1) La liberté d’expression est bafouée. Alors que la loi pénale doit être d’interprétation stricte, les juges font une exégèse large de la loi Pleven conte le « racisme ». Résultat : de plus en plus d’hommes politiques, de blogueurs et d’intellectuels – Renaud Camus, Éric Zemmour, par exemple – se retrouvent poursuivis puis condamnés en correctionnelle pour délit d’opinion. Il est possible (et c’est bien) d’affirmer que « l’immigration est une chance pour la France » et « l’islam une religion de paix », mais il est interdit de tenter de démontrer l’inverse. Or, sans libre débat, il n’y a ni approche possible de la vérité ni démocratie. Car la démocratie suppose l’information pluraliste des électeurs. 

2) Le pouvoir judiciaire a accaparé le pouvoir législatif et exécutif. Dans de nombreux domaines comme le droit et le séjour des étrangers – même irréguliers – ou l’accès à la nationalité, ce sont les juges qui légifèrent et décident. Ils opèrent ce coup d’État en interprétant des textes généraux et des conventions internationales (droits de l’homme, droits de l’enfant, réfugiés) sous l’angle politiquement correct.

La Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État et la Cour de cassation définissent la politique d’immigration à la place du peuple et de ses représentants. 

3) La justice intervient désormais dans le processus de désignation des élus. Les immunités parlementaires avaient pour but de garantir les élus contre l’arbitraire. Elles assuraient leurs libertés. Elles ne pouvaient être levées que pour des crimes ou des délits graves d’ordre privé sans rapport avec leur activité politique. Les immunités parlementaires ont progressivement disparu et leur disparition a sapé la base de la démocratie représentative. Résultat : l’élection présidentielle, au lieu de porter sur les sujets essentiels (souveraineté, identité, sécurité, indépendance), est polluée par des feuilletons judiciaires dérisoires.

  Continuer la lecture