En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Goldman Sachs

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion, écrit à propos de la polémique sur Poisson :

[…] Les super-financiers de Wall Street ? Mme Clinton les aime et ils le lui rendent bien. Lors d’une conférence à 650 000 dollars rémunérée par Goldman Sachs, elle avouait qu’elle se sentait plus proche de son auditoire de banquiers que de la classe moyenne américaine. Il est vrai, confessait-elle ingénument, qu’elle et son mari ont amassé une fortune de plusieurs millions de dollars. Les péquenots qui se lèvent tôt le matin et bossent dur pour rembourser leurs prêts et payer les études de leurs enfants apprécieront.

Mais peu importe. L’important, c’est de dire aux financiers ce qu’ils veulent entendre et de faire ce qu’ils veulent qu’on fasse. Comme le montre l’exemple de Goldman Sachs, la haute finance sait choisir son camp. La banque aux 700 milliards d’encours s’est enrichie durant la crise de 2008 en recyclant des créances pourries et en spéculant contre certains de ses clients. Magnanime, l’administration Obama l’a blanchie comme neige de ses turpitudes passées. Evidemment, un renvoi d’ascenseur s’imposait.

Lors de la campagne pour sa réélection, en 2012, le président-candidat n’a pas lésiné sur les moyens. Les dollars ont coulé à flots. Pour remporter la Maison Blanche, une condition est requise : il faut dépenser davantage que son adversaire. Barack Obama a donc pulvérisé le record historique des dépenses de campagne avec 1,1 milliard de dollars. Résultat : il a été élu. Merci Wall Street ! Cette lune de miel avec des démocrates aussi coopératifs, l’oligarchie financière rêve désormais de la prolonger avec Mme Clinton.

A entendre ses discours martiaux, les affaires du complexe militaro-industriel sont prometteuses si elle est élue. La finance new-yorkaise entend bien en profiter. Elle soutient donc la candidate démocrate, mieux placée que son adversaire un peu obtus pour lui offrir de nouvelles opportunités de profit. Blanchi par Obama, le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, devient alors un supporter enthousiaste d’Hillary Clinton. Il a même interdit à ses 30 000 employés de soutenir Donald Trump. Au club huppé des richissimes supporters d’Hillary, Blankfein rejoint le magnat israélo-américain de la presse Haïm Saban, l’un des principaux bailleurs de fonds de la caisse noire de la candidate, la Fondation Clinton. Continuer la lecture

On avance souvent que le traité transpacifique (TTP) est manigancé par les multinationales ultralibérales pour augmenter leurs profits. En fait, c’est un nouveau pas du mondialisme vers la gouvernance globale, tissée de longue main par la Trilatérale, le groupe Bilderberg, le CFR (Council for Foreign Relations). Voici quelques dates de leur agenda.

Le TTP est, avec le traité transatlantique, l’un de ces accords qui visent à transformer le monde en une vaste zone de libre-échange. De ce fait ses partisans de droite et ses adversaires de gauche y voient la chose des marchés internationaux, du capitalisme triomphant pour le bien ou pour le mal. Ils ont raison d’y reconnaître la main de Wall Street, mais tort de voir en la bourse de New York une figure de la libre entreprise. Au contraire. C’est plutôt le moyen d’une sorte de socialisme international, ou de capitalisme d’un État planétaire. Bref, c’est l’agent du mondialisme, et cela de façon tout à fait ouverte.

Depuis 1973, la Trilatérale de l’interdépendance au mondialisme

Le richissime industriel et banquier David Rockefeller, qui fonda la Commission trilatérale en 1973, a écrit dans ses mémoires publiés en 2002 :

« Certains croient même que nous participons à une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États Unis. Ils définissent ma famille et moi comme des « internationalises » conspirant avec d’autres dans le monde pour construire une entité globale, économique et politique, plus intégrée – un seul monde, si vous voulez. Si telle est l’accusation, je me proclame coupable, et j’en suis fier. »
 Or la principale organisation qui pousse le TPP depuis l’origine est la Trilatérale. Et le véritable projet, le but de l’agenda (au sens latin, les choses qui doivent être faites) du TPP est donc celui de la Trilatérale, c’est-à-dire le mondialisme, l’établissement d’un pouvoir économique et politique centralisé à l’échelon de la planète. Dès sa première réunion à Tokyo en 1973, la Trilatérale se donnait pour mission de rendre plus étroite « l’interdépendance » entre les continents et de combattre « politiquement et économiquement les nationalismes ». Continuer la lecture

Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi « juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux. Continuer la lecture

Une pétition appelant les Etats-Unis et les pays européens à collaborer avec les BRICS a été signée par plus de 2.000 personnes, la veille du sommet des BRICS.

Le but de la pétition est d’expliquer aux gens qu’il y a une alternative à la politique de confrontation avec la Russie et la Chine, dit Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’institut Schiller (USA), économiste et candidate à des fonctions politiques à plusieurs reprises. D’après elle, actuellement, on fait face à deux menaces: d’une part, la chute très proche du système transatlantique, dont les centres financiers sont à Wall Street et à la Cité de Londres, et d’autre part, la politique agressive de l’OTAN contre la Russie et la Chine qui risque de mener à la guerre et de mettre fin à l’humanité. Continuer la lecture

Un documentaire de Jérôme Fritel et Marc Roche.
Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle « la Firme », comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.
source: ARTE

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