En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

François Hollande

Depuis l’élection de Donald Trump, le nouveau président des Etats-Unis, l’ensemble de la classe politico-médiatique bien-pensante et gauchisante semble prise de frénésie. Aucune initiative de Trump qui ne déclenche un tollé planétaire…Que ce soit l’interdiction d’accès aux USA pour des ressortissants de pays musulmans, que ce soit l’instauration d’une taxe à l’importation de marchandises ou encore la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

Curieusement, ceux qui condamnent le Président des Etats-Unis pour son décret interdisant l’accès du territoire aux nationaux de pays arabes ont une mémoire à géométrie variable. En effet, les israéliens sont interdits de séjour en Algérie, en Arabie Saoudite, au Bangladesh, à Brunei, aux Emirats Arabes Unis, en Irak, en Iran, au Koweït, au Liban, en Libye, en Malaisie, à Oman, au Pakistan, au Soudan, en Syrie ou encore au Yémen. Si votre passeport comporte un tampon d’entrée en Israël vous serez également interdit d’accès à ces pays.

A l’inverse, si votre passeport comporte un visa d’entrée d’un pays musulman ci-dessus, vous ne pourrez pas séjourner dans l’état hébreu. Combien de manifestations ou de déclarations de chefs d’Etats européens à ce sujet ? Quels gros titres dans la presse ? Des condamnations ou des pétitions ?

Jean-Marc Ayrault et François Hollande ont manifesté leur désaccord et leur réprobation lorsque la société Lafarge-Holcim a manifesté il y a quelques jours son intention de participer à la construction du mur à la frontière entre la Mexique et les USA. Dans ce cas également, les deux dirigeants français font preuve d’une amnésie flagrante, car ce mur existe déjà en grande partie parce que sa construction avait débuté sous Bill Clinton et poursuivie par G.W. Bush… Trump ne pourra que le terminer.  Continuer la lecture

« Pour apprécier la situation, il faut faire un effort d’imagination et se télétransporter.

Imaginons qu’il y ait une élection présidentielle en Russie et que, tous les deux jours, l’un des deux principaux candidats d’opposition, ou les deux, soit perquisitionné, convoqué chez les juges, mis en examen ou que ses proches se trouvent dans cette situation. Evidemment, l’ensemble des médias mondiaux, les médias français au premier chef, crierait à l’atteinte à la démocratie.

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C’était dans Le Monde de ce lundi : « François Hollande rend hommage aux francs-maçons. » « Francs-maçons » ? Ceux du Grand Orient de France, plus précisément ; rue Cadet, au musée consacré aux frères « la gratouille », pour reprendre l’expression de François Mitterrand, et juste histoire de se rappeler en quelle haute estime il les tenait.

Dans la confrérie, ça renaude évidemment velu. Parce que si tous les membres du Grand Orient sont francs-maçons, tous les francs-maçons ne sont évidemment pas au Grand Orient. Sur ce site, le 11 novembre 2013, Philippe Randa, fin connaisseur du sujet, rappelait :

 Appréhender la franc-maçonnerie en France comme un bloc monolithique, contrairement aux pays anglo-saxons, relève tout simplement de l’ignorance ou du mensonge. Car la France fait justement figure d’exception maçonnique… »

Le Grand Orient, fort de 50.000 membres, est certes la plus importante obédience de la catégorie, alors que ses homologues totalisent plus de 80.000 membres. Son « exception maçonnique », elle aussi toute « française », consiste à ne pas faire référence à toute forme de surnaturel, contrairement à ses autres concurrents historiques, où il est coutume de révérer une sorte d’architecte de l’univers ou de grand horloger des mondes visibles ou invisibles. Et, surtout, à ne pas se mêler à la tambouille politicienne. Ainsi, contrairement à une idée trop souvent reçue, au lendemain du 21 avril 2002, la seule obédience à avoir appelé à faire barrage à Jean-Marie Le Pen fut le Grand Orient, contrairement à la plupart des autres obédiences d’importance (GLNF, GLF), ayant appelé à cet interdit stipulé dans leurs statuts.
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Si la réponse est non, accepterez-vous de faire partie du Comité de soutien de Pierre Cassen et de Christine Tasin ?

Ces deux militants laïques combattent depuis plus de dix ans pour notre pays, en attirant l’attention des Français sur les risques consubstantiels à l’islam et en réclamant une application stricte de la loi de 1905 dite de séparation des Eglises et de l’Etat.
Or, depuis l’élection de François Hollande, des dizaines de procès ont été faits (ou sont en cours d’instruction) au fondateur de Riposte laïque et/ou à la Présidente de Résistance républicaine. 40 dépôts de plainte contre différents contributeurs de Riposte laïque dont un grand nombre touchent son fondateur Pierre Cassen, accusé d’être le véritable directeur de publication de Riposte laïque suisse et 12 contre Christine Tasin pour ses écrits ou ses discours sur Résistance républicaine… Si on n’en a pas oublié…
Sur dénonciation de la Licra, de la LDH, de SOS racisme, du Mrap, du CCIF, d’associations musulmanes liées à l’UOIF ou au CCIF… Sur plaintes de Cazeneuve, Hidalgo, Bergé, Fourest, de préfets socialistes, de maires de gauche, de journalistes… et sur plaintes diligentées, carrément, par le parquet, alias le Ministre de la Justice, pour ne pas parler des machines infernales de délation créées par Manuel Valls, le Pharos et la Dilcra.
L’élection de Hollande et de son équipe a été le début d’une chasse aux sorcières impitoyable. Ces apôtres de la liberté d’expression qui défilaient main dans la main avec l’UOIF au lendemain du massacre de Charlie Hebdo en criant « je suis Charlie » se sont révélés être les apôtres d’une nouvelle Inquisition, décidés à interdire toute critique de l’islam.
Chacun est bien entendu libre de défendre l’islam, de ne pas être d’accord avec Christine et Pierre. La liberté d’expression c’est de pouvoir débattre, de pouvoir échanger, argumenter… Or ces nouveaux Torquemada ont décidé d’interdire même de discuter, d’échanger, de penser…
C’est pour cela que nous demandons l’abrogation de la loi Pleven du 1er juillet 1972. Un procès très important aura lieu le premier mars prochain, celui de Christine Tasin, poursuivie par le parquet sur dénonciation de la Licra, pour avoir dit « islam assassin » après l’assassinat de 2 de nos policiers à Magnanville par un terroriste musulman ayant laissé un enregistrement dans lequel il cite des sourates du coran… Si Christine Tasin était condamnée, ce serait très grave, cela créerait une jurisprudence telle que plus personne, en France, ne pourrait critiquer l’islam. Nous nous retrouverions comme avant 1789, avec un délit de blasphème institutionnalisé de fait et l’application des lois musulmanes sur notre territoire.
C’est pourquoi nous vous remercions de bien vouloir dire votre attachement à la liberté d’expression en faisant partie du comité de soutien à Pierre Cassen et Christine Tasin.
Plus vous serez nombreux à signer plus nos dirigeants comprendront, en cette période électorale, qu’ils jouent avec le feu en voulant museler les Français.

Apparemment l’élection présidentielle de 2017 semble dessiner un second tour sans surprise : François Fillon face à Marine Le Pen, et un résultat également sans surprise avec l’élection de François Fillon, grâce à un front républicain ordonné à contrecœur, mais inévitable, par les socialistes, la gauche de la gauche et les centristes.

Donc tout paraît joué !

Et pourtant ne pourrait-il pas y avoir une surprise, et une surprise de taille?

Prenons l’hypothèse vraisemblable de la victoire de Manuel Valls lors de la primaire socialiste. Nous nous trouvons alors devant une trilogie gauchisante allant du centre gauche, représenté par Emmanuel Macron, l’extrême gauche avec comme leader Jean-Luc Mélenchon et, bien entendu, Manuel Valls. Continuer la lecture

Henri de Castries, ancien PDG d’AXA, rejoint l’équipe de François Fillon, ce qui crée une certaine effervescence et le fait voir comme un potentiel ministre si François Fillon devenait président de la république en 2017. Or, Henri de Castries est aussi depuis 2011 le président du Club Bilderberg, l’une des plus influentes officines mondialistes.

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Avant de commencer cette édition, une précision. Alors qu’un débat s’installe pour savoir si oui ou non, il convient de montrer les photos et designer par leur nom les terroristes, la direction de la rédaction de TV Libertés tient à préciser qu’elle considère de son devoir de continuer à publier les nom et les photos des criminels et assassins. L’ensemble de la classe politique ne cesse de répéter que la France est en guerre. Et en tant de guerre, on doit connaître le nom et le visage de l’ennemi.

François Hollande ou la destruction des valeurs

Ludovine de La Rochère revient le mardi 17 mai 2016 sur le bilan de François Hollande, en matière d’éducation et de politique familiale.

Le constat est alarmant, il faudra donc tout repenser.

La représentante de la Manif pour tous évoque un travail de réparation morale de la France. Un appel du pied aux partis, qui sont en train de composer leurs programmes pour 2017…
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Au sommaire de ce numéro :

• Le prélèvement à la source. L’impôt sur le revenu prélevé à la source, c’est le nouveau projet du gouvernement socialiste pour soi-disant faciliter la vie des Français. Une fausse bonne idée et une méthode mal ficelée qui va transformer les chefs d’entreprise en percepteur en les mettant en première ligne face aux contribuables. Un projet qui révèle bien, la réalité du courage de ce gouvernement.

• Lettre ouverte sur le 19 mars 1962. La commémoration rendue officielle par François Hollande, du 19 mars, a fait sortir Roger Holeindre de ses gonds. Il s’est donc fendu d’une lettre ouverte, afin de lui rappeler la réalité d’une histoire que le président de la république semble avoir oubliée.

• Focus sur les élections régionales allemandes. L’émergence d’un nouveau parti politique, l’AFD, en Allemagne a créé la surprise lors des dernières élections régionales allemandes. Malgré cet avertissement électoral incontestable, les dirigeants européens semblent rester sourds en s’enfermant dans un déni de réalité.

• Situation en Syrie. Les troupes russes quittent la Syrie depuis le 15 mars. L’occasion pour nous, de faire le bilan de cette intervention et de revenir sur le travail diplomatique remarquable, dont a fait preuve la Russie.

Et pour finir, l’actualité du parti de la France et les prochains rendez-vous du mouvement.

L’ouvrage de Patrick Cockburn : « Chaos and Caliphate: Jihadis and the West in the Struggle for the Middle East » est publié ce mois-ci chez OR Books.

Après la capture de Salah Abdeslam, considéré comme le seul organisateur survivant du massacre de Paris, les médias se concentrent à nouveau sur la menace d’une attaque terroriste par l’Etat islamique. On s’interroge sur les raisons qui ont permis à l’homme le plus recherché d’Europe d’échapper si longtemps à la police, alors qu’il vivait dans son quartier natal de Molenbeek, à Bruxelles. La télévision et les journaux demandent nerveusement si l’Isis a des chances de perpétrer une autre atrocité visant à monopoliser les médias et à montrer qu’il est toujours aux manettes.

S’il compte parmi les personnalités politiques les plus appréciées dans les sondages, Emmanuel Macron n’est clairement pas aussi populaire auprès de Manuel Valls. Depuis plusieurs mois, il se dit que les relations entre le Premier ministre et le ministre de l’Economie sont houleuses. Et d’après l’enquête de Marianne publiée ce vendredi 19 février, les rapports entre les deux hommes sont plus que jamais tendus.
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La déchéance du mouvement national ?

Prolonger l’état d’urgence de trois mois, puis le graver dans le marbre de la Cinquième pour en faire un état de guerre civile permanent, tel est le plan du gouvernement Valls-Hollande-Cazeneuve. Ainsi le régime d’exception deviendra notre régime ordinaire.

Dans le tas de mesures liberticides à prendre d’urgence qui s’empilent, on a glissé exprès une mesurette, destinée à éblouir l’électeur romain du Front national : la déchéance de nationalité.
Mesure simple et logique, normale en dehors de tout état d’urgence, dont le gouvernement n’ignore pas la popularité, mais qu’il prétend ne pas pouvoir appliquer sans une refonte draconienne de la Constitution.
« Je voterai une reconduction de l’état d’urgence au nom du principe de précaution [SIC], mais je n’en prendrai pas la mauvaise habitude ! », dit Me Collard. Ben voyons… Vingt précautions valent mieux qu’une ! Continuer la lecture

Lors de son allocution lundi  devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles,  François Hollande a  avancé un certain nombre de propositions trois jours après les attentats qui ont ensanglanté  Paris. Au nombre de celles-ci figurent la destitution de la nationalité chez les binationaux « condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme » ; la création de 2.500 emplois supplémentaires dans la justice, 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie ; la création d’une « garde nationale » formée de « réservistes » de la Défense ; l’approbation avant la fin de l’année du fichier européen des passagers aériens (PNR) pour « assurer la traçabilité du retour des djihadistes et les interpeller ». Dans un communiqué, Marine Le Pen déploré cependant le refus de « reconstituer nos frontières nationales de manière définitive » et de mettre un terme à « la politique d’accueil des migrants », alors qu’elle est « une voie cachée potentielle des terroristes pour frapper la France ». « Plus grave, François Hollande a totalement occulté le combat indispensable à mener contre l’islamisme en tant qu’idéologie, notamment par la fermeture des mosquées salafistes, le renvoi des imams étrangers prêchant la haine, et la lutte contre toutes les formes de communautarisme. Rien non plus sur le nettoyage indispensable des caves et des banlieues gangrenées par tous les trafics.

« Les conditions d’une sécurité retrouvée (…) incluent inévitablement le retour définitif aux frontières nationales, la fin de l’immigration massive et la lutte implacable contre l’islamisme» a encore assuré Marine Le Pen. Toutes choses évoquées également par Bruno Gollnisch, qui a aussi insisté sur le volet culturel, éducatif du combat à mener dans une vidéo postée hier sur ce blogue.

Les Français constatent aussi, avec une interrogation, voire une incompréhension majeure teintée de colère que depuis les attentats de janvier, qu’aucunes opérations d’envergure, similaires aux centaines de perquisitions menées ces derniers jours dans un certain nombre de  banlieues plurielles,  n’avaient été décidées par MM. Hollande, Valls et Cazeneuve. Pourquoi ? Continuer la lecture

Rappelons que cet homme qui se veut de gauche a servi indifféremment François Mitterand, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande, dont il chante les actions dans la guerre de Syrie.
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L‘Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), qui relève du Premier ministre, « a pour mission de donner à des hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, cadres des différents systèmes d’activité, une information approfondie sur la défense nationale comprise au sens large du terme ». On ne peut donc, dans ces conditions, que s’étonner de voir invité le 12 octobre 2015, à 18 h 30 à l’École militaire, Bernard-Henri Lévy, autrement dit BHL – cet oiseau de malheur absolu – dans le cadre des « Lundis de l’IHEDN ».

Je ne sais à quel titre : il n’est pas ancien auditeur et se qualifie au choix « écrivain, philosophe, cinéaste », toutes qualités qui lui permettent d’avoir des idées sur ce qu’il faut faire pour la défense des intérêts de la France.

Rappelons que cet homme qui se veut de gauche a servi indifféremment François Mitterand, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande, dont il chante les actions dans la guerre de Syrie.

On l’a vu en 2008 conseiller Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie, dans sa folle tentative de récupérer contre les Russes l’Ossétie du sud. Plus tard en 2011, il poussera Nicolas Sarkozy à intervenir en Libye, entraînant l’assassinat de Mouammar Kadhafi et l’éclatement du pays, la déstabilisation du Sahel et, maintenant, l’afflux de migrants à travers la Méditerranée. Il affirmera le 11 novembre 2011 s’être engagé en Libye en tant que juif et sioniste : « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël. »

Et maintenant en Syrie, il défend l’intervention de la France sans voir que nous sommes à la remorque des Américains, estimant contre toute évidence que c’est Bachar el-Assad qui est responsable de l’émergence de Daech et des 260.000 morts de la guerre syrienne, que seuls les Kurdes, si on les arme, pourront venir à bout de Daech, ne voyant pas que les Kurdes qu’il considère bizarrement comme de grands démocrates n’ont d’autre but que la reconquête du Kurdistan et que la seule armée à lutter encore efficacement contre Daech est l’armée syrienne.

Pascal Boniface a un jour écrit dans un de ses articles intitulé « BHL n’est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux » : « Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d’affecter, à son égard, une indifférence ironique. […]. La carrière de BHL est faite d’affabulations et de ratés monumentaux, qu’il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l’écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n’est pas dupe. » Malheureusement, il y a encore des gouvernants pour l’écouter.

 dans Boulevard Voltaire

François Hollande en-a-t-il trop fait en annonçant lui-même qu’un attentat a été déjoué, coupant ainsi littéralement l’herbe sous le pied de son ministre de l’Intérieur réduit à jouer les seconds couteaux? Réponse avec Julien Fragnon, politologue.

RT France: Comment qualifier la communication de François Hollande et plus largement du gouvernement autour de l’attentat déjoué?

Julien Fragnon: Elle a été plutôt maladroite et un peu rapide et peut être mal préparée. Elle a devancé ce qui avait été préparé par le ministère de l’Intérieur. Cela contraste d’ailleurs avec la communication présidentielle plus générale qui avait été reprise en main ces derniers mois. En janvier dernier, celle-ci avait été plutôt saluée par les observateurs. Cette maladresse dans sa communication peut là en effet surprendre.

RT France: Voulait-il faire passer un message particulier ou imposer une image particulière, peut être celle d’un Président «protecteur»?

Julien Fragnon: Cette image est plutôt ce qui pourrait ressortir de l’interview du 14 juillet. De façon générale, le message des autorités dans le cas de terrorisme est toujours d’assurer et d’illustrer la protection des citoyens. C’est là un message plutôt consensuel et qui est transpartisan. Il s’agit de montrer aux citoyens que l’Etat agit pour les protéger. Dans la communication politique liée aux questions de terrorisme, il y a toujours trois acteurs: l’Etat, le groupe terroriste et l’opinion publique. Les deux premiers acteurs, terroriste et étatique, visent l’opinion publique, l’un par l’attentat, l’autre par sa communication.

RT France: Que pensez-vous des réactions de l’opposition qui a parlé de «récupération politique» du danger terroriste?

Julien Fragnon: L’opposition est dans son rôle. Nicolas Sarkozy, quand il était ministre de l’Intérieur, avait par exemple annoncé en septembre 2005 lors d’une intervention télévisée l’arrestation de plusieurs personnes. Or cette émission avait été enregistrée quelques jours auparavant. L’opposition devrait être plus prudente compte tenu de sa gestion antérieure. Pourtant Nicolas Sarkozy avait eu la volonté de construire une communication de crise cohérente en France en s’inspirant de l’exemple britannique. Il avait été impressionné par la gestion de l’attentat de Londres du 7 juillet 2005. Ce dispositif britannique sépare nettement le discours politique tenu par des hommes politiques et la communication sur l’enquête en elle-même qui est faite par des porte-paroles des différentes administrations (police, justice). Mais, par la suite, il a eu, comme d’autres hommes politiques français, du mal à garder cette distinction entre le politique et l’administratif. C’est là une forme de tradition française d’immixtion de la parole politique dans des affaires policières ou juridiques.

RT France: Cette communication maladroite ou précipitée ne fait-elle pas le jeu du terrorisme dont le but est justement de frapper les esprits?

Julien Fragnon: Tout gouvernement, en matière de communication sur le terrorisme, est sur une vraie ligne de crête difficile à tenir. Il y a là une situation paradoxale difficile à gérer. Un gouvernement pourrait faire dans la discrétion, ce qui serait logique puisque la politique publique de lutte contre le terrorisme est fondée sur des services qui opèrent discrètement. C’est même le gage de leur efficacité. Sauf que, en cas d’attentat, l’opposition, l’opinion publique critiqueraient le gouvernement en l’accusant de manque de vigilance ou de volonté. D’où la volonté du gouvernement de communiquer. Mais si cette communication devient trop régulière, sur des arrestations, sur des menaces, ou trop dramatisante, il y a deux risques. D’abord, rendre banal le risque terroriste. Cela nuirait du coup à l’appel à la vigilance de la population car pour maintenir cette vigilance, il faut que cette communication demeure exceptionnelle. Le risque inverse serait de créer une forme de psychose, en utilisant la peur à des fins politiques. C’est ce qui avait été largement reproché à George W Bush d’ailleurs dans la période post septembre 2001. C’est donc là une communication très difficile à tenir pour un gouvernement qui doit tenir compte de ces deux paradoxes. Il faut avoir là une communication quasi chirurgicale.

RT France: Quels effets peut avoir cette communication de crise sur la population? Plutôt de cohésion, de mobilisation, de dislocation?

Julien Fragnon: Les objectifs dans la communication publique contre le terrorisme sont très clairs. Il s’agit d’abord de rassurer les citoyens. Ensuite, selon la doctrine française de communication publique de crise anti-terroriste qui date de 2007 et qui avait été initiée d’abord par Nicolas Sarkozy puis par Dominique de Villepin, l’autre objectif est aussi d’accroitre la vigilance de la population avec l’ambition de faire de chacun un acteur de la lutte contre le terrorisme. Ce qui est certain est que plus la parole est rare, plus elle a de l’importance. Si le message est trop répété, le risque est celui de la lassitude et de la perte de cette vigilance.

RT France: Y-a-t-il un rôle politique de la Peur, une sorte de management de la population par la peur de certains pouvoirs?

Julien Fragnon: Ce n’est pas le cas dans la communication de François Hollande, mais effectivement de nombreux gouvernements, démocratiques ou pas, ont utilisé des menaces, réelles ou fictives, pour tenter de souder une communauté. Le risque est qu’on ne maîtrise pas forcément les conséquences d’une telle politique. Le cas le plus emblématique reste la communication sous la présidence de George W. Bush qui avait multiplié les opérations de communication sur des faits qui avaient été largement dégonflés après enquête.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

http://francais.rt.com/opinions/4502-communication-francois-hollande-terrorisme

Source Article from http://reseauinternational.net/la-communication-de-francois-hollande-sur-le-terrorisme-entre-maladresse-et-precipitation/

Mohamed Belaïd Interné dans un Hôpital psychiatrique

Pour tenter de le faire revenir sur les poursuites devant la justice française.
Sur décision d’un représentant de l’Etat, l’ancien chauffeur de François Hollande a même été interné dans un Hôpital psychiatrique.

Mohamed Belaïd ancien chauffeur de François Hollande nous explique avoir subi de nombreuses menaces, et intimidations suite à sa plainte pour « travail dissimulé », « menaces et intimidations visant une victime » contre François Hollande et Faouzi Lamdaoui, son ancien conseiller à l’égalité et à la diversité de l’Élysée.

© Monique le Lann & Léopold Jimmy LDC NEWS

Le 30e dîner du CRIF aura été le théâtre d’un basculement sémantique lourd de significations.

En qualifiant les auteurs de la profanation d’un cimetière selon leur identité ethnique, François Hollande, certainement emporté par quelque chose d’une jubilation secrète de pouvoir enfin se livrer à l’amalgame puisqu’il s’agissait – pour une fois – de « Français de souche », ne réalisait sans doute pas la portée de son propos et les implications de la parole présidentielle.

francais-de-souche

Comment, en effet, nous empêcher d’user désormais d’une grille de lecture intégrant le paramètre ethnique ? Si l’on peut faire remarquer l’identité ethnique des auteurs de ces profanations (que nous condamnons sans réserve, est-il besoin de le préciser), nous devrions maintenant pouvoir le faire pour tout autre type de délinquance. Sauf à considérer que seuls les Français de souche doivent être l’objet d’une telle discrimination, ce qui serait un aveu flagrant d’iniquité entrant en contradiction avec les principes égalitaires chers à nos républicains patentés.

Nous pouvons donc désormais, grâce à la jurisprudence Hollande du 23 février 2015, constater la flagrante surreprésentation des populations allogènes au sein des prisons françaises. Peut-être même pourrons-nous nous interroger, avec lucidité et sans langue de bois, sur les raisons qui sous-tendent cette surreprésentation, en posant la question du lien évident entre l’immigration et l’insécurité. Et de réclamer, dans le même temps, la révision du procès de M. Zemmour, par exemple, qui fut condamné, il y a quelques années, pour avoir constaté « que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ».

L’on croyait que les races n’existaient pas. François Hollande n’a pas l’air d’être de cet avis, et s’est maladroitement pris les pieds dans le tapis. On pourra toujours mettre cette « petite phrase » sur le compte d’un humour mal dosé, mais l’on ne nous ôtera pas de l’esprit qu’elle était loin d’être anodine, et révélait au contraire une tendance mortifère à l’ethnomasochisme, si répandue à gauche, et qui en dit long sur les motivations réelles des chantres du « vivre ensemble » et de la « politique de peuplement ».

 pour Boulevard Voltaire

François Hollande nous faisait honte, maintenant il nous fait peur. S’exprimant, hier, à l’occasion du 30e dîner du CRIF sur les profanations du cimetière juif de Sarre-Union par une bande d’adolescents menée par Pierre B., un antifasciste notoire qui a cependant saccagé les tombes aux saluts et aux cris de « Heil Hitler », « Sales juifs » ou encore « Sale race », le président de la République s’est pour ainsi dire empressé – une fois n’est pas coutume – de nommer les origines de ces jeunes : « des Français de souche, comme l’on dit ».
dictateur
Par ses propos visant – comment en douter ? – à faire accroire l’antisémitisme comme étant l’apanage des Français d’origine française, non seulement le représentant de la République occulte très malhonnêtement l’antisémitisme qui sévit parmi les jeunes musulmans des banlieues – de plus en plus fréquemment évoqué par certaines personnalités – mais il valide le parallèle odieusement fallacieux émis par des Bruno Le Maire, des Jean-Christophe Cambadélis, des Philippe Bies et autres Cohn-Bendit, entre les attentats, les profanations juives et l’engouement de plus en plus avéré des compatriotes pour le Front national…

 

François Hollande (sur la même ligne que Barack Obama) – qui choisissait de parler de « 21 personnes » décapitées par l’État islamique sans jamais nommer la religion chrétienne à laquelle elles appartenaient -, ce lundi, a atteint l’apogée dans le désamour qu’il éprouve pour le peuple français. Ce soir-là, les Français étaient, une fois de plus mais une fois de trop, traités d’antisémites par celui qui est censé les représenter.

Ce 23 février, François Hollande nous a tués. Nous ? Les Français de souche mais pas seulement : tous les Français. Vous savez, ceux – d’origine et d’adoption – qui aiment leur France ; ceux qui ne volent ni ne violent ni n’assassinent personne. Ceux qui ne commettent pas d’actes répréhensibles, et qui ne crieront jamais « Allahu Akbar », comme ceux qui tirent à la kalach’ sur des caricaturistes ou des clients d’un supermarché casher.

Un discours clairement antipatriote du républicain Hollande pour la 30e du CRIF, dont le président Roger Cukierman lui-même, quelques heures plus tôt, dénonçait l’antisémitisme d’une partie des jeunes de banlieues. Quand ce dernier décrit le Front national comme étant « un parti qui ne commet pas de violence ».

Mieux : Cukierman voit en Marine Le Pen « une personne irréprochable ». Eh bien, en dépit de propos qui auraient dû le jeter illico en pâture aux socialistes et intimer à son chef de meute d’annuler sans autre forme de procès un dîner à 900 euros – paraît-il – ce dernier, devant un parterre de personnalités françaises de confession juive, se pose comme le président de Français ataviquement antisémites.

François Hollande nous faisait honte, maintenant il nous fait peur. Son ennemi n’est plus la finance mais les Français qui aiment la France.

Qui plus est, un président pour qui les attentats de janvier ont eu lieu les 5, 6 et 7 janvier au lieu des 7, 8 et 9. Sans importance, les dates ? Alors pas d’importance, non plus, de retenir celle de la grande « Marche d’union nationale » ? Peut-être bien qu’être Charlie, pour Hollande, ne présente aucun intérêt…

« Les propos racistes et antisémites ne relèveront plus du droit de la presse mais du droit pénal », conclura-t-il. Mais pas les propos antifrançais ?

Au CRIF, ce 23 février, Hollande nous a déclaré la guerre. Son ennemi n’est plus la finance mais les Français qui aiment la France. « La République n’aime pas ses enfants », écrivait ici-même, il y a deux jours, François Teutsch. La preuve par neuf par le « marcheur républicain » Hollandesescu…

 dans  Boulevard Voltaire
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