En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Champs-Elysées

Visiblement, il ne fait pas bon, au pays de Hollande, de crier sur les Champs-Élysées « Hollande démission », surtout un jour de 14 Juillet ! C’est pourtant ce que fait, chaque année, David Van Hemelryck, avec une sacrée ténacité. Mais à neuf mois de la présidentielle, les consignes sont claires…

« On arrive sur le boulevard sans retard pour voir défiler le roi de Zanzibar. Et, sur-le-champ, on est refoulé par les agents… On n’est pas là pour se faire engueuler. On est là pour voir le défilé », chantait Boris Vian…

Et à la fin, même le journaliste de Boulevard Voltaire trinque !

Source:  Boulevard Voltaire

Mouvement du 14 juillet 2015 à Paris après le défilé militaire à l’appel du Conseil National de Transition (CNT) et d’autres organisations citoyennes pour prendre le pouvoir des institutions et renvoyer François Hollande et le gouvernement socialiste.
La manifestation a commencé en début d’après-midi devant l’Assemblée Nationale puis s’est mise en mouvement en direction de la Concorde. D’importantes forces de police et de gendarmerie étaient déployées pour stopper cette manifestation. Jusqu’en début de soirée, l’avenue des Champs Elysées était fermée et un important secteur autour du Palais de l’Elysées était fermé à la circulation automobile et piétonne.

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Extrait de l’éditorial d’Eric Letty dans Monde & Vie :

« La condamnation de Nicolas Bernard-Buss, prisonnier politique, en est exemplaire. Elle est significative aussi de la panique du gouvernement devant une forme d’opposition à laquelle il ne s’attendait pas, qui ne s’exprime pas par la voix attendue des partis minoritaires mais surgit de la société civile, autrement dit du peuple, que nos politiciens républicains ne connaissent pas et obscurément redoutent.

Les partis d’opposition ne sont dangereux qu’à l’époque des élections, quand le nombre de gamelles disponibles est inférieur à celui des ventres et des appétits. On a de nouveau pu le vérifier au lendemain du vote de la loi Taubira : certaines des plus « grandes gueules » de la droite parlementaire étaient prêtes à composer avant même que le texte ne fût adopté. Ainsi, Hervé Mariton a proposé le contrat d’Union civile, puis regretté que dans sa ville de Crest, un couple de lesbiennes n’ait pas fait appel à ses bons offices pour le « marier ». Puisque c’est légal, mon bon… Aujourd’hui, il se propose d’aller visiter Nicolas dans sa prison, pour lui apporter son soutien, bien sûr, mais aussi lui expliquer que l’heure est venue de rendre les armes et de laisser agir nos braves parlementaires : la cuisine politique, c’est un métier, n’est-ce pas ? Parfois même un « business ».

Pour le gouvernement, ces veilleurs, hommen, campeurs et autres Antigones qui le harcèlent, qui conspuent ses ministres à chacun de leurs déplacements, dont les logos, les banderoles et les calicots apparaissent où on ne les attend pas, lors des inaugurations de chrysanthèmes, des rencontres sportives ou des interviews présidentielles, sont beaucoup plus embêtants. Ceux-là ne lâchent rien. Et ils sont dangereusement imaginatifs et réactifs, comme vient encore de le montrer, au lendemain de l’incarcération de Nicolas, l’invention des « veilleurs debout » qui se relaient, reproches vivants et muets, à la porte du grand quartier général de la justice couchée, place Vendôme.

Parce qu’il ne sait plus comment les arrêter, le pouvoir tente de les décourager par une répression imbécile, vexatoire et aussi totalitaire que l’idéologie socialiste. Voilà si longtemps que nos gouvernants ne savent plus à quoi ressemble le courage qu’ils ont oublié qu’en le confrontant à l’injustice, on obtient le même effet qu’en jetant de l’alcool sur le feu : la colère flambe.

Loin de briser l’opposition, l’inique emprisonnement de Nicolas l’a dynamisée, comme n’ont cessé de l’aviver la répression inepte, le gazage des enfants, les arrestations arbitraires, les gardes-à-vue abusivement prolongées, les matraquages et les condamnations. Faut-il que ceux qui prétendent les gouverner méprisent les Français, pour croire qu’ils plieront devant leurs abus de pouvoir !

Juillet est déjà là et François Hollande doit faire des cauchemars à l’idée de devoir bientôt descendre les Champs-Elysées entre deux foules de Français scandant le nom de Nicolas. Ce 14 juillet 2013, il sera difficile de se défiler, M. le président… »

Michel Janva

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