En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Fed

USA: 10% de chômage avant la fin 2009

chomage-usaLe président de la Réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher, a estimé aujourd’hui que le taux de chômage aux Etats-Unis pourrait dépasser les 10% d’ici la fin de l’année.

« Je prévois que le taux de chômage continue de monter jusqu’à un niveau qui pourrait être supérieur à 10% d’ici à la fin de l’année », a déclaré M. Fisher lors d’un discours prononcé à Tokyo.

M. Fisher a par ailleurs estimé que le produit intérieur brut américain s’était contracté au premier trimestre « à un rythme très similaire » à celui du dernier trimestre, selon le texte de son allocution remis à la presse à Washington.

Le PIB américain a reculé de 6,3% en rythme annuel au quatrième trimestre 2008 et M. Fisher avait déjà déclaré la semaine dernière penser que « le premier trimestre a été aussi mauvais ou peut-être légèrement pire que le quatrième ».
Selon les derniers chiffres officiels, le taux de chômage américain s’est établi à 8,5% en mars, son plus haut niveau depuis novembre 1983.

Dans ses dernières prévisions publiées en février, la Réserve fédérale table sur un chômage compris entre 8,5% et 8,8% d’ici à la fin de l’année.
M. Fisher dirige la Fed de Dallas (Sud des Etats-Unis), l’une des treize antennes régionales de la banque centrale américaine. Il ne siège pas cette année à son Comité de politique monétaire.

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Le monde au secours de la FED

fed1La Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont conclu des arrangements qui permettront, si besoin est, de fournir des liquidités en devises étrangères à la Réserve fédérale américaine.

La Banque d’Angleterre indique qu’elle fournira des liquidités en livres sterling à la Fed « si cela était nécessaire ». Elle ajoute que les banques centrales « continuent de coopérer et de prendre des mesures appropriées pour renforcer la stabilité des marchés financiers mondiaux ».

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La Fed abaisse ses taux… pratiquement à zéro : on prête gratis aux États-Unis !

Par Maxime Lion

A crise exceptionnel, remède exceptionnel : la Fed – la Banque fédérale des États-Unis – vient d’abaisser son principal taux directeur de 0,75 %, le réduisant à niveau jamais atteint auparavant, 0,25 %.

Ainsi, il ne reste à la Fed plus que ces 0,25 % pour combattre une éventuelle aggravation de la situation économique, à moins qu’elle ne recoure à quelques armes secrètes, comme le rachat de titres adossés sur les marchés immobiliers, quitte à pourrir les actifs qu’elle détient. Que ne ferait on pas pour soutenir la croissance ?. L’institution financière grille ses dernières cartouches pour sortir du cauchemar de la déflation, c’est-à-dire une baisse généralisée des prix qui se traduit par un gel intégral de l’activité, et à terme une asphyxie de l’économie.

Derrière chaque chiffre économique se cache une réalité, d’ailleurs souvent insolite quand ces statistiques atteignent des niveaux exceptionnels. Ainsi, malgré une inflation annuelle historiquement basse de 1,1 %, avec ce nouveau taux, la Fed prêtera à un taux réel de – 0,85 %, c’est-à-dire qu’elle confie son argent sans espoir de bénéfice, mais avec la certitude d’en perdre une partie significative : un véritable masochisme financier qui n’est supportable que grâce à la magie de la planche à billet et à l’infini patience des créanciers de l’Oncle Sam…

Cette situation a cependant, malgré son caractère hautement exceptionnel, un arrière goût de déjà vu. Cela rappelle furieusement le Japon des années 90 : une déflation chronique contre laquelle les taux ridiculement bas de la banque du Japon ne pouvaient rien, si ce n’est fournir des munitions à bon marchés à la finance mondiale dans le cadre du « carry trade ». 10 ans de marasme sous perfusion d’argent public qui ont fait de l’empire du soleil levant l’un des pays ayant la dette publique la plus importante au monde, tout en restant le deuxième bailleur de fonds des États-Unis. Mauvais présage, cette politique n’a rien donné, si ce n’est des avalanche de dettes fraiches.

Chaque remède a ses effets indésirables, et les baisses répétées de taux d’intérêt pourrait nous conduire vers l’hyperinflation. Il s’agit d’une perte de confiance généralisée dans la monnaie : les acteurs économiques ne croient plus au miracle qui attribue de la valeur à un bout de papier imprimé. C’est l’arrêt de mort pour le dollar, triste sort prédit par un nombre croissant d’économistes. Ce risque est aujourd’hui assumé par Ben Bernanke, qui applique méthodiquement et sans retenue les recettes qui auraient du être utilisées lors de la crise de 1929, sujet dont il est spécialiste. Un universitaire se voit devant le cas qui a animé sa vie intellectuelle, avec les manettes de la première économie mondiale. Tout cela est-il si rassurant..?

En guise de conclusion provisoire, un adage de Voltaire : « Chaque billet arrive toujours à sa vraie valeur, c’est-à-dire rien ! ».

A méditer…

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Recession aux Etats-Unis: le pessimisme gagne

wall-street.jpgpar Altermédia

La majorité des économistes américains sont maintenant convaincus que les Etats-Unis ont basculé dans une récession qui pourrait être l’une des plus sévères depuis la seconde guerre mondiale. Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale (Fed) de 1987 à 2006, pape des marché, évoque la crise la plus « wrenching » (douloureuse) depuis 1945.

Le risque serait de voir la récession s’amplifier et s’alimenter elle-même. La fameuse spirale négative, que craint tant Ben Bernanke, le président actuel de la Fed.

A une baisse de la consommation, s’ajouterait la crise financière née de la débâcle des prêts immobiliers à risques (subprimes). Celle-ci s’est transmise à l’économie réelle via une raréfaction et un renchérissement du crédit pour les consommateurs et les entreprises, car les établissements financiers sont confrontés à une crise majeure de liquidités.

Les interventions énergiques et spectaculaires de la Fed n’ont pour l’instant pas enrayé la perte de confiance qui semble se généraliser.

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