En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

droite

L’extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les « partis de gouvernement » et la classe politique en général, au profit de mouvements d’un type nouveau, qu’on appelle « populistes », est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies. Le phénomène tend même à s’accélérer, comme l’a montré l’élection de Donald Trump, survenant quelques mois après le « Brexit » britannique. Continuer la lecture

Dans une longue interview accordée à Breizh Info à l’occasion de sa venue à Rennes, Robert Ménard évoque la nécessité pour le FN de tenir compte de la droite hors les murs :

Vous êtes une personnalité qui a toujours été activiste. Vous le restez d’ailleurs en tant que maire y compris en vous étant rapproché du Front national. Ne trouvez vous pas qu’il y a une forme de rigidité au sein du FN (dans les instances décisionnaires), qui empêche peut être une multitude d’autres coups d’éclats nationaux comme ceux dont vous avez le secret ? Continuer la lecture

Source www.metamag.fr: Il aurait pu être le Jean Ferrat de la Droite

Jean Pax Méfret persiste et signe dans un Olympia bourré à craquer. Le public est enthousiaste et surtout reconnaissant au journaliste grand reporter, écrivain à succès et chanteur talentueux de refuser toute repentance. D’ailleurs, de quoi se repentirait-il, alors qu’il a toujours eu raison? En proclamant des vérités face à l’histoire depuis…. Des années.

Sans lui, qui chanterait le courage des soldats français en Afghanistan, quoi qu’on pense de leur engagement? Qui honorerait le vieux soldat qui ne demande que le respect, ni plus ni moins, pour les valeurs auxquelles il croit, pour lesquelles il a combattu, le respect du drapeau et de l’hymne? Qui chanterait: Camerone et Dien Bien Phu, les héroïques combats et l’honneur de la Légion, le pays perdu de l’Algérie française multi-ethnique et religieuse, Veronica morte pour avoir voulu franchir le « mur de la honte », quand il était politiquement honteux de ne pas être inféodé à Moscou?

Sans lui, qui dirait, en chansons, une autre vérité historique, même partielle, la soif de liberté face à la dictature des droits de l’homme, la souffrance de la fierté coloniale diffamée, celle des harkis abandonnés et des rapatriés trahis, les barricades, les fusillades et, en 1962, les bateaux d’une déportation-épuration, renommée rapatriement?

Il chante tout cela avec un extraordinaire talent, musique et paroles, sans mot de haine, seulement l’amour d’une certaine France, un amour d’ouverture malgré les souffrances. De cette France qui bouge encore.

J’ai assisté au concert du 1er avril. Il faut le dire, j’ai été surpris. Pas par le nombre, mais par la composition du public. Je m’attendais à un rassemblement de vieux crânes rasés, de nostalgiques des centurions, des combats perdus, des trahisons douloureuses. Ils étaient là bien sûr, ce qui est leur droit et, pour certains, leur devoir. Mais ils n’étaient pas seuls. Le public était très jeune: militaires en civil, étudiants nombreux, familles avec enfants, pour transmettre une vision de l’histoire et une fidélité.

Méfret était au mieux de sa forme, avec ses arrangeurs accompagnateurs et musiciens, comme un vétéran, que les années n’atteignent pas. « Je suis pas politiquement correct/ Je n’ai pas changé, je suis direct/ Ce que je pense je l’écrit et je le dit/ Il m’arrive de le chanter aussi « .

Consacré à la télévision

Méfret commence à chanter au début des années 60. En 1965, il obtient le grand prix de l’émission télévisée « Age tendre et tête de bois » avec « La Prière », une chanson évoquant la solitude d’un adolescent pied-noir. Ses premières chansons engagées pour l’amnistie des condamnés et exilés du combat pour l’Algérie française paraissent en 1968 : avec « L’Hymne des Pieds-Noirs » et « La Prière du Pied-Noir », il exalte la mémoire des Français d’Algérie.

A ce moment-là, les critiques écrivent que « la Droite a trouvé son Ferrat » Et c’est vrai, que la « France patriotique et nationale », la même qu’aujourd’hui, a trouvé un chanteur de la résistance -car Mefret est tout sauf un fasciste, même s’il y en a sans doute dans la salle où je suis- de l’Indochine, de la lutte anti-communiste, de l’Algérie dont il est un fils, et de l’hypocrite idéologie dominante d’aujourd’hui.

Mais ce « Ferrat de droite », à la belle voix, n’a pas le grand succès qu’il mérite car les coteries adverses et idéologiques veillent. Il chante Soljenitsyne sans atteindre à la notoriété du chanteur de « Potemkine ». Mais entre celui qui a chanté contre « le grand soir » et le compagnon de route des « Khmers rouges », qui a eu le plus raison face à l’histoire?

Alors la chanson n’a pas fait de Méfret un riche people. Mais si il revient avec de nouveaux titres, c’est parce que le message reste présent, attendu par un public qui se moque de l’audimat. Et cela continuera jusqu’au jour où, comme il le chante, il faudra rejoindre les oies sauvages et retrouver ceux qui sont morts avant l’heure, sacrifiés des causes perdues, qui en valaient bien d’autres. Causes occultées ou diffamées, mais ni reniées, ni oubliées par le public de Méfret.

« Dien Bien Phu », chante-il, « aujourd’hui tout le monde s’en fout, mais pas nous .» Il a tout dit. C’est son honneur, sa fierté et celle de son public. Cela mérite qu’on vous en informe aussi et que vous vous fassiez une opinion.

Source


L’Archiduc Georges de Habsbourg, petit-fils de l’Empereur Charles, dernier Roi de Hongrie, actuellement président de la Croix-Rouge hongroise, revient pour Nouvelles de France sur la désinformation médiatique sur la Hongrie :

« Je dois toutefois déplorer certaines critiques journalistiques à l’égard de la Hongrie. Je vais vous donner un exemple qui concerne votre pays, la France : des journalistes d’une chaîne de télévision française sont venus me trouver, ils faisaient un reportage sur la situation sociale en Hongrie et ils m’ont demandé quels effets la nouvelle Constitution pourrait avoir sur la Croix-Rouge hongroise dont je suis président. Ils me disaient que les subventions accordées à la Croix-Rouge devraient diminuer du fait des nouvelles dispositions constitutionnelles. Tout cela est absolument faux. J’ai d’ailleurs vu beaucoup de journalistes utiliser de faux arguments. Ces journalistes cherchaient à me faire dire des choses négatives, je leur ai alors suggéré de faire leurs recherches avant de commencer leur reportage et pas après. »

source: Michel Janva


Magazine d’informations politiques du Parti de la France, présenté par Olivier Clers.
Invité : Martial BILD, membre du Bureau Politique du Parti de la France
Représentant de Carl Lang
candidat à l’élection présidentielle de 2012 pour l’Union de la Droite Nationale.

L’Union tient à affirmer sa volonté d’incarner le grand mouvement populaire de redressement national dont la France a besoin, en particulier en vue des échéances électorales à venir. Un mouvement ancré dans la fidélité à ses valeurs et à ses principes fondamentaux partagés par un nombre croissant de nos compatriotes. Mais aussi un mouvement conscient des réalités du XXIème siècle, ancré dans les traditions et tourné vers la modernité et l’avenir.

L’Union s’organise sous la forme d’une confédération regroupant les mouvements, cercles, publications, associations et personnalités nationales qui adhèrent à la charte ci-dessous. Chaque composante de l’Union conserve, son identité et sa liberté.

1- Rupture avec le mondialisme, mise en place d’un système de régulation commerciale et financière et de protection économique aux frontières de l’Europe afin d’organiser la ré-industrialisation de la France et la reconquête du marché européen. Affirmation des principes économiques de préférence régionale, nationale et européenne et d’autonomie dans les domaines stratégiques.

2- Défense du monde paysan, de la ruralité, de notre patrimoine naturel et de notre environnement.

3- Organisation du retour au pays des populations déracinées et refus de la colonisation migratoire de peuplement ainsi que du communautarisme, destructeurs de l’identité et de l’unité nationale.

4- Application de l’exclusivité nationale en matière de prestations sociales et familiales et de la préférence nationale et européenne pour le droit au travail et le logement.

5- Affirmation du principe d’acquisition de la nationalité par la filiation et suppression du droit du sol et de la double nationalité pour les non-européens. Déchéance de la nationalité pour les criminels d’origine étrangère et expulsion à l’issue de leurs peines.

6- Maintien des libertés individuelles de conscience et de religion mais refus de l’islamisation de notre société et rejet de la charia comme principe de vie collective.

7- Rétablissement de la sécurité des biens et des personnes, de la justice et de l’ordre sur l’ensemble du territoire national.

8- Renforcement des moyens de l’armée au service de la sécurité intérieure et extérieure et mise en place d’un service civique sous la forme d’une garde nationale.

9- Réforme des institutions et des politiques européennes au profit d’une Europe indépendante et puissante composée de nations souveraines et de peuples libres, fidèle à ses racines helléniques, latines et chrétiennes. Promotion de l’histoire de France, de la civilisation européenne et refus de toute repentance

10- Rétablissement des valeurs familiales et des principes fondateurs de notre civilisation, en particulier à l’école et dans le cadre de notre politique culturelle. Mise en place d’une grande politique familiale et nataliste.

11- Rétablissement de la libre communication des pensées et des opinions. Abolition des lois liberticides et anti-françaises.

12- Rendre la parole au peuple français par l’instauration effective de la démocratie directe: Inscription dans la Constitution du référendum d’initiative populaire et du référendum véto à tous les niveaux de décision (de la commune à l’Etat). Instauration du scrutin proportionnel intégral pour toutes les élections.

Paris, le 8 Novembre 2011


Candidature de Carl LANG à l'élection… par Agence2Presse
Carl LANG, président du Parti de la France annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 lors d’une conférence de presse tenue à Paris, le 13 septembre 2011.
source: www.parti-de-la-france.fr

Christian Vanneste est interrogé dans Marianne :

Dans votre interview au journal Minute, vous déclarez «La solution qui marche c’est : pas d’ennemis à droite», vous envisagez donc une alliance avec l’extrême-droite?

Non, je précise immédiatement qu’il y a deux conditions : que l’extrême droite ne tienne plus de propos outranciers et qu’elle n’ait plus de comportement inacceptable. […]

Quand vous parlez de propos outranciers, vous pensez à quoi exactement ?

Les dérapages à jet continu auxquels on a eu droit. Les fours crématoires et autres bêtises de ce genre…

Mais ça c’était Jean-marie Le Pen…

Bien sûr mais sa fille est extrêmement agressive aussi. Cela dit on peut très bien imaginer que les gens évoluent, à partir du moment où ils deviennent raisonnables dans leurs propos et dans leur comportement, ils représentent la droite de la droite, comme cela existe dans tous les pays du monde sans que cela ne pose de problème aux droits de l’Homme ou aux grandes valeurs essentielles de la République. […]

Si Marine Le Pen prenait la tête du parti, une alliance serait-elle davantage envisageable?

Ce n’est pas une question de personne. Pour l’instant, je suis dans l’expectative. L’idéal pour la droite c’est de ne pas avoir d’ennemis à droite, comme la gauche – sans qu’on ne lui en fasse d’ailleurs jamais la remarque- ne souhaite pas avoir d’ennemis à gauche, la logique de Martine Aubry est de ne pas avoir d’ennemis à gauche. […] Je pense que dans l’évolution des choses on assiste à une sorte de modération de la partie la plus à droite de la droite. Si elle devient fréquentable, je n’exclue pas la possibilité d’une alliance. Mais c’est avec des si, mon texte est très précis, je dis bien qu’il faut qu’ils changent d’abord.

Qu’est-ce qui pourrait concrètement vous faire changer d’avis?

A partir du moment où on aura l’impression qu’une rupture a eu lieu. Par exemple, Almirante avait installé des portraits de Mussolini partout, qu’a fait Gianfranco Fini ? Il les a descendus, c’est un beau symbole. Je voudrais qu’on rompe avec certaines pratiques, certaines fréquentations douteuses. S’ils respectent la République, les droits de l’Homme, les valeurs essentielles, pourquoi pas, mais c’est loin d’être le cas.[on aimerait savoir précisément de quoi il parle, NDMJ]

Une alliance pour 2012?

Non, ce serait beaucoup trop prématuré, c’est un changement à long terme. Mais ce n’est pas de moi dont dépend le changement des attitudes. Mon hypothèse est complètement abstraite par les temps qui courent. »

Le journal Marianne nous apprend que l’économiste Jacques Sapir s’insurge contre la volonté d’Hervé Morin de sanctionner le général Desportes pour sa tribune publiée dans Le Monde sur la stratégie américaine en Afghanistan.

Une dépêche d’agence nous apprenait tard dans la soirée de vendredi que le ministre de la Défense avait engagé une procédure disciplinaire contre le général Vincent Desportes, responsable du CID (le Collège Interarmées de Défense ou ancienne « École de Guerre ») pour sa tribune libre publiée dans un quotidien du soir sur la stratégie suivie en Afghanistan.

Le général Desportes ne prenait pas position sur la guerre elle-même ni sur les buts de guerre, qu’il soutient. Il ne prenait pas position sur la stratégie française non plus. Il questionnait la stratégie américaine, ou plus exactement son ambivalence qui aboutit à une absence. Il ne faisait que remarquer, et souligner, les hésitations du président Obama. Les positions affirmées dans cette tribune ne font que traduire le sentiment d’une très large partie de l’Armée.

On peut penser ce que l’on veut de la tribune du général Desportes. Reconnaissons lui le mérite insigne d’ouvrir un débat qui est plus que nécessaire au vu de la tournure des opérations en Afghanistan. Il faut ici signaler qu’il est dans la vocation même du CID de mener de tels débats. Le général Desportes était dans sa mission et dans son droit quand il a écrit cette tribune, qui était légitime.
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Le gouvernement n’en a fait, c’est un euphémisme, aucune publicité excessive. L’accord, adopté le 18 juin, entre le ministère de l’immigration et la CGT pourrait pourtant bien constituer un tournant dans la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy.

Obtenu après huit mois de grève de travailleurs sans papiers, soutenus très efficacement par l’organisation syndicale, l’accord assouplit notablement les critères de régularisation par le travail. Officiellement en vigueur jusqu’en mars 2011, il ouvre la voie à la régularisation de dizaines de milliers de travailleurs déclarés par leurs employeurs et qui travaillaient jusqu’ici avec des faux papiers. En ce sens, il entame singulièrement le dogme sarkozyste de non-régularisation des clandestins.

Voilà qui permettra de tirer les salaires vers le bas, d’accroître encore l’immigration par le mécanisme du regroupement familial, de déraciner des familles entières, de piller les cerveaux de pays qui en ont besoin et de porter atteinte au bien commun déjà durement éprouvé de notre pays. En 1997, le cardinal Ratzinger s’était exprimé sur l’accueil des immigrants : « Notre devoir est d’aider ces gens à rentrer chez eux et à y construire une vie digne. Cela doit être la perspective. » Dernièrement, il a demandé aux catholiques du Proche-Orient, pourtant durement éprouvés, de ne pas émigrer.

Via Le Salon Beige

Le ministre du Travail Eric Woerth a écarté mercredi la possibilité d’organiser sur la réforme des retraites une « votation citoyenne ». Il estime que cela risquait de favoriser le statu quo et a rappelé sa préférence pour des consultations avec les syndicats et les partis politiques.

« Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution », a-t-il répondu, lors des rencontres pour la modernisation de l’Etat, à une fonctionnaire qui lui proposait d’organiser une « votation citoyenne », comme cela se pratique en Suisse.

Selon Claire T., le couple milliardaire a fourni des enveloppes d’argent liquide pour «arroser» des responsables de droite, dont le candidat UMP à la présidentielle de 2007. «Totalement faux», rétorque l’Élysée.

Son témoignage était attendu, et ceux qui en espéraient des révélations ne seront pas déçus. L’ex-comptable des Bettencourt s’est livrée lundi soir aux journalistes de Mediapart, après avoir témoigné le jour même devant la police judiciaire, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à la suite des révélations sur les enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt. Deux noms retiennent particulièrement l’attention dans son récit au site Internet. Le premier est déjà connu, largement cité dans ce dossier : c’est celui d’Éric Woerth, ex-ministre du Budget, actuel ministre du Travail et trésorier de l’UMP. Le second donne une nouvelle dimension à l’affaire : celui de Nicolas Sarkozy.

L’ex-femme de confiance du couple milliardaire (entre 1995 et 2008), qui se fait appeler Claire T., raconte avoir été témoin d’un étrange «défilé d’hommes politiques» à l’hôtel particulier des Bettencourt à Neuilly-sur-Seine. «Dédé (André Bettencourt, décédé fin 2007, ndlr) et il ne s’en cachait pas, a toujours financé la droite», se souvient Claire T., qui évoque des enveloppes contenant entre 10.000 et 200.000 euros. «Dédé ‘arrosait’ large», résume-t-elle. A partir de 2007, l’état de santé du milliardaire se dégradant, c’est Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt – déjà cité dans l’épisode des écoutes illégales – qui est chargé de la «distribution».

«Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe»

«Les visiteurs les plus assidus étaient des responsables du Parti républicain», précise la comptable, qui cite Edouard Balladur dont «Dédé » aurait financé la campagne présidentielle de 1995. Pour celle de Jacques Chirac, elle n’est pas sûre, mais «comme (Dédé) était généreux», ça ne «l’étonnerait pas». Il y en a un en revanche dont Claire T. est sûre, c’est l’actuel président de la République et maire de Neuilly de 1983 à 2002 : «Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée (…) C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait».

Claire T. se souvient en particulier de cette journée du 26 mars 2007. Patrice de Maistre lui demande alors d’aller retirer 150.000 euros au guichet de la banque. «C’est pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy, explique-t-il. Je dois donner de l’argent à celui qui s’occupe du financement de la campagne, Éric Woerth.» Or la comptable ne dispose que d’une autorisation de retrait de 50.000 euros par semaine. Elle se contente donc d’apporter la somme habituelle. Comme cela ne suffit pas, poursuit l’accusatrice, Maistre va chercher sur un autre compte en Suisse les 100.000 euros restant. «Ensuite, Maistre m’a dit qu’il allait dîner avec Éric Woerth afin de lui remettre, ‘discrètement’ comme il m’a dit, les 150.000 euros.» Le futur ministre du Budget et trésorier de l’UMP s’occupe alors du financement de la campagne du candidat du parti.

À l’appui de ses affirmations, Claire T. reconnaît ne pas disposer de preuves matérielles définitives. Les «carnets de caisse», qui lui servaient à consigner chaque retrait d’espèces effectué sur les comptes des Bettencourt, ont été rendus à Liliane Bettencourt au moment de son licenciement fin 2008. De toute façon, précise-t-elle, les retraits destinés aux politiques étaient accompagnés de la mention «Bettencourt», «car il ne fallait pas de trace écrite». Quelques minutes après la diffusion de ce témoignage, l’Élysée a fait savoir dans un communiqué que «c’est totalement faux». A charge désormais au juge d’instruction de recouper ces affirmations, qui donnent définitivement à l’affaire Bettencourt une furieuse allure d’affaire d’État.

– Au passage, Claire T. fait une autre révélation au sujet de Liliane Bettencourt : la milliardaire n’a selon elle «jamais eu à subir le moindre contrôle fiscal depuis au moins 1995».

– L’ex-comptable dit également quelques mots de Florence Woerth, payée «environ 13.000 euros par mois» au service des Bettencourt, «plus une prime de fin d’année de l’ordre de 50.000 euros». «Il apparaissait évident qu’elle avait été uniquement placée là parce que son mari était ministre du Budget», assène-t-elle, affirmant que Patrice de Maistre «n’était pas content d’elle». Enfin, Florence Woerth était selon elle «au courant des placements, mais pas forcément des fraudes fiscales».

Par Bruno Gollnisch,

De Gaulle mort depuis 40 ans, difficile de ne pas trouver à droite et même à gauche, une personnalité qui ne revendique pas une part de l’héritage de l’homme du 18 juin, des accords d’Evian et du refus de l’Otan. Sarkozy le premier, ces derniers mois, qui place sa démarche sous les auspices du « connétable »… tout en ramenant notre pays dans le giron de l’Alliance atlantique. Demain, un autre héritier putatif du gaullisme, Dominique de Villepin, lance son parti politique à la Halle Freyssinet (Paris, XIIIe) lors d’une manifestation « festive et populaire ». Poète à ses heures, admirateur de Napoléon, auteur d’un discours qui ne manquait pas de panache du haut de la tribune de l’Onu en février 2003 pour expliquer le « Non » de la France à la guerre en Irak, opposant au retour de la notre pays dans l’Otan, M. de Villepin, qui ne s’est jamais présenté à la moindre élection, souhaite en toute hypothèse se lancer dans l’arène pour 2012.

« J’ai décidé de créer un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous (…) au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés », avait il annoncé le 25 mars, fin « incarner une alternative à Nicolas Sarkozy». Alternative qui n’est pas cependant une nette rupture puisque les adhérents de la formation de l’ex Premier ministre pourront conserver une double appartenance, s’ils le souhaitent, lui même restant encarté à l’UMP.

« Nos militants se retrouvent sur la défense des valeurs républicaines – indépendance des pouvoirs, retour à un équilibre institutionnel – sur la justice sociale et la défense d’une France indépendante qui fasse entendre sa voix dans le monde », explique un de ses soutiens n l’x ministre de l’Outre-mer Brigitte Girardin, présidente du club Villepin.
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