En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

chômage

Les sanctions antirusses sont nuisibles aux économies européennes, notamment allemande et autrichienne, provoquant une hausse très importante du taux de chômage, d’après le quotidien autrichien Der Standard.Les pertes liées aux sanctions antirusses au sein de l’Union Européenne, qui se sont montées à 17 milliards d’euros en 2015, ont causé le gel de 400 000 emplois, affirme Günther Oswald, journaliste de l’édition autrichienne Der Standard, citant le nouveau rapport de l’Institut autrichien de recherches économiques (WIFO).

 Le gouvernement de coalition autrichien n’a jamais prôné les sanctions antirusses. En novembre dernier, le ministre fédéral de l’Économie Reinhold Mitterlehner avait déclaré que l’Autriche était opposée au durcissement ainsi qu’à la prolongation des restrictions commerciales », souligne M. Oswald.
Selon lui, la chute des prix du pétrole et la dévaluation du rouble ont également causé de graves dommages aux relations commerciales entre l’UE et la Russie.

En Autriche, un pays « compact » sur le plan économique, 7 000 personnes ont déjà perdu leur emploi, tandis qu’en Allemagne, ces mesures restrictives ont déjà touché 97 000 personnes. Continuer la lecture

L’actualité de la semaine vue par Bruno Gollnisch :
– Qui est le vrai Fillon ?
– Délit d’entrave à l’avortement : un nouveau projet de loi liberticide
– Vignette auto à Paris : haro sur l’automobiliste
– La dernière usine à cigarette de France continentale fermerait en 2017 : près de 300 personnes au chômage
– Classement européen des élèves de CM1 : la France classée 22e sur 22 en maths, 21e en sciences…
– Votes dimanche prochain en Italie et en Autriche : vers une revanche des peuples et des patriotes ?
– Directives sur les armes à feu : les honnêtes gens pris en otage

Au sommaire de ce numéro : 

• Gardons notre calme. Les désordres actuels organisés par la CGT ne peuvent pas occulter son passé qui est une longue liste de connivence et de compromission avec le gouvernement. Ils cachent, en réalité, une campagne lancée pour reconquérir des voix aux prochaines élections prud’homales. D’ailleurs pour l’État, l’ennemi public numéro 1, c’est la droite nationale.

• Les chiffres du chômage. Deux mois de baisse consécutive, un mirage qui quand on y regarde de plus près, trouve son explication dans l’organisation de pôle emplois, de ses catégories et autres vases communiquant.

• Calais abandonné par les pouvoirs publics. La jungle de Calais devait être démontée et l’état de droit devait aussi être restauré. Après une dispersion à la hâte dans toute la France de ses migrants, et avec 4 200 migrants par jour qui arrivent en Europe, elle est à nouveau remplie et faire toujours autant parler d’elle.

• Le Monténégro entre dans l’OTAN. Petite provocation à destination des Russes qui entretiennent des relations étroites avec ce pays où ils ont investi beaucoup de capitaux. Mais c’est surtout la situation en Serbie et sa partie du Kosovo qui inquiète vraiment. Une colonisation rampante s’est en effet, mise en place dans le sud de la Serbie.

Et pour finir, l’actualité du parti de la France et les prochains rendez-vous du mouvement.


Au sommaire de ce numéro :

• Le  vrai visage du FN Mariniste. La déclaration de Sophie Montel et l’autorisation de construction d’une mosquée à Hénin-Beaumont, confirment s’il en était besoin, la volonté du Néo-FN de faire table rase de son programme originel. Drague des milieux gauchistes les plus glauques et maintenant drague de l’électorat communautaire, pour le FN Mariniste, la France apaisée, c’est la France soumise.

• Commémorations de la bataille de Verdun. Les autorités n’ont rien trouvé de mieux pour honorer le sacrifice des hommes tombés à Verdun, que de leur envoyer un Rappeur qui considère la France comme un pays de Kouffars. Un mépris qui a entrainé le lancement d’une pétition pour que nos morts ne soient plus insultés.

• Le chômage tue. C’est le constat que fait l’Inserm dans une étude publiée en novembre dernier et passée à la trappe dans les rédactions, pour cause d’attentats. Une hécatombe qui n’épargne aucune catégorie sociale. Le rapport précise également l’impact du chômage sur l’avenir de la cellule familiale.

• L’affaire Böhmermann.  Une polémique à la Charlie Hebdo qui révèle surtout la faiblesse de l’Allemagne dans ses relations avec la Turquie. Une polémique qui en dit long également, sur le nouveau rapport de force entre la Turquie et l’Union européenne, suite à la signature des accords de mars, sur la gestion de la crise migratoire.

Et pour finir, l’actualité du parti de la France et les prochains rendez-vous du mouvement.

L’actualité de la semaine vue par Bruno Gollnisch :
– 30 ans après Tchernobyl : triste commémoration des erreurs passées.
– Le rapport Pieper : trop sévère contre le Président Schulz ?
– La baisse surprenante du chômage en France : un épisode éphémère ?
– La victoire du FPÖ au premier tour des présidentielles autrichiennes : une belle surprise ?
– Le transfert de Salah Abdeslam aux autorités françaises : une nécessité ?

Les hommes du Système ont eu chaud aux fesses. Gauche et droite ont révélé, de façon particulièrement spectaculaire en Nord-Pas de Calais-Picardie et en PACA, leur connivence profonde, avec le seul souci de sauver leurs prébendes (c’est ce qu’ils appellent « sauver la République »…).

Leur victoire est une victoire à la Pyrrhus : le quotidien La Provence (14 décembre) est obligé, la mort dans l’âme, de reconnaître que « le paysage politique ressemble bien à un champ de ruines ». Mais nous, nous sommes les hommes au milieu des ruines… Continuer la lecture

Le projet de loi de « super-pompe aspirante migratoire » est examiné ce mercredi en commission des lois à l’Assemblée nationale. Ce projet ne fera que confirmer ce que nous dénonçons depuis déjà plusieurs mois : le gouvernement ne fera rien pour lutter contre l’immigration massive mais, tout au contraire, l’appuiera. La France est une passoire, mais cela ne suffit pas aux doctes clercs de l’Union européenne, lesquels suivent à la lettre les injonctions de l’ONU sur les migrations. Continuer la lecture

Que diriez-vous d’un pays qui envoie la police faire feu sur des mineurs grévistes ? Cela s’est produit l’an dernier en Afrique du Sud, et on relèvera pas moins de trente-quatre morts !

L’ANC, le parti de Nelson Mandela, déclara à cette occasion : « La présence policière a […] supprimé les tensions et nous sommes ravis que le calme soit revenu ».

Que diriez-vous d’un pays où l’espérance de vie est d’un peu moins de 50 ans ? C’est la situation actuelle de l’Afrique du Sud. Et ce chiffre n’est qu’une moyenne, parce qu’il paraît que les Afrikaners vivent très vieux ! Rappelons que l’espérance de vie dans la Libye d’avant l’agression était d’un peu plus de 77 ans (78 aux États-Unis !). On trouve une espérance de vie inférieure dans des pays comme le Tchad ou le Nigéria. Même le Mozambique fait mieux !

Cinq millions de Sud-Africains, soit 11 % de la population, sont infectés par le virus du Sida, ce qui en fait le pays le plus touché au monde.

Cela donne une idée des soins qui sont portés aux habitants dans un pays qui se vante d’avoir le premier PIB d’Afrique ? Cela ne veut-il pas dire que certains s’en mettent plein les poches, pendant que la majorité n’a rien ?

Mais il paraît que les ouvriers agricoles viennent d’obtenir une hausse de salaires de 52 %… Pas mal. Petit bémol, cela met le salaire journalier à 9 € ! Deuxième bémol, les fermiers qui pourront démontrer que cette augmentation est insupportable pour leur exploitation en seront dispensés ! C’est par centaines qu’ils vont faire des recours !

L’apartheid a été un système haï par les peuples du monde, ce qui faisait de l’Afrique du Sud un pays isolé. Il n’était soutenu que par les États-Unis, qui ont une grande expérience de l’apartheid, par Israël, qui en a une pratique constante, et par la Grande Bretagne, qui trouvait cela assez naturel ! La fin de l’apartheid a été un soulagement. Mais, contrairement à de nombreuses espérances, cette fin de l’apartheid fut loin d’être la fin du capitalisme. La bourgeoisie sud-africaine, réintégrée dans le commerce mondial, a pu en tirer le maximum d’avantages. Résultat, les deux tiers des familles noires sont pauvres (et la moitié d’entre elles sont en état de sous-alimentation).

Bref, aux cérémonies qui ont suivi le décès de Nelson Mandela, il n’y avait pas beaucoup d’ouvriers ni de paysans : ils étaient au travail, sauf les 30 % qui en cherchent !

DR

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-l-afrique-du-sud-121698764.html

chomage-usa1Le nombre de nouveaux chômeurs inscrits est remonté aux Etats-Unis au cours de la semaine close le 13 juin, après quatre semaines consécutives sans hausse, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés aujourd’hui par le département du Travail à Washington. Le ministère a recensé 608.000 nouvelles demandes d’allocations en une semaine, soit 0,5% de plus que sept jours plus tôt, alors que les analystes tablaient sur 604.000 nouveaux dossiers.

Le nombre des demandes de la semaine précédente a été revu en hausse, à 605.000, au lieu de 601.000.La moyenne des inscriptions sur quatre semaines, chiffre plus représentatif d’une tendance, a baissé pour la deuxième semaine de suite, à 615.750 (-1,1%).

Les chiffres du ministère montrent par ailleurs une baisse du nombre de chômeurs indemnisés pour la première fois depuis le 3 janvier. A la date du 6 juin, ils étaient 6,687 millions, soit 148.000 de moins que sept jours plus tôt. C’est la plus forte baisse hebdomadaire constatée depuis le mois de novembre 2001. Malgré cela, en moyenne sur quatre semaines, le nombre de chômeurs indemnisés atteint un nouveau record, à plus de 6,757 millions.

Les chômeurs indemnisés représentaient 5,0% de la population active au 6 juin, soit 0,1 point de moins que la semaine précédente. Selon les derniers chiffres officiels, le taux de chômage aux Etats-Unis était de 9,4% fin mai. Le président américain Barack Obama a dit cette semaine penser que le chômage atteindrait 10% cette année, avis qui a déjà été exprimé par plusieurs responsables de la banque centrale.

batimentLe président de la Fédération Française du Bâtiment, Didier Ridoret a estimé que le secteur du bâtiment devrait perdre environ 30.000 emplois en 2009. « Le recul est de 17.000 personnes au premier trimestre, 8.500 salariés et autant pour les intérimaires », a-t-il déclaré à la presse en marge de la deuxième édition des « 24 heures du Bâtiment », organisée par la FFB à Paris-Bercy. « On a un ralentissement assez faible dans la rénovation (-2%), mais la situation est tendue dans la construction neuve ».

La baisse d’activité en 2009 s’élèverait à environ 4%. « Cette situation doit être l’occasion de nous remettre en question, et de nous tourner vers de nouveaux marchés liés à l’environnement, vers une nouvelle demande. Une crise, c’est des opportunités, c’est l’occasion de rebondir », a jugé le président de la FFB. « On n’a jamais eu cette opportunité d’avoir autant de marchés dans les années à venir. On va monter en puissance dans l’accompagnement de nos adhérents, pour les tourner vers ces métiers qui découlent du Grenelle de l’Environnement ».

recession-cartoonLa croissance, selon Sarkozy, on allait la chercher avec les dents.
Quelques mois plus tard, les présomptueuses déclarations sur l’efficacité du volontarisme politique se sont brisées sur le mur des réalités.

La croissance: encore une promesse qu’il n’aura pas tenue

Après une chute de 1,1% au dernier trimestre 2008, la croissance sera de nouveau négative ce trimestre, le chiffre officiel devrait tomber dans la journée.

Ce deuxième trimestre consécutif de baisse porte un nom en langage économique : la récession.

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne tablent sur une chute du PIB français de 3,0% en 2009.

inde2« C’est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d’autres sites (…) C’est la stupidité de la loi », se justifie le PDG de la société de textile.

Un chef d’entreprise textile de Castres (Tarn) a dénoncé « la stupidité de la loi » sur les reclassements dans un entretien au quotidien La Dépêche du Midi, vendredi 8 mai. Il avait suscité un tollé après avoir récemment proposé à neuf salariés un reclassement en Inde pour 69 euros par mois.

Carreman emploie 90 personnes à Castres, son siège social, et compte une autre unité en Ariège, une en Roumanie et une en Inde. Après sa décision de licencier neuf de ses salariés tarnais, l’entreprise leur a proposé un reclassement dans une autre usine du groupe en Inde.

Ces dernières années, les propositions de reclassement dans des pays à bas coût de main d’oeuvre se sont répandues. En avril, l’équipementier automobile rennais La Barre Thomas (ex-CF Gomma) a proposé à des techniciens des reclassements en Pologne pour environ 700 euros brut par mois.
Indépendamment des reclassements, il y a un an, une offre d’emploi d’informaticien « low cost » basé à Pondichéry en Inde pour 160 à 320 euros par mois, publiée par l’ANPE, avait aussi déclenché une polémique.

chomage2Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a pronostiqué ce soir « une crise sociale » en Europe du fait de la forte hausse attendue du chômage, et exhorté les entreprises à éviter les « licenciements massifs ».

« Nous allons vers une crise sociale puisque crise de l’emploi il y aura » cette année et l’an prochain en Europe, a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

« Tous les efforts doivent être orientés vers l’encadrement social et économique de cette situation », a-t-il ajouté, en invitant les gouvernements à amortir le choc pour les salariés appelés à perdre leur emploi.

Il a dans ce contexte appelé les chefs d’entreprise européens à éviter « les licenciements massifs et prématurés », en ayant recours en priorité au chômage partiel en cas de difficulté, et à faire preuve « de responsabilité sociale ».

Dans ses dernières prévisions publiées lundi, la Commission a indiqué s’attendre à une perte de 8,5 millions d’emplois en 2009 et en 2010 dans l’UE. Elle table sur une forte hausse du taux de chômage à 9,9% en zone euro cette année, puis à 11,5% en 2010, avec des pointes à 20,5% en Espagne l’an prochain, et 12,1% en Irlande.

chomage1La Banque d’Angleterre (Bank of England, BoE) a annoncé avoir voté à l’unanimité en avril le maintien de son taux directeur à 0,50% et la poursuite des mesures d’assouplissement quantitatif décidées en mars selon les minutes de la réunion publiées aujourd’hui.

« Le but de cette décision était de fournir des liquidités et de soutenir le prêt et la consommation tout en gardant l’inflation près de son objectif de 2% », note le document.

Après six mois de baisses consécutives, la BoE a choisi en avril de faire une pause et confirmé la poursuite du rachat d’actifs via son programme d’assouplissement quantitatif.

Lors de sa réunion de mars, la Banque s’était en effet lancée dans une politique consistant à créer de la monnaie en rachetant des obligations d’Etat ou d’entreprises à des organismes financiers. Elle s’était donné trois mois pour racheter 75 milliards de livres (83 milliards d’euros) de ces actifs.

La BoE a précisé qu’elle avait procédé au rachat de 26 milliards de livres d’actifs, sur ce programme de 75 milliards, et indiqué qu’elle comptait le poursuivre pendant encore deux mois, comme prévu.

Relevant des signes de stabilisation (immobilier, conditions de crédit…), la Banque souligne toutefois « la persistance d’un risque pesant, à la baisse, sur la croissance de l’économie nationale ».

Prenant la suite de plusieurs interventions, comme celle du nouveau membre Paul Fisher, qui a estimé mardi que le pire de la crise n’était pas passé, lors de son audition inaugurale devant la Commission des finances du Parlement, les minutes ont réitéré les mises en garde.

« Il est trop tôt pour être sûr que les améliorations observées vont continuer, beaucoup d’indicateurs étant très volatils d’un mois sur l’autre et susceptible d’autres chocs » précise le document.

Preuve, s’il en fallait, que le Royaume-Uni reste plongé dans une récession inquiétante, les chiffres de l’emploi ont confirmé mercredi une nouvelle hausse du chômage à 6,7% sur les trois mois achevés en février, contre 6,1% sur les trois mois précédents.

« Une hausse du chômage pourrait provoquer de plus amples reculs de la confiance et des ajustements de la dépense des ménages » soulignent justement les minutes, insistant en outre sur l’observation de l’évolution des prix dans les décisions de politique monétaire.

Le prochain rendez-vous de la BoE aura lieu le 6 mai prochain tandis que le rapport trimestriel sur l’inflation sera publié le 13.

« Ce rapport permettra de réévaluer l’impact de la dépréciation de la livre sterling et de la capacité de réserve des entreprises et du marché du travail sur les prix » expliquent les minutes, alors que les menaces de déflation pourraient resurgir.

chomage-usaLe président de la Réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher, a estimé aujourd’hui que le taux de chômage aux Etats-Unis pourrait dépasser les 10% d’ici la fin de l’année.

« Je prévois que le taux de chômage continue de monter jusqu’à un niveau qui pourrait être supérieur à 10% d’ici à la fin de l’année », a déclaré M. Fisher lors d’un discours prononcé à Tokyo.

M. Fisher a par ailleurs estimé que le produit intérieur brut américain s’était contracté au premier trimestre « à un rythme très similaire » à celui du dernier trimestre, selon le texte de son allocution remis à la presse à Washington.

Le PIB américain a reculé de 6,3% en rythme annuel au quatrième trimestre 2008 et M. Fisher avait déjà déclaré la semaine dernière penser que « le premier trimestre a été aussi mauvais ou peut-être légèrement pire que le quatrième ».
Selon les derniers chiffres officiels, le taux de chômage américain s’est établi à 8,5% en mars, son plus haut niveau depuis novembre 1983.

Dans ses dernières prévisions publiées en février, la Réserve fédérale table sur un chômage compris entre 8,5% et 8,8% d’ici à la fin de l’année.
M. Fisher dirige la Fed de Dallas (Sud des Etats-Unis), l’une des treize antennes régionales de la banque centrale américaine. Il ne siège pas cette année à son Comité de politique monétaire.

faillite11Les faillites d’entreprises ont fortement augmenté en Suisse au premier trimestre et l’allongement des délais de paiement pourrait rendre la situation encore plus critique, a estimé mercredi le cabinet Dun & Bradstreet dans une étude.

Le nombre de sociétés en liquidation judiciaire a augmenté de 28% entre janvier en mars, par rapport à la même période l’année précédente, selon l’étude. Au total, 1.192 entreprises ont mis la clé sous la porte.

Parmi les secteurs particulièrement touchés par cette évolution, figurent les artisans, la restauration et le commerce de détail.
L’évolution est particulièrement inquiétante au mois de mars, avec un nombre record de 451 sociétés en faillite, un chiffre inégalé depuis mars 2003.

« L’évolution actuelle n’est pas surprenante », a précisé le cabinet. Pour Dun & Bradstreet, l’allongement des délais de paiement, de 14,8 jours début 2008 à 21,9 jours sur les premiers mois de l’année, démontre « que les problèmes de liquidités s’accumulent pour de plus en plus d’entreprises ».

Cet allongement « peut entraîner un effet domino qui accélérera encore davantage la spirale négative » du ralentissement économique, a prévenu le cabinet.
Au seul mois de mars, les faillites ont bondi de 44%, note Dun & Bradstreet. « Une telle progression n’avait pas été observée depuis 2002 avec l’éclatement de la bulle +dotcom+ », selon l’étude, qui s’attend au premier semestre à une hausse de 25% des faillites.

La Suisse, dont l’économie est fortement orientée vers l’exportation, a été touchée de plein fouet par la crise économique mondiale.
La banque centrale, après avoir drastiquement corrigé à la baisse ses prévisions de croissance, table désormais sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 2,5% à 3% pour l’année en cours, contre -0,5% et -1% prévus jusqu’à présent.

dollar2Mars a été un nouveau mois terrible pour l’emploi aux Etats-Uni, avec 663.000 postes de travail supprimés, ce qui a fait bondir le chômage de 0,4 point, à 8,5%, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnière publiés aujourd’hui.

La monnaie américaine reculait face à l’euro aujourd’hui vers 12H30 GMT, l’euro cotant 1,3471 dollar, après la publication de ces chiffres sur l’emploi.

recessionLes graphiques établis par l’OCDE pour faire le point sur la situation à l’approche du G20 permettent de juger rapidement de l’ampleur exceptionnelle d’une récession à l’échelle mondiale que les analystes de l’organisation décrivent comme « la plus profonde et la plus synchronisée de mémoire d’homme ».

Activité économique, production industrielle, commerce international, crédit, secteur immobilier, chômage, déficits budgétaires, tous les indicateurs sont – ou vont – passer au rouge. Cette crise est déjà plus forte que celles qui avaient suivi les deux chocs pétroliers, et l’OCDE prévoit qu’elle devrait s’aggraver encore durant l’année, provoquant une contraction de l’activité comprise en 4 et 7% sur l’ensemble des pays appartenant à l’organisation. Une grande incertitude continue de régner, jugent les analystes, car les prévisions publiées dépendent de la réussite de l’assainissement du secteur financier avant la fin de l’année. Mais comme le notait Munchau, l’OCDE s’inquiète que le ralentissement ne détériore encore la solvabilité des établissements et elle précise que ses prévisions pourraient également être remises en cause par une crise monétaire ou une crise bancaire touchant les pays européens de l’est ou les pays émergents. Nous avons sélectionné les principaux indicateurs publiés par l’OCDE.

pinaultFrançois-Henri Pinault, président du groupe de distribution et de luxe PPR et l’un des plus grands patrons français, a été bloqué dans un taxi ce mardi pendant une heure par une cinquantaine de ses salariés à Paris avant d’être dégagé par la police.

Le président de PPR (Fnac, Printemps) a été bloqué à sa sortie d’un comité d’entreprise européen dans un quartier de l’ouest de Paris, entre 18H00 (16H00 GMT) et 18H55.
Les forces de police sont alors intervenues pour que le véhicule puisse poursuivre son chemin.

Deux enseignes du groupe, la Fnac et Conforama, touchées par la baisse de la consommation en France en raison de la crise, ont annoncé le 18 février des « plans d’économies » qui pourraient se traduire au total par la suppression de 1.200 postes.

Les opérations de salariés en colère contre des patrons qu’ils privent de leur liberté de mouvement se sont multipliées ces dernières semaines en France.

A Grenoble (centre-est), quatre dirigeants du groupe américain Caterpillar étaient retenus mardi soir par des salariés qui réclament de meilleures conditions de licenciements.

La semaine dernière, le directeur d’une usine de l’américain 3M avait été retenu plus d’une journée dans le centre de la France, où 110 licenciements avaient été annoncés.

A la mi-mars, c’est le patron de Sony-France et trois cadres dirigeants du groupe japonais qui avaient été retenus pendant 24 heures par des employés d’une usine du sud-ouest, condamnée à la fermeture.

caddie_videLa consommation des ménages français a reculé de 2% en février, partant à leur tour à la baisse après un rebond en début d’année qui faisait exception.

Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés avaient crû de 1,7% en janvier, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (Insee). Ce résultat faisait de la France le seul pays développé à enregistrer une progression sur un an.

Cette fois, les dépenses ont notamment baissé de 3,2% dans le commerce de détail. Seuls les achats d’automobiles ont progressé, de 0,2%, après avoir crû de 2,7% en janvier, dopés par la prime à la casse mise en oeuvre par le gouvernement.
« L’exception française n’aura donc duré que quelques mois, la consommation rentrant désormais dans le rang de la morosité internationale », a relevé l’économiste Marc Touati, de Global Equities.

Le décrochage de la consommation en février s’explique par le recul du pouvoir d’achat et le faible niveau de confiance des ménages avec la hausse très rapide du chômage, ainsi que par la chute du crédit à la consommation (- 16,9% en février sur un an), a noté Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès.

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