En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

avortement

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Le 17 janvier la loi Veil a soufflé ses quarante-deux bougies lugubres. En l’espace d’un peu plus de quatre décennies ce sont huit à dix millions d’enfants à naître qui ont été tués, éventrés, aspirés dans le ventre de leur mère. En toute légalité. Et cet acte horrible est même remboursé par la Sécurité sociale comme s’il s’agissait d’une maladie. D’abord à 70 % par la loi Roudy en 1982 et depuis avril 2016 à 100 %, non seulement l’acte chirurgical lui-même mais tout ce qui le précède et le suit. L’échographie du bébé d’une femme qui veut mener sa grossesse jusqu’à son terme est actuellement moins remboursée que celle d’un bébé destiné à être froidement éliminé. Cela suffirait à soi seul à condamner notre société.

Comme toujours dans ces questions l’ennemi avance masqué et procède par étapes. La loi Veil réservait officiellement l’IVG, un pudique acronyme qui cache un acte horrible, aux cas de détresse, un entretien préalable était également obligatoire, ainsi qu’un délai de réflexion. Au fil des années toutes ces restrictions uniquement destinées à faciliter l’adoption de la loi du 17 janvier 1975 ont disparu les unes après les autres : l’entretien préalable et l’autorisation parentale pour les mineures ont été supprimés en 2001, la notion de détresse a été abrogée en 2014, la clause de conscience pour les responsables de service de gynécologie et d’obstétrique des hôpitaux publics a été supprimée tandis qu’a été réduite celle des médecins qui ont l’obligation de communiquer à la femme des noms de praticiens pratiquant l’avortement (loi Aubry de juillet 2001), le délai de réflexion a, quant à lui, été éliminé en janvier 2016. Pour l’achat d’un bien, d’une voiture, d’un logement, d’un appareil électro-ménager le consommateur a un délai de sept jours pour se rétracter mais une femme peut avorter sans aucun délai. Pour les quarante ans de la loi Veil, l’Assemblée nationale a voté le 26 novembre 2014 par 143 voix contre 7 une résolution pour « réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe ». L’avortement n’est donc même plus considéré comme un pis aller, un mal inévitable (discours tenu dans les années 1970) mais comme un droit fondamental, une conquête fantastique, le symbole magnifique de la liberté et de l’émancipation féminines.
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Présent à la Marche pour la Vie, Alain Escada, président de Civitas, répond aux questions de MPI-TV. Il souligne qu’avec ses millions d’enfants mis à mort depuis l’instauration de la loi Veil, l’avortement est un génocide, un crime contre l’humanité, contre la Patrie et contre Dieu.

Alain Escada demande aussi aux participants à la Marche pour la Vie de faire preuve de cohérence. Il dénonce les « politicailleries » de François Fillon et consorts, qui prétendent être contre l’avortement à titre personnel mais pas en tant qu’élu politique.

La Croix a recueilli le témoignage de femmes ayant avorté et revenant sur l’itinéraire humain et spirituel qui les a conduites à sortir de leur « prison intérieure ».

Hélène (1), 46 ans, n’aurait jamais pensé que cela pourrait lui arriver. Il y a dix ans, cette catholique pratiquante a avorté. « J’ai passé des nuits impossibles. Je me souviens de ce matin où, réveillée par l’angoisse, je priais : “Seigneur, je sais ce qui va m’arriver, mais je n’ai pas d’autre choix”. » Hélène avait bien songé aux conséquences. Mais cela restait pour cette célibataire « théorique » et elle n’imaginait surtout pas le « cataclysme » qui allait suivre. Cet « effondrement complet », la sensation d’y « avoir laissé (sa) peau » : « J’ignore lequel de nous deux est le plus mort, si c’est l’enfant ou si c’est moi. »

Prendre conscience de condition humaine

Pour Natacha, tomber enceinte à 22 ans, au faîte de ses études, était tout simplement inenvisageable, même si elle était amoureuse. « Cela s’est fait de manière très naturelle » et la vie a repris son cours pour cette jeune artiste élevée dans une famille juive non croyante.

Mais un an et demi plus tard, alors qu’une amie regardait la photo de son passeport dans le métro, cette pensée lui est venue, comme un « coup de poing »« Tiens, à l’époque de cette photo, j’étais enceinte. » Âgée aujourd’hui de 43 ans, Natacha raconte avoir plongé dans une longue dépression, tourmentée par cette « soudaine prise de conscience » de sa « condition humaine » : « Je n’avais pas arrêté une vie, mais celles peut-être de dizaines, de centaines de personnes, enfants, petits-enfants… »
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Bruno Gollnisch, eurodéputé FN, est l’invité de Face à Face. Il évoque son rôle au sein du Front national et la stratégie du parti de Marine Le Pen pour la prochaine présidentielle sans éviter les sujets du moment avec Jean-Marie Le Pen, l’IVG…

Source: tlm.tv

A l’issue de la discussion générale sur l’extension du délit d’entrave à l’avortement, Jacques Bompard, en plus de ses 53 amendements, a prononcé un discours dans lequel il rappelait que les députés seraient tous jugés.
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Jeudi 1er décembre, sera discutée au Parlement français la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse »
La Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie appelle à une journée de prière et de jeûne, jeudi 1er décembre. Une journée appelant la bénédiction de Dieu sur nos familles et non la malédiction par cette loi qui se prépare. Demandons pardon pour les avortements commis cette année : confessons-nous ! Demandons la Nourriture dont nous avons besoin pour ce combat en faveur de la vie et de la famille : allons à la Messe. Repoussons le Mal de manière déterminée : « Va t-en Satan » ; rejoignons tant de femmes, d’hommes qui sont dans la détresse, l’abandon, la souffrance face à l’avortement : nous jeûnerons. Pour que l’Espérance leur soit rendue, à travers un regard de Miséricorde, la Vérité, sans compromis.
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L’actualité de la semaine vue par Bruno Gollnisch :
– Qui est le vrai Fillon ?
– Délit d’entrave à l’avortement : un nouveau projet de loi liberticide
– Vignette auto à Paris : haro sur l’automobiliste
– La dernière usine à cigarette de France continentale fermerait en 2017 : près de 300 personnes au chômage
– Classement européen des élèves de CM1 : la France classée 22e sur 22 en maths, 21e en sciences…
– Votes dimanche prochain en Italie et en Autriche : vers une revanche des peuples et des patriotes ?
– Directives sur les armes à feu : les honnêtes gens pris en otage

Wojciech Murdzek est député du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, ancien maire de la ville de Swidnice, catholique et résolument pro-vie. Il répond à Olivier Bault dans Présent pour parler du projet de loi citoyen contre l’avortement, rejeté par la Diète avec les voix du PiS début octobre :

Unknown-59Comment avez-vous voté vous-même et comment expliquez-vous ce vote du PiS, qui a beaucoup déçu les milieux pro-vie en Pologne ?

J’ai voté comme la majorité. C’était un des votes les plus difficiles pour notre conscience. Il aurait été plus facile pour moi, vu mes convictions personnelles, de voter en faveur de cette loi « Stop à l’avortement ». Cependant, nous avons une responsabilité globale pour ce qui se passe dans notre pays. Or, dans l’ambiance complètement hystérique qui régnait et avec le problème toujours non réglé de notre conflit avec le tribunal constitutionnel – qui aurait eu à se pencher sur cette loi et l’aurait très certainement rejetée – il était difficile de prendre une autre décision. Beaucoup d’entre nous avaient aussi un problème avec la clause du projet de loi qui prévoyait des sanctions pour les femmes qui se feraient avorter. Notre décision a beaucoup surpris et nous a coûté, puisqu’elle nous a attiré la critique de gens qui nous sont normalement favorables. Mais on a bien vu, après, que le ballon s’est dégonflé. Il semble qu’il vaut mieux, comme nous le faisons, commencer par prendre des mesures en faveur des familles et des femmes en situation difficile.

J’espère bien que nous reviendrons sur ce sujet, car la loi actuelle qui régule l’avortement nécessite d’être améliorée, mais que nous le ferons de manière mieux préparée, en en discutant plus calmement. Il y a déjà de nouvelles initiatives citoyennes, mais qui renoncent à vouloir sanctionner les femmes elles-mêmes.Nous parlons ici de situations très difficiles et ajouter des sanctions pénales au drame de ces femmes n’est pas la bonne solution. Le but ultime est de protéger la vie, et il ne s’agit pas d’adopter des règles qui permettront aux politiciens d’avoir la conscience tranquille alors que les avortements continueront d’avoir lieu, mais à l’étranger ou de manière illégale en Pologne. Nous devons donc chercher à réduire le nombre d’avortements de manière réelle, et non pas conduire un jeu politique. […] »

Michel Janva dans Le Salon Beige

 

Samedi 2 avril 2016 se tenait le traditionnel rosaire de SOS Tout-Petits en réparation des crimes d’avortement non loin de la maternité Baudelocque à Paris.

MPI-TV vous propose d’entendre quelques moments de l’allocution du Dr Xavier Dor.

Communiqué de Monseigneur Marc Aillet:

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)

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Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique.

Il est en effet surprenant de constater la vigueur avec laquelle le gouvernement engage de nombreux moyens pour faire taire –non seulement le délai de réflexion légal pour les femmes- mais la réflexion autour de l’avortement elle-même, à grand renfort de campagnes médiatiques et aux frais du contribuable.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient souvent trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes » fréquemment instrumentalisé. Il est tout autant regrettable de constater que la violence des propos dont on accuse régulièrement les défenseurs de la vie n’est que la pâle expression de la violence –occultée mais bien réelle et physique- vécue par les enfants à naître et leur mère à l’occasion d’un acte d’avortement. Violence létale pour les premiers, et conséquences souvent dramatiques pour les secondes dont les issues psychologiques voire physiques ne sont malheureusement pas assez prises en considération.

« Le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère. Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ?

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. A la suite du pape François qui disait à l’occasion de ses vœux au Corps diplomatique en 2014 : « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur », nous appelons au droit à la vie pour tous, de la conception à la mort naturelle. Et au droit à l’avis.

+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

« Et je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? […] Car l’enfant est le plus beau présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde entier. Dieu vous bénisse !» (Mère Teresa, Discours à Oslo lors de la remise de son Prix Nobel)

Il y a quelque temps, j’ai reçu un témoignage d’un étudiant en médecine qui a préféré ne pas laisser son nom. Il venait d’être témoin d’un avortement dans le cadre de sa formation. Profondément troublé, il a voulu en parler à quelqu’un. Il était hanté par ce qu’il avait vu.

L’étudiant commence en disant qu’il était fermement dans le camp pro-choix avant d’assister à cet avortement : Continuer la lecture

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