dans un palace doré. Lequel de nos politiciens occidentaux, si volontiers donneurs de leçons, agirait pareillement que ces deux ex-chefs d’Etat s’il se trouvait dans une situation analogue? Aucun, ils sont bien trop lâches. Ils n’aiment ni leur terre, ni leur peuple, ni leur patrie. Ils n’ont aucun honneur, aucune bravoure, aucune colonne vertébrale.

Certes les chefs d’Etat irakien et libyen étaient des dictateurs. Mais une dictature ne vaut-elle pas mieux que les démocraties incapables et bavardes lorsqu’elle assure l’ordre, l’équilibre et la prospérité, surtout dans des régions du monde où s’affrontent diverses ethnies et tribus et où les forces centrifuges sont très menaçantes? Ce que l’on n’a pas pardonné à Kadhafi, non plus qu’à Saddam Hussein hier, c’est d’avoir réussi en quelques décennies à transformer leur pays en un Etat moderne, riche, indépendant, fier. L’on n’a pas supporté que le colonel soit parvenu à mettre en place un financement indépendant et original de l’Afrique. Grâce aux revenus pétroliers, il avait créé une Banque centrale africaine, une Banque pour le développement, autant de réussites qui déplaisaient souverainement aux banquiers new-yorkais.

De plus, en éliminant les dirigeants qui, malgré leurs défauts, assuraient l’unité de leur pays et empêchaient le chaos (lequel n’est hélas que trop réel en Irak depuis l’invasion de mars 2003 et va évidemment s’étendre aujourd’hui à la Libye), on fait évidemment le jeu de l’entité sioniste qui est ainsi débarrassée de chefs d’Etat tout à fait favorables, en paroles et en actes, à la cause palestinienne. Israël peut se réjouir de la destruction systématique des puissances qui l’entourent. Les expéditions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye couplées aux dites «révolutions arabes» en Egypte, en Tunisie voire en Syrie sont en effet une aubaine pour l’Etat hébreu car elles plongent durablement dans le chaos des pays qu’il voyait comme une menace. Car, pour les voisins d’Israël, le simple fait d’exister, de souhaiter disposer d’une armée, d’une diplomatie, de frontières garanties, d’un gouvernement fort et homogène n’est pas possible: l’entité sioniste ne le souffre pas. Il n’est que de voir la façon dont les Palestiniens sont traités depuis plus de soixante ans pour savoir à qui l’on a affaire.

Enfin, l’élimination du numéro un libyen, comme hier celle du raïs irakien, fait objectivement le jeu des islamistes les plus radicaux. Preuve que l’Amérique, comme elle l’avait déjà fait au Kossovo en installant au cœur de l’Europe un Etat islamiste et mafieux, n’agit que pour diviser et pour détruire et qu’elle est paradoxalement, dans une stratégie diabolique, le premier vecteur de l’islamisation. Tout en étant inféodée à Israël. Jusqu’à l’abîme.

jerome bourbon

L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. On se souvient encore de la capture très médiatisée de Saddam Hussein, retrouvé en Irak en décembre 2003, dans sa région natale, au fond d’un trou où, malgré le poids des ans, il avait choisi de poursuivre sa résistance, fût-elle symbolique et désespérée, à l’occupant. De manière volontairement humiliante ses geôliers, munis d’une lampe torche, avaient longuement examiné sa dentition devant la caméra, comme s’il s’agissait d’une bête traquée. Avant de le condamner à la pendaison trois ans plus tard à la suite d’un simulacre de procès qui rappelait celui de Nuremberg. Non décidément leur justice n’est pas la nôtre. Les méthodes de cet axe américano-sioniste qui se proclame l’Axe du Bien sont tout à fait détestables et constituent une régression morale considérable. En effet, grâce à des siècles de civilisation chrétienne, on avait appris à respecter le vaincu, et même à lui rendre les honneurs militaires lorsqu’il s’était vaillamment battu. C’est ce que firent les Allemands lors de la bataille de France en mai et juin 1940 pour certains soldats et officiers français qui avaient résisté à l’envahisseur de manière particulièrement héroïque. Une attitude autrement plus digne que celle des “libératueurs” qui, en Italie, accrochèrent Benito Mussolini à un croc de boucher et pendirent les condamnés de Nuremberg dans ce qui n’était qu’une parodie de justice, une vengeance talmudique des vainqueurs à l’égard des vaincus.

On peut penser ce que l’on veut de Saddam Hussein et du colonel Kadhafi mais on ne peut nier qu’ils sont morts debout, sans rien céder à l’adversaire, sans chercher à fuir leur pays et à se réfugier à l’étranger dans un palace doré. Lequel de nos politiciens occidentaux, si volontiers donneurs de leçons, agirait pareillement que ces deux ex-chefs d’Etat s’il se trouvait dans une situation analogue? Aucun, ils sont bien trop lâches. Ils n’aiment ni leur terre, ni leur peuple, ni leur patrie. Ils n’ont aucun honneur, aucune bravoure, aucune colonne vertébrale.

Certes les chefs d’Etat irakien et libyen étaient des dictateurs. Mais une dictature ne vaut-elle pas mieux que les démocraties incapables et bavardes lorsqu’elle assure l’ordre, l’équilibre et la prospérité, surtout dans des régions du monde où s’affrontent diverses ethnies et tribus et où les forces centrifuges sont très menaçantes? Ce que l’on n’a pas pardonné à Kadhafi, non plus qu’à Saddam Hussein hier, c’est d’avoir réussi en quelques décennies à transformer leur pays en un Etat moderne, riche, indépendant, fier. L’on n’a pas supporté que le colonel soit parvenu à mettre en place un financement indépendant et original de l’Afrique. Grâce aux revenus pétroliers, il avait créé une Banque centrale africaine, une Banque pour le développement, autant de réussites qui déplaisaient souverainement aux banquiers new-yorkais.

De plus, en éliminant les dirigeants qui, malgré leurs défauts, assuraient l’unité de leur pays et empêchaient le chaos (lequel n’est hélas que trop réel en Irak depuis l’invasion de mars 2003 et va évidemment s’étendre aujourd’hui à la Libye), on fait évidemment le jeu de l’entité sioniste qui est ainsi débarrassée de chefs d’Etat tout à fait favorables, en paroles et en actes, à la cause palestinienne. Israël peut se réjouir de la destruction systématique des puissances qui l’entourent. Les expéditions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye couplées aux dites «révolutions arabes» en Egypte, en Tunisie voire en Syrie sont en effet une aubaine pour l’Etat hébreu car elles plongent durablement dans le chaos des pays qu’il voyait comme une menace. Car, pour les voisins d’Israël, le simple fait d’exister, de souhaiter disposer d’une armée, d’une diplomatie, de frontières garanties, d’un gouvernement fort et homogène n’est pas possible: l’entité sioniste ne le souffre pas. Il n’est que de voir la façon dont les Palestiniens sont traités depuis plus de soixante ans pour savoir à qui l’on a affaire.

Enfin, l’élimination du numéro un libyen, comme hier celle du raïs irakien, fait objectivement le jeu des islamistes les plus radicaux. Preuve que l’Amérique, comme elle l’avait déjà fait au Kossovo en installant au cœur de l’Europe un Etat islamiste et mafieux, n’agit que pour diviser et pour détruire et qu’elle est paradoxalement, dans une stratégie diabolique, le premier vecteur de l’islamisation. Tout en étant inféodée à Israël. Jusqu’à l’abîme.

jerome bourbon

Les troupes rebelles du CNT sont divisées entre partisans d'une sécularisation et adepte d'une grande influence de l'Islam dans la société. Et parmi ces derniers, certains ont déjà flirté avec l'extrêmisme.

Les troupes rebelles du CNT sont divisées entre partisans d’une sécularisation et adepte d’une grande influence de l’Islam dans la société. Et parmi ces derniers, certains ont déjà flirté avec l’extrêmisme. Le chef qui a dirigé les rebelles pendant la bataille de Tripoli est un islamiste au passé chargé.

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libye.pngLors de son ineffable visite d’Etat en France, le colonel Kadhafi nous montre une face méconnue de son personnage. Derrière le pitre bouffi et ébouriffé en gandoura, derrière le leader africaniste antioccidental, se cache également un pince-sans-rire.

Avec un sérieux imperturbable, il impose à ses hôtes des facéties protocolaires grotesques à la limite du caricatural : des chameaux, des amazones en treillis, des cortèges automobiles d’un kilomètre de long, une tente de bédouins dans le prestigieux parc de l’hôtel Marigny…sans compter les innombrables excentricités de convenances personnelles qui ne sont même pas rendues publiques.

Sarkozy à trouver son maître

M. Sarkozy qui, dès son élection, a cru pouvoir étaler sa déplaisante propension à des frasques de nouveau riche, n’est pas le mieux placé pour rappeler les règles de la courtoisie publique.

Guidé par le mirage de son zinzin euro méditerranéen, le nouveau président est donc condamné à se plier, et avec lui la République française, aux extravagances officielles de son nouvel ami Mouammar. Continuer la lecture

Mouammar Kadhafi a assuré mardi que la question des droits de l’homme n’avait pas été évoquée lors des discussions qu’il a eues lundi avec Nicolas Sarkozy, contredisant le président français.

« Nous n’avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets », a déclaré le dirigeant libyen dans un entretien accordé à France 2.

Nicolas Sarkozy avait déclaré lundi à la presse : « J’ai dit au président Kadhafi combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des droits de l’homme, dans tous ses aspects, tout ce qu’il restait à faire. »

Selon le numéro un libyen, « nous sommes des amis assez proches. Nous coopérons. Nous avons évoqué les questions de coopération entre les deux pays. Nous avons évoqué tous ces contrats dans tous les domaines et dans l’intérêt des deux pays, la coopération euro-africaine, l’union méditerranéenne, idée proposée par le président Sarkozy, la coopération des deux côtés de la Méditerranée ».

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen à l’Assemblée, s’est ému devant les députés de ces déclarations contradictoires. Continuer la lecture

ramayade.pngRama Yade : la sous-ministre qui se croyait présidente

Décidemment, Mme Rama Yade apprend à ses dépends combien il est difficile d’être ministre. En septembre, M. Fillon a été obligé de lui rappeler qu’il ne fallait pas soutenir les campeurs-immigrés d’Aubervilliers. Cette fois ci, le premier ministre va lui reprocher de s’indigner de voir Kadhafi planter sa tente dans Paris.

Peut être n’est-ce là qu’un problème de définition au sein de l’exécutif entre immigration choisie et immigration subie !
Ou bien alors, en se plaçant systématiquement au dessus des décisions judiciaire ou présidentielle avec un art consommé de la provocation, la sous-ministre des droits de l’homme ne se croit-elle au dessus de tout ?

Olivier Carer

Le dirigeant libyen, qui doit rencontrer Nicolas Sarkozy lundi, recevra ses invités sous une tente bédouine installée dans le parc de l’hôtel Marigny.

Mouammar Kadhafi entend bien respecter la «tradition du désert». A l’occasion de sa visite en France, désormais officiellement annoncée du 10 au 15 décembre, le dirigeant libyen installera sa tente dans la résidence officielle de l’Hôtel Marigny à Paris, pour y recevoir ses invités.

Le colonel Kadhafi effectuera ainsi sa première visite en France depuis 34 ans. Même s’il ne s’agit pas d’une visite d’Etat, il sera reçu par le président Nicolas Sarkozy lundi et mercredi. Les entretiens entre les deux hommes porteront sur «le renforcement des liens entre la Libye et la France», conformément aux vœux exprimés par les deux dirigeants lors la visite de Nicolas Sarkozy à Tripoli en juillet. Une visite au lendemain de la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien incarcérés depuis 1999, qui avait ouvert la voie à une normalisation entre les deux pays. Continuer la lecture

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