Altermedia France-Belgique

En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

AMSTERDAM – Gretta Duisenberg « heeft zich opzettelijk voor joden (en voor vele anderen) krenkend en kwetsend uitgelaten ». Wat zij heeft gedaan, is « bijdragen aan het vergiftigen van de atmosfeer waarin het publieke debat moet plaatsvinden en bijdragen aan het verval van normen en waarden ». Wordt Duisenberg dus strafrechtelijk vervolgd ? Nee.

Aldus de Amsterdamse discriminatie-officier Paul Velleman in een dit weekeinde verzonden brief, waarin hij ongebruikelijk uitvoerig en gepeperd motiveert waarom de klachten zijn afgewezen die de advocaten Herman Loonstein en Abraham Moszkowicz hadden ingediend tegen de vrouw van de president van de Europese Centrale Bank.

Loonstein en Moszkowicz gaan in beroep bij het Amsterdamse gerechtshof. « Ik voel me daarbij sterk gesteund door de argumentatie die de officier heeft gegeven », aldus Moszkowicz. « We hoeven alleen de beoordeling van Velleman te gebruiken », reageert Loonstein.

Gretta Duisenberg heeft bezwaar aangetekend bij Velleman tegen de motivering, die zij « grievend en beschadigend » noemt. Zij noemt de brief « merkwaardig », omdat noch zijzelf, noch mogelijke getuigen in het vooronderzoek zijn gehoord. Zij is verheugd dat strafvervolging achterwege blijft, maar acht zich door « de negatieve sanctie » gestigmatiseerd.

Moszkowicz, die zag aankomen dat het OM niet tot vervolging zou overgaan, had nadrukkelijk om een uitvoerige motivatie gevraagd. « Het is een felle brief geworden, en nu mag het hof de juridische mogelijkheden aangeven. »

Het gaat om twee op zichzelf staande klachten, één van Moszkowicz namens enkele leden van de joodse gemeenschap, en één van Loonstein namens 44 « bloedverwanten in de rechte lijn van overledenen die in één van de nazi-vernietigingskampen zijn omgebracht », onder wie Loonstein zelf, Abraham en Max Moszkowicz en Bob Smalhout.

Beide klachten waren gericht tegen een opmerking van Gretta Duisenberg voor de radio. Op de vraag hoeveel handtekeningen zij verwacht voor haar petitie tegen de bezetting door Israël van de Palestijnse gebieden, antwoordde zij : « Zes miljoen », volgens de klachten « gevolgd door gelach ».

« Mevrouw Duisenberg noemt na enig nadenken een getal dat in het kader van haar handtekeningenactie (…) buiten iedere proportie is, edoch dat in relatie met Israël zonder twijfel het holocaustgetal is », aldus Velleman. « Zij noemt dit getal pzettelijk, want na enig nadenken. Tevens is zij zich kennelijk bewust van de speciale betekenis van dit getal, gezien haar lachje achteraf. »

« Het noemen van dit getal is krenkend, omdat dit getal, dat staat als symbool voor de opzettelijke uitroeiing van het joodse volk, door mevrouw Duisenberg gebruikt wordt in een actie gericht tegen de joodse staat », zo onderbouwt Velleman zijn conclusie. « Opmerkelijk daarbij is dat zij er in haar kritiek op de staat Israël kennelijk niet voor terugschrikt om joden in Nederland te treffen. »

Maar « in strafrechtelijke zin », stelt Velleman vast, heeft Gretta Duisenberg joden niet belasterd of kwaad over hen gesproken; evenmin heeft zij « aangezet tot discriminatie of haat ». Dus levert haar uitlating, « ondanks het boosaardige karakter, geen strafbaar feit op ».

In oktober had Stop de Bezetting verontwaardigd op de klachten gereageerd: « Het is diep treurig dat tegenstanders met relletjes, roddels en ruzie trachten Gretta Duisenberg in een kwaad daglicht te stellen. »

Gretta Duisenberg heeft ook een klacht ingediend: tegen Willebrord Frequin, die vrijdag een enorme Israëlische vlag over haar huis had uitgespreid.

(© Het Parool, 23-12-2002)

BASTIA – Quatre attentats ont été revendiqués par téléphone auprès de la gendarmerie de Haute-Corse, a-t-on appris dimanche (29 dec 02) de sources proches de l’enquête.
Une voix féminine a revendiqué quatre attentats au nom d’une organisation jusqu’ici inconnue, Resistanza Corsa, en citant la lutte contre la drogue, la délinquance, la présence d’étrangers en Corse. L’interlocutrice a notamment fait référence à une altercation qui s’est déroulée voilà quelques jours entre deux élèves d’un collège de Bastia et des Maghrébins.
On ignorait encore dimanche midi les actions en question. Si l’organisation était jusqu’ici inconnue, les mots « Resistanza Corsa » avaient été tagués il y a quelques semaines sur la façade de la mairie de Lucciana (Haute-Corse) visée par un attentat.
Peu avant cet appel anonyme, un attentat avait par ailleurs été commis dans une rue du vieux Bastia où vivent de nombreux Maghrébins. Une charge explosive d’un kilo a explosé samedi à 23h10 dans le hall d’un immeuble, sans faire de blessés.
(AP)

« Billet d’humeur » du 05 avr 02, publié sur le site du magazine BelSef.

Après avoir attaqué Israël le jour de Kippour, les Palestiniens ont attaqué des civils le jour de Pessah. Les Egyptiens s’en étaient pris à Tsahal, l’armée d’Israël. Les Palestiniens s’en prennent à des civils, hommes, femmes, enfants. Plus de cent vingt Israéliens assassinés durant le mois de mars. Dont quinze enfants de moins de trois ans. Dont cinq rescapés de l’Holocauste. Depuis le début de l’intifida voulue par Arafat, il y eu, proportionnellement plus d’Israéliens tués par les Palestiniens que des Américains lors des attentats du 11 septembre 2001.
Et pourtant c’est Israël que l’on condamne !
Ils ont osé profaner des endroits saints. S’attaquer à des synagogues à Lyon, Strasbourg, Marseille et Anderlecht, à Bruxelles, à un cimetière, celui de Strasbourg.
L’intifida est exportée et des jeunes (et peut-être moins jeunes) fanatisés par un discours incendiaires de « religieux » irresponsables, s’attaquent, sans grands risques, à ces lieux de culte, de repos.
Ils ont osé, eux qui ne connaissent pas l’histoire, s’en prendre à ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis, les Juifs. J’ai encore en tête l’interview de ce jeune réalisée par la RTBF, la télévision belge, à l’occasion de l’émission Lieu Public. Son âge, 16, 17 ans d’après le timbre de sa voix. Le visage masqué par la kefiya palestinienne, ce gosse affirmait : « C’est une race qui ne mérite pas de vivre » dit-il en parlant des Juifs.
Tant que les médias laisseront passer de tels dérapages sans s’en indigner (leur nouveau dieu est l’Audimat), tout est permis. Ils oseront tout, assurés de l’impunité.
Malgré tout, Israël tend une main de paix aux Palestiniens et leur dit : arrêtez la terreur. Faisons la paix. Malgré tout les Juifs européens tendent une main de paix envers les communautés musulmanes et leur disent : arrêtez ce discours de haine. Nous devons vivre ensemble, côte à côte. Ne faisons pas le lit de l’extrême droite.
Ils ont osé ! Et si, pour une fois, ils osaient la paix ?

Oui, « ils » ont osé… Tendre la main aux musulmans « fanatisés », du moment que cette paix s’établit au détriment des « goïm » européens qui refusent la politique d’immigration imposée et l’islamisation de leur société.

Dannii MINOGUEPlus clairement encore que Sean Connery, Mel Gibson et Jodie Foster, Dannii Minogue, 31 ans, sœur de Kylie, affronte les média en critiquant ouvertement la politique d’immigration.

Dans une interview menée par Simon Kelner, l’éditeur du journal « The Indépendant », Dannii a heurté l’« establishment » par sa vision franche du déclin des sociétés britannique et australienne, déclin qu’elle attribue au multiculturalisme.

« Ce pays est dans un état épouvantable » a-t-elle affirmé tout en plaignant ceux qui, dans les faubourgs, ne peuvent constamment assurer la sécurité de leurs enfants. Elle a continué en justifiant la popularité de Jean-Marie Le Pen qui « a touché une corde sensible des Français« . Bien entendu, Kelner a dénoncé ces propos incorrects.

L’industrie du spectacle a joué un rôle moteur dans la propagande multiculturelle et la diffusion d’obscénités politiques sur un auditoire crédule en Australie, en Europe et en Amérique du Nord.

Dannii Minogue est une personnalité parmi les plus courageuses qui ont fait carrière dans le spectacle et il faut, maintenant, s’attendre à ce que sa carrière se termine car tel est le prix de l’honnêteté.

Jacques ATTALIUn des pires ennemis de l’Europe européenne.

Professeur, écrivain à succès, conseiller spécial auprès du Président Mitterrand de 1981 à 1991, fondateur et premier président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (Berd) à Londres de 1991 à 1993, Jacques Attali est maintenant président de A&A, société de conseils, spécialisée dans les nouvelles technologies et le fondateur et président de PlaNet Finance, organisation internationale à but non lucratif, rassemblant en un réseau sur Internet, l’ensemble des institutions de microfinance du monde. (Extrait d’une fiche biographique que l’on trouve partout sur Internet)

Outre son profil « mondialiste », J. Attali n’est ni chrétien, ni musulman, ni bouddhiste d’ailleurs, qualité que ne précise pas l’entretien publié par La Libre Belgique et dont voici un court extrait, révélateur de la duplicité de l’individu :

Question : Entre les logiques stratégique et géographique, la Turquie et son gouvernement confessionnel a-t-elle sa place dans l’UE ?

J. ATTALI : « Cela me fait rire. A ma connaissance, ce sont des partis confessionnels qui ont fait l’Europe. La vraie question, c’est : l’Europe doit-elle être un club chrétien? La réponse est « non » eu égard aux musulmans belges ou à des pays comme l’Albanie. Et je pense que ce parti au pouvoir en Turquie est le meilleur moyen pour la faire rentrer… si on l’aide !« 

Pour confirmer l’article Altermedia « Intolérante information » du 19 décembre et infirmer les prétentions politiciennes qui ont claironné la diminution de la criminalité par une véritable campagne de presse, Le Soir du 28 dec 2002 nous informe :

A la Chambre, le Premier ministre Guy Verhofstadt avait avancé le chiffre encourageant d’une diminution de 8% de la criminalité pour l’année 2001. « Faux » estime le Comité P, chargé du contrôle des polices. Ces chiffres statistiques proviennent bien de la police fédérale, mais celle-ci aurait quelque peu modifié les données fournies par les polices locales afin de les faire entrer dans des catégories préétablies. Cela, sur base de critères arbitraires. Et cette remarque vaudrait aussi pour les chiffres de l’année 2002. [J.-P. B.]

Mardi dernier (NdR Altermedia : la veille de Noël), un « jeune homme » a sauvagement agressé une infirmière célibataire de 37 ans qui regagnait son domicile à l’heure du déjeuner. Transformée en torche humaine, la jeune femme, immédiatement secourue par la gardienne de l’immeuble, a été hospitalisée dans le service des soins intensifs de l’hôpital Saint-Antoine de Paris. Hier soir, les médecins considéraient toujours son état comme « très sérieux ». Elle a notamment dû être amputée des deux mains. (…)
Samir Z., 29 ans, a reconnu les faits et affirme avoir agi sous l’effet ‘une « impulsion divine ». (NdR Altermedia : Comme ce « jeune homme » de Neupré qui prétendait avoir tué Satan, alors qu’il avait poignardé son propre père !)
(…)
Samir Z. a également reconnu être l’auteur d’une agression similaire commise à deux pas du même immeuble le 3 avril 2001. Condamné, à l’époque, à six mois de prison ferme pour l’incendie d’une voiture dans ce quartier d’Asnières, ce jeune homme n’avait pas été inquiété – faute de preuve – pour, le même jour, avoir aspergé d’essence et brûlé au visage une femme âgée d’une cinquantaine d’années. « Le seul signalement dont nous disposions à l’époque ne correspondait absolument pas », a indiqué le parquet de Nanterre. Le suspect avait pourtant déjà un lourd passé judiciaire : pas moins d’une dizaine de condamnations pour recel, dégradations matérielles et trafic de stupéfiants…
(…)
Nicole Ameline, ministre délégué à la Parité et à l’Égalité professionnelle, en dénonçant « un acte d’une cruauté inouïe », a appelé « à la juste punition du criminel qui a perpétré cet acte barbare » et rappelé que « le premier des droits est le droit de vivre en être humain, c’est-à-dire le droit à la sécurité, à la dignité et au respect ».
En moins de deux ans, l’agglomération parisienne a été le théâtre de trois agressions de ce type. La dernière en date remonte au 4 octobre, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Sohane, une jeune fille de 17 ans, est morte après avoir été aspergée d’essence et brûlée vive dans un local à poubelles de sa cité. Un lycéen de 19 ans, Jamal Derrar, a été mis en examen pour assassinat et placé en détention. Un second jeune homme, Tony, l’un de ses amis, a également été placé en examen pour complicité d’assassinat.

[Cécile Calla – 27 déc 02] (Le Figaro)

CANCHUNGO (Guinée-Bissau) – Un vieux paysan bissau-guinéen a rendu l’âme le jour de Noël, car il a cru que les francs français qu’il conservait n’avaient plus aucune valeur. Le paysan possédait 100.000 francs français (15.245 euros), soit une fortune dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest. Il était décidé à s’en séparer pour acheter du bétail et des boissons. Il a fait le tour des boutiques, mais il n’a trouvé personne pour lui prendre son argent. Il est alors allé trouver un commerçant portugais. Celui-ci lui a expliqué que l’euro ayant remplacé le franc français, ses billets n’étaient que du papier sans valeur. Le commerçant ne savait peut-être pas que les banques centrales des pays de la zone euro doivent reprendre les anciens billets pendant au moins dix ans. Sous le choc, le paysan a eu un malaise et est mort peu après.
[WAC] (AFP – 28/12/02)

La seule opposition !Suite aux déclarations va-t’en-guerre du Mouvement Réformateur (ancien parti libéral) concernant une participation belge à une opération militaire américaine contre l’Irak, le Mouvement NATION tient à rappeler sa totale opposition à toute participation belge à cette nouvelle «busherie ».

Les raisons de notre opposition sont les suivantes :

1. Les prétextes américains à cette guerre sont de mauvais prétextes. Personne ne fera croire qu’un pays comme l’Irak, exsangue suite à la première guerre du Golfe et soumis à un strict embargo (ayant causé la mort de plus d’un million de personnes en 10 ans), serait en état de développer des armes de destruction massives et/ou de haute technologie.

2. C’est une guerre américaine dans laquelle la Belgique n’a aucun intérêt. Pas un soldat belge ne doit mourir dans une guerre américaine.

3. On veut nous faire faire la guerre contre un pays qui fut, pendant des années, un fidèle allié de l’Occident, entre autres, contre l’islamisme iranien. Ce qu’il faut combattre, c’est l’islamisme radical en Europe (souvent soutenu par les américains, comme en Bosnie, au Kosovo et en Tchétchénie) et pas un état laïc comme l’Irak.

PAS DE BELGES DANS UNE GUERRE ÉTRANGÈRE !

PAS DE GUERRE ÉTRANGÈRE EN BELGIQUE !

Marcel NEVEN, Calife !Pour la Gazette du Maroc, la journée du 20 décembre 2002 peut être considérée comme une journée historique à bien des égards. En effet, pour la première fois de son histoire, la France ou plutôt l’ex-marxiste Chirac, accorde le privilège à un monarque marocain et musulman, feu Mohammed V, d’attribuer son nom à une place publique de la capitale.

En Belgique, on a vu fleurir une « place Mandela » par-ci, une « avenue Allende » par-là et même une « rue Rosa Luxembourg » (révolutionnaire communiste du « Spartakus Bund »), tout cela sous l’évidente volonté du pS.

La commune de Cheratte (entité de Visé), par le Bourgmestre (MR) Marcel NEVEN, vient de rebaptiser l’ »Avenue du Chemin de fer » en « Avenue M. Kemal Ataturk« . Il faut savoir que 85 % des écoliers de la commune parlent turc et Marcel NEVEN avait promis à ses administrés (50 % sont Turcs ou « paléo-Turcs ») de donner le nom d’un leader turc à une école ou une rue. Voilà qui est fait au califat de Cheratte.

À quand la « Place du Prophète » devant le palais des Princes-Évêques ?

[Sixte] (Référence : Turkish Daily News)

Wim Duisenberg, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), a reconnu, pour la première fois, que l’introduction de l’euro avait entraîné une augmentation des prix. Tant la Banque Centrale Européenne que la Banque Nationale de Belgique (BNB) ont toujours prétendu que le passage à la monnaie unique n’avait eu aucune influence sur l’inflation.
Wim Duisenberg reconnaît à présent que l’influence de l’euro a toujours été trop relativisée. La communication de la BCE a fait défaut à ce sujet, a encore reconnu M. Duisenberg. Selon lui, le prix d’une série de produits a bien augmenté, mais, en général, cette augmentation est néanmoins restée limitée.

[GFR] (Belga 25/12/2002)

JERUSALEM – Une arabe israélienne et son compagnon, acteurs vedettes d’un film pornographique israélien, diffusé en langue arabe et en hébreu, ont failli être lynchés à Tira (nord d’Israël), d’où est originaire la vedette du film, ont rapporté lundi les médias israéliens. Tournés en vidéo, les exploits de Youssouf et de Fatma, mère de huit enfants bien connue à Tira, ont scandalisé les habitants d’autant plus que l’image de présentation de la cassette montre, en arrière-plan, le dessin d’un minaret, ce qui a offusqué les musulmans de la ville. Sentant venir l’orage, le couple sulfureux avait momentanément quitté Tira pour se mettre à l’abri. Dimanche soir, les deux vedettes du film, revenus à Tira pour y régler quelques affaires, ont été assaillis à coups de barre de fer au sortir d’une banque et n’ont dû la vie sauve qu’à l’intervention rapide de la police. Selon la presse, Youssouf et Fatma sont actuellement hospitalisés sous surveillance policière.

[GOJ] (BELGA/AG – 24/12/02)

Une délégation du comité écologiste et nationaliste Résistance Verte est parti aider les volontaires madrilènes à nettoyer les plages de Galice (Espagne), souillées par le pétrolier « Le Prestige », ce pétrolier battant pavillons grec, affrété par un russe et voguant sous bannières de complaisance.

Tout a commencé par une simple avarie, le pétrolier a demandé de pouvoir s’arrêter dans le port de La Corogne pour réparer. Ce que les autorités portuaires ont refusé car il y avait un risque de pollution majeure dans le port, ce qui provoquerait le blocage complet du port pour un temps assez long. C’est donc pour des raisons économiques que les autorités lui ont demandé de s’éloigner des côtes, mais voilà par un coup de malchance (ou surtout de non prévoyance), ils ont envoyé le pétrolier dans une zone avec des creux de 8 mètres, ce qui fait que la structure n’a pas résisté et le pétrolier s’est littéralement cassé en deux : la proue et la poupe sont séparées d’une distance de 3 kilomètres et situées a 3.600 mètres de profondeurs au large des côtes espagnoles.

Le pétrolier était chargé de 77.000 tonnes de pétrole, dont 18.200 tonnes se sont déjà déversées dans la mer (en date du 12-12-02). Il reste donc 37.900 tonnes dans la proue et 20.900 dans la poupe, c’est à dire qu’il reste 58.800 tonnes de pétroles au fond de l’eau.

Les experts prédisent que si rien n’est fait le pétrole peut continuer à se déverser jusqu’en 2006. Cela veut dire que tous les jours de l’année, (y compris les jours fériés et les week-end bien-sûr) il faudra des volontaires pour ramasser les gouttes de pétrole sur les 1.000 kilomètres de côtes déjà contaminée par la marée noire. A savoir que l’Espagne compte 3.000 kilomètres de côtes, c’est dire qu’un tiers de cette surface est polluée pour des années.

Voilà pourquoi, une délégation belge des comités « Résistance Verte » s’en est allé le vendredi 13 décembre avec d’autres volontaires venus de tous horizons mais aussi quelques camarades du groupe espagnol Mouvement Social Républicain et c’est dans une ambiance enthousiaste et chaleureuse que s’est déroulée toute l’opération.

En premier lieu, arrivé à Carnota, après un voyage de 9 heures en bus (bus qu’il nous a fallu payer 30 euros), nous avons pu profiter d’un petit déjeuner avant d’aller nous équiper pour partir sur les plages. C’est l’armée qui est chargée de la distribution du matériel qui le premier jour n’a pas manqué. Ensuite, un autocar nous a conduit sur la plage qui nous avait été attribuée par la commune. L’inconvénient de ce travail est que nous ne pouvons travailler que de jour et seulement quand la marée est descendante, car c’est à ce moment là que restent les particules, où devrais-je plutôt dire les plaques de pétrole. Si, sur les endroits qui nous ont été attribué, les plages sont plus ou moins bien nettoyées. On ne peut pas en dire autant des rocailles où là, c’est à la pelle que se ramasse le pétrole.

Mais, il n’en est pas toujours ainsi, des plages sont plus épargnées que d’autres. Mais il y a aussi des endroits ou c’est un aspect de fin du monde, avec des vagues noires de pétrole où l’eau est absente. La protection civile belge est d’ailleurs présente à Carnota, eux sont chargés du gros nettoyage à l’aide de machines mais il est interdit de passer pour les voir travailler : la garde civile interdit le passage à tout le monde : journalistes et volontaires.

Après 5 heures de travail, le premier jour et par un temps assez clément, la croix rouge est venue nous apporter de quoi nous restaurer après notre journée de travail. C’est éreinté que nous sommes rentrés au village où un bus nous a conduit au collège pour le souper. Il faut dire qu’il y a un véritable soutien de la part des villageois au niveau de l’aide aux volontaires en ce qui concerne l’intendance. Mais rares sont ceux qui sont sur les plages pour aider à nettoyer, ils sont très en colère face à la gestion de la catastrophe et pour eux le gouvernement (à majorité PP c’est à dire la droite libérale) est le premier responsable de ce qui se passe, et ils n’ont pas tort !

C’est dire que nous perdons un temps fou avec les transbordements d’un lieu à un autre, il faut souvent attendre de longues minutes avant que des décisions soient prises. Certes, gérer une catastrophe de cette ampleur n’est pas chose facile, mais il y a quand même de grosses lacunes dans l’organisation. De plus, après plus d’un mois ils devraient être rôdés.

Pour en revenir à nous, un autre autocar nous a conduit à notre lieu d’hébergement situé à 3 kilomètres de là et nous avons pu dormir dans un gymnase avec matelas, couvertures et enfin une douche (chaude). Et c’est dans une bonne ambiance que s’est déroulée la nuit.

Le dimanche nous devions absolument partir vers 2 heures de l’après-midi pour arriver à Madrid afin qu’il y ait encore des transports en commun. Nous n’avons pu commencer notre travail que vers 11 heures du matin, à cause de l’organisation qui ne suivait pas, il nous manquait du matériel, c’est à dire que beaucoup ce jour là, n’ont pas pu travailler. C’est sous des trombes d’eau qu’il nous a fallu travailler ce jour là, trempés jusqu’aux os faute de vestes contre la pluie. Vestes qui sont arrivées une demi heure avant que l’on arrête de travailler !

Ensuite, nous sommes retournés au gymnase pour nous doucher et manger un sandwich avant de rentrer à Madrid.

Pour conclure, il y a d’énormes failles dans l’organisation et l’acheminement du matériel. Le gouvernement espagnol dit à longueur de journaux télévisés qu’il y a assez de volontaires, qu’il n’est pas nécessaire d’aller aidé les Galiciens à se sortir de ce bourbier. Je peux vous dire qu’il manque de personnel et de places pour les loger. Je n’ai pas vu une seule tente de l’armée pour loger les volontaires. Tout se fait avec les installations existantes et elles sont très limitées dans tout ces petits villages.

Mais je peux vous dire que nous y retournerons car quand le gouvernement ne répond plus, c’est le peuple qui doit prendre les choses en main et ce, pas seulement dans la gestion de catastrophe écologique.

N.B. : Aux dernières nouvelles, une troisième marée noire s’abat sur les plages de Carnota.

[J. David]

Communiqué de Nuovo Ordine Europeo
Conformément à ce qu’elle avait annoncé depuis plusieurs mois, l’association culturelle Nuovo Ordine Europeo a tenu une conférence internationale en Italie le samedi 14 décembre, dans la ville de Pordenone (Frioul), sur le thème « En Mémoire des millions de victimes civiles des Démocraties et de leurs mensonges ». Les travaux ont été présentés par Guillaume Fabien, directeur de l’association, qui a souligné l’importance prédominante du mensonge en politique étrangère comme en histoire.

Les orateurs furent l’avocat et écrivain politique Edoardo, le professeur Vincent Reynouard, le professeur allemand Udo Walendy et le Dr Fredrick Toben, d’Australie.

Malgré les pressions exercées ouvertement sur le gouvernement italien, au plus flagrant mépris pour la liberté d’expression, par le centre « Simon Wiesenthal », aucun incident n’est survenu pour entraver le déroulement de cette conférence, qui s’est tenue de 14 heures à 19 heures dans la salle de réunion d’un hôtel : il est vrai que le lieu n’avait été indiqué à l’avance qu’à un nombre très restreint de personnes.

[Altermedia]

Entretien paru dans le Soir avec Alain Labrousse, auteur du « Dictionnaire géopolitique des drogues » (éd. de Boeck)

Vous avez fondé en 1990, à Paris, l’Observatoire géopolitique des drogues dont est issu l’Observatoire géopolitique de la criminalité internationale (OGCI).
La semaine dernière, dans votre exposé sur le financement du terrorisme par l’argent de la drogue, au colloque international organisé par l’OGCI à Bruxelles, vous avez cité l’exemple de la Turquie qui, en matière d’héroïne, serait le laboratoire de l’Europe. Sur base de quelles données peut-on lancer pareille affirmation ?

La Turquie est le principal lieu de transit des opiacés qui arrivent d’Afghanistan. Les saisies de drogue en Iran montrent qu’un tiers seulement des opiacés traversent la frontière afghane sous forme d’héroïne, plus d’un tiers sous forme de morphine-base, et le reste sous forme d’opium. Or, à la sortie de la Turquie, il n’y a plus que de l’héroïne. Ce qui signifie que les laboratoires de transformation de la morphine-base en héroïne se trouvent principalement en Turquie. Or on sait que les prix des substances interdites augmentent notablement à chaque étape de transformation ainsi qu’à chaque passage de frontière, et que l’argent des trafics de drogue permet aussi aux groupes armés de se procurer des armes.

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Beaucoup de discussions ont porté sur la légalité et la légitimité des bombardements de l’OTAN lors de la guerre du Kosovo. Mais qu’en est-il de leur efficacité? Qu’en est-il du bilan strictement militaire?
Aujourd’hui, nous avons les éléments qui nous permettent de réaliser une évaluation sérieuse. Pour bien comprendre, on peut classer les estimations en six séquences.

Premier temps, l’évaluation de l’OTAN pendant la guerre: le 6 mai 1999 (44e jour des bombardements), l’OTAN assure avoir neutralisé 20% des « forces lourdes » serbes (chars et artillerie), soit 200 véhicules.

Deuxième temps, le bilan présenté le 11 mai 1999 (49e jour) par l’armée belge indique que l’Alliance a détruit 6% des chars (soit 18), 18% des pièces d’artillerie et 13% des transports de troupes. Curieusement, le bilan belge est inférieur à celui présenté par l’OTAN cinq jours avant.

Troisième temps, le 19 mai 1999 (57e jour), l’OTAN annonce que 31% des armes lourdes ont été détruites, soit 312 engins.

Quatrième temps (après la guerre, fin juin 1999), le ministre de la Défense américain, William Cohen, et le chef d’état-major américain, Henri Shelton, indiquent que l’aviation alliée a détruit 120 chars et 220 transports de troupes blindés.

Cinquième temps, le général Clark, commandant en chef des forces de l’OTAN, envoie fin juin sur le terrain une équipe de 30 enquêteurs provenant principalement de l’US Air Force. Début août, ils terminent leur travail et présentent leur rapport. Mais celui-ci est enterré et gardé secret.

Sixième temps, le 16 septembre, le général Clark affirme que l’OTAN a atteint 93 chars, 153 véhicules blindés et 389 pièces d’artillerie, soit 60% des armes lourdes serbes.

Mais, coup de théâtre, l’hebdomadaire américain Newsweek, en date du 15 mai 1999, révèle la teneur du rapport secret des enquêteurs de l’US Air Force. Après enquête minutieuse sur le terrain, ceux-ci estiment qu’ont été détruits seulement 14 chars, 18 transports de troupes blindés et 20 pièces d’artillerie, soit un peu moins de 6% des armes lourdes serbes…

Selon Newsweek, en prenant connaissance de ces chiffres, le général Clark, furieux, a demandé à son adjoint, le général Corley, de réécrire un nouveau rapport afin de lui permettre de présenter des chiffres plus « acceptables » pour le crédit de l’Alliance.

Quelles conclusions en tirer? D’abord, nous avons la confirmation que la guerre aérienne de l’OTAN a bien été un échec militaire. Ensuite, les chiffres annoncés par l’OTAN au cours du conflit, sans que personne ne puisse les contrôler, étaient fortement exagérés. Enfin, il est fort inquiétant de voir cette manipulation des chiffres par les plus hauts responsables militaires de l’Alliance qui sont à la fois juges et parties.

Mais la principale conclusion qui s’impose est qu’il s’agirait de renforcer la mise en place de véritables outils de prévention des conflits, et privilégier d’abord une gestion civile des crises (médiateurs, négociateurs) afin d’éviter le recours à la force, dont le succès est fort aléatoire .

[Bernard Adam, Directeur du GRIP]
Publié dans la Revue Militaire Suisse de novembre 2000.

Un discours spécieux court dans notre famille, qui voudrait nous convaincre de préférer l »‘adversaire » yankee à l »‘ennemi » arabo-musulman.
Or, si nous devons combattre le terrorisme de ces peuples exaspérés par la servilité diplomatique de nos dirigeants, s’il est manifeste que l’islam est foncièrement étranger à l’âme européenne, le monde arabo-africano-musulman ne mérite certainement pas une telle déclaration de guerre. Si nous avons le devoir impératif de l’empêcher de nous nuire, s’il constitue pour nos peuples une menace indéniable, tant religieuse que démographique, culturelle et géostratégique, il convient, aussi bien pour des raisons de déontologie que d’efficacité politique, de distinguer l’arme de l’agresseur!

Au lieu de nous contenter de jeter l’anathème sur des populations qui saisissent l’aubaine et se jettent sur le gâteau qui leur est tendu, mettons plutôt en cause un haut patronat cupide et sans scrupules, ses syndicats complices et la haute trahison de gouvernants serviles! Levons les yeux encore un peu plus haut, au sommet de la pyramide: ayons l’honnêteté et Je courage de nous en prendre au B’naï B’rith et consorts qui ont choisi de faire d’elles une de leurs plus redoutables machines de guerre ! Car, en dépit d’un matraquage idéologique ininterrompu, et n’en déplaise aux pacifistes indécrottables, nous ne sommes pas en temps de paix, la Seconde Guerre mondiale n’est toujours pas terminée; seules les armes ont changé. Le largage sanguinaire de bombes incendiaires a simplement cédé la place à un gigantesque pont aérien indolore et « citoyen », et ce n’est là qu’un parmi tant d’autres engins de mort que compte l’arsenal des comploteurs apatrides: lutte des classes, guerre des sexes, holocauste des enfants à naître, homophilie frénétique, perversion du sentiment esthétique et du sens moral, chantage, embargo, inquisition planétaire, lynchage légal de vieillards, assauts quotidiens contre la religion de nos ancêtres, émasculation et culpabilisation systématique de leur ennemi mortel: l’Homme Blanc.
Jour après jour, ce plan diabolique, ils l’exécutent sans coup férir, les oligarques cosmopolites ! Les mensonges que leur grosse-presse-aux-ordres et leurs émetteurs déversent quotidiennement sur nos peuples y entretiennent depuis cinquante ans un tel lavage de cerveau que cette diarrhée torrentielle garantit le succès croissant de leur gigantesque entreprise de mort.

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La politique « belge » étant ce qu’elle est, un tremplin pour l’absurde, Monsieur « Toulemonde » ne cesse de se poser la question : « Mais que se passe-t-il dans la tête de nos politiciens ? »

M. Toulemonde ne comprend pas que tel animal politique offre son pays en partage à l’étranger et tel autre ne rêve que sanction pour le citoyen qui manifesterait son désaccord. Il ne comprend pas que la presse ne dénonce pas ces hérésies, vous savez cette presse héroïque, toujours à l’affût pour dénoncer les atteintes aux libertés. Enfin… Aux libertés « citoyennes », ce n’est pas la même chose.
Il ne s’explique pas certaines pudeurs, pour ne pas dire « vapeurs », de cette presse renommée aujourd’hui « média » puisque n’importe quel organe de diffusion participe à « l’information ». Ces pudeurs qui, de plus en plus, font dissimuler le nom ou l’origine d’un justiciable, interdisent les questions imprévues, posées trop tôt ou trop tard.

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Alors que Noël approche, les Franciscaines Elisabéthines de Padoue, qui gèrent l’hôpital pédiatrique de la Caritas à Bethléem, lancent un appel au monde à l’approche de Noël sur la situation de la ville de naissance du Christ: « Bethléem meurt dans l’indifférence de tout le monde chrétien. Le destin de cette ville est celui de payer, et toujours payer, pour ceux qui sèment la mort : tous condamnés à un châtiment de masse, nous vivons comme des prisonniers, comme des animaux en cage, et nous mangeons grâce aux organisations humanitaires. Nous vivons dans une ville humiliée, exténuée, désormais devenue une cage mortelle, entraînée par une vengeance sans fin. A quelques jours de Noël, ici à Bethléem, nous ne savons plus ce que signifie faire une fête. La misère règne dans nos rues désolées, envahies par la saleté. Depuis les tanks, aujourd’hui, comme hier et comme avant-hier, les soldats crient les ordres de l’armée israélienne : « Couvre-feu ! interdit de sortir ! » Nous sommes toujours prisonniers. Comment peut-on rester indifférents ? Comment peut-on se taire ? Comment peuvent-ils nous réduire en esclavage, en nous confinant dans nos maisons comme dans une tombe, en nous empêchant de marcher librement dans notre ville, en privant nos enfants de l’école, pendant si longtemps ? Comment peut-on ne pas parler de Bethléem, à quelques jours de Noël? »
(VoxNR)

Une centaine de soldats traités pour le “ syndrome Intifada ”
par Ethan Rabin

Un article exclusif publié le 5 novembre 2002 dans le quotidien israélien Ma’ariv, traduit de l’hébreu vers l’anglais par l’équipe de The Other Israel, puis traduit en français par Ana Cleja.

Un village spécial de réhabilitation a été installé afin de prendre soin de soldats ayant combattu et qui souffrent de crise psychologique profonde. Une centaine est sous traitement. Certains souffrent de cauchemars et sont incapables de surmonter les faillites des opérations et d’avoir fait du mal à des civils. Des vétérans d’unités d’élite sont traités par une équipe dont plusieurs sont des officiers de réserve, dans le village de réhabilitation “Izun” près de Caesarea. Le projet est soutenu par Orit Mofaz, femme du nouveau ministre de la Défense. Le traitement est financé par les parents d’anciens soldats.
Aujourd’hui, quatre nouveaux patients vont être admis, anciens membres de Duvdevan (Forces spéciales déguisées en Arabes et responsables des arrestations et assassinats).
Ils ont rejoint l’unité la plus prestigieuse, pleins de motivation. Ils ont servi pendant trois ans et plus, se sont battus dans les batailles les plus dures de l’Intifada, mais ont aussi dû affronter la population civile palestinienne. Maintenant qu’ils sont démobilisés, les difficultés ressortent avec les problèmes personnels et les crises.
Des dizaines d’entre eux sont partis, sac au dos, faire des voyages en Extrême-Orient, devenant drogués (héroïne, cocaïne ou autres drogues dures…). Certains ont essayé de se suicider. Devant cette situation difficile, Omri Frish, colonel de réserve, ancien officier de combat et travailleur social de formation, a pris l’initiative d’essayer d’! aider ces soldats “sac au dos”.
Lui et d’autres officiers de réserve ont mis sur pied le village de réhabilitation “Izun” près de Caesarea.
“De fait, nous savions, quand nous avons créé ce village, que de plus en plus de jeunes Israéliens partis en Extrême-Orient, Inde, Thaïlande et d’autres places, revenaient dans un état de collapsus total et avaient besoin d’aide d’urgence. Mais quand nous avons commencé à les aider, nous nous sommes rendu compte que dans la majorité des cas, le phénomène était lié à leurs expériences pendant le service militaire, avant leur départ.
Nous avons donc décidé de nous occuper de tous les cas d’anciens soldats de combat en crise, y compris ceux qui n’avaient pas fait de voyage en Extrême-Orient. On a fait connaître le village de réhabilitation, et avons été surpris du nombre de coups de téléphone que nous avons reçus d’anciens soldats et spécialement de parents – plus de 900 jusqu’à présent. Les parents ont raconté des histoires douloureuse de fils devenant drogués et essayant de se suicider.
Beaucoup étaient des vétérans des plus prestigieuses unités d’élite, telles que Sayeret Matkal, les Commandos de la Marine, et Duchifat.”
Un des principaux sujets abordés lors des conversations avec les soldats est l’Intifada.
“Les soldats éclatent en sanglot et s’accusent d’avoir maltraité et humilié les Palestiniens. Après leur démobilisation, la vision de leurs actes leur revient en mémoire comme un film non-stop. Tout à coup, le soldat, le rude combattant surnommé “Rambo”, part en Inde. Là, il est confronté à une autre réalité, une situation tranquille et paisible. Quand il revient, il se rend compte de ce qu’il a fait. Il essaye d’échapper à la réalité, s’échappe par les drogues, et sa vie tombe en ruines, dit un des docteurs. Il est difficile d’établir des catégories exactes des dommages mentaux des soldats.
“Ce n’est pas exactement un traumatisme dû aux bombardements (shell shock), ce n’est pas non plus! une condition post-traumatique, c’est juste une crise mentale très sévère. La situation est une bombe à retardement”, dit un officier supérieur de l’armée. Un des problèmes principaux, spécialement quand on traite les anciens membres des unités d’élite, est la peur de l’échec. “On n’a pas appris à ces personnes que l’échec est possible.
Dans ces unités, on leur dit que l’échec est inacceptable, qu’un succès de 90% est considéré comme un échec. Quand vous avez 18,19 ou 20 ans, vous pouvez accepter de tels standards. Plus tard, on devient plus réaliste – mais c’est trop tard. Quand vous dites à des soldats que l’échec est inacceptable, et qu’ils ont quand même échoué, ils s’effondrent. Ils s’enfoncent alors dans une crise mentale et dans les drogues. Les drogues les aident à réarranger la réalité.”

Un des grands problèmes de l’équipe soignante est le sentiment du patient que ce n’est pas légitime de s’effondrer, de pleurer ou de demander de l’aide. “On leur dit qu’ils sont des ‘superman’, et des ‘superman’ ne demandent pas de l’aide. Superman doit résoudre ses problèmes lui-même. Mais ils n’arrivent pas à résoudre tous leurs problèmes, alors ils se sentent coupables et pensent qu’ils ne valent rien.”

S., un ancien parachutiste qui est sous traitement depuis trois mois, a dit: “Nous sommes entrés dans des maisons. Nous avons vu des enfants et des vieillards pleurer. Nous avons tiré dans leurs TV. À ce moment, on ne ressent aucune pitié, on a juste un boulot à faire et nous le faisons. Mais plus tard, tu es chez toi et commences à réaliser ce que tu as fait, et cela fait très mal.”

Depuis que ce village a ouvert, des centaines de parents ont demandé que leurs fils y soient soignés.
Jusqu’à présent, 120 personnes ont été traitées, dont environ 100 sont des soldats démobilisés. “Les problèmes sont graves. Des soldats qui ont tué des Palestiniens, des soldats qui par erreur ont tué un des leurs, des soldats qui n’ont pas réussi leur mission militaire. Quand nous leur demandons: pourquoi avez-vous fait cela, ils répondent: je ne sais pas, c’est comme si quelqu’un d’autre était en moi”, dit Omre. “Il y a des cas où la demande d’aide arrive trop tard. Il y avait un officier de Sayeret Matkal qui s’est battu contre les Palestiniens pendant deux ans. Après sa démobilisation, il est parti en Thaïlande et est devenu un drogué. De retour en Israël, il continua à prendre de la cocaïne en grande quantité. Ses parents nous ont appelé et demandé que nous l’aidions. Nous avons accepté mais, la veille de son arrivée, il a été retrouvé mort dans sa chambre.”
Un autre ancien combattant était parti en Amérique Latine et devint assujetti à la drogue San Pedro (un dérivé de cactus). Il le buvait et se terrait sous la table, refusant d’en sortir : “Non, non, je ne peux pas, je suis embusqué”. Il refusait de manger et de boire disant qu’on ne mangeait ni ne buvait quand on est embusqué. Ce cas semble être un des cas réussis de réhabilitation dans le centre : il essaye maintenant de trouver en travail et de reconstruire sa vie.
Un ancien combattant de l’Unité des Forces Spéciales Duvdevan récemment démobilisé, a raconté: “Nous sommes entrés dans les maisons et avons affronté les Palestiniens. Beaucoup étaient innocents. Mais sur le moment, cela nous était égal. On nous a dit que c’était notre tâche, que nous devions faire notre boulot, et nous l’avons fait. Maintenant je regrette certaines choses que j’ai faites. Je ne peux rien faire. Je n’ai pas de travail, je ne parle à personne. Je reste assis toute la journée à regarder à la télé des dessins animés sur la chaîne pour enfants. De temps à autre, je me lève et commence à me taper la tête contre le mur. Je ne sais pas pourquoi.”

Un autre soldat a raconté: “J’ai servi pendant trois ans dans les Territoires. Nous avons tué des dizaines de terroristes. J’ai vu mes amis se faire tuer. Cela me rendait très nerveux. Il y a quelques mois, je me suis baladé dans la voiture de mes parents! Quelqu’un m’a dépassé et cela m’a rendu furieux. Je l’ai pris en chasse, l’ai attrapé à un feu rouge, ouvert sa portière et sorti de la voiture. Puis j’ai commencé à le tabasser…”

Tout un groupe de soldats qui ont eu besoin d’être soignés, sont ceux responsables de la “liquidation”, il y a un an et demi, de Iyad Batat, un terroriste vétéran. “Au début, nous étions contents et enivrés par notre succès. Nous avons posé pour des photographes devant son corps mutilé, certains d’entre nous souriants et riants, tout en tenant ses organes arrachés dans nos mains.
Quelques semaines plus tard, l’Officier des Opérations est venu, nous a réprimandé et demandé de lui remettre ces photos. Il les a brûlées devant nous et nous a averti de ne plus jamais prendre de telles photos. Nous avons commencé à réaliser ce que nous avions fait et nous nous sentions bouleversés. Un peu plus tard, deux d’entre nous sont allés à une soirée et ont pris de l’ecstasy. Ils sont revenus au camp complètement dopés. Nous avons dû leur enlever leurs armes et les enfermer dans une pièce jusqu’à l’arrivé des psychiatres qui les ont emmenés. L’un d’eux ne reconnaissait plus personne et criait tout le temps “Muhammad, Muhammad, Muhammad”. Il est devenu complètement fou. L’Intifada l’a achevé…”

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