En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

On le voyait donner des leçons de morales à Marine Le Pen au sujet de l’utilisation des attachés parlementaires. Martin Schulz, ancien Président du Parlement Européen vient de se faire prendre la main dans le sac…

Il est sous la menace d’une enquête pour fraude après les révélations de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel du 11 février et de l’hebdomadaire britannique Sunday Times du 12 février. Le parangon de la « morale «  a utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure, pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin, et ce alors que son lieu de travail n’est limité qu’à la capitale belge ; demandé à ses assistants de se livrer à des tâches non comprises dans leurs prérogatives (l’un d’eux a démissionné après s’être vu demander à plusieurs reprises… de repasser les pantalons du « maître » qui a dû oublier que l’esclavage avait été aboli) ; mais des pratiques de clientélisme : nomination de proches à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement et sans avoir les qualifications requises pour ses postes. Pas mal pour un homme qui avait attaqué le Front National pour fraude…  Comme dit le vieux dicton paysan : « Quand tu grimpes au mât de cocagne, t’as intérêt à avoir le caleçon propre ».

Ses pratiques ont offusqué la responsable de la commission de contrôle budgétaire de Bruxelles, sa compatriote Ingeborg Grässle, qui l’accusa d’avoir créé un «système stalinien de clientélisme» : «Schulz a outrepassé les règles sans gêne pour satisfaire son ambition politique. J’espère que ces révélations feront l’objet d’une enquête», a-t-elle déclaré, d’où pour elle la nécessité d’ouvrir une enquête. Rappelons qu’il avait été déjà accusé de fraude en mars 2015 par le Front National, notamment Herbert Hansen, l’assistant du président du Parlement, qui travaillait en réalité dans une agence de voyage, Euregio Tours, liée au SPD, le parti de Martin Schulz, à Aix-la-Chapelle.  On ne peut pas dire qu’il soit un indigent : ses revenus de haut fonctionnaire européen firent scandale en Allemagne, touchant une indemnité journalière de 304€, 365 jours sur 365, indépendamment de sa participation ou non aux séances du Parlement. Ce qui, ajouté à son traitement mensuel, porte ses revenus annuels à un montant de 322.544€.

Sa haine du FN l’avait amené à être la vedette d’un meeting à Forbach le 16 mai 2014, où il soutenait pour les élections européennes le candidat PS dans l’Est, Edouard Martin, face au vice-président du FN Florian Philippot. Ce fut un flop : 150 personnes tout au plus avaient fait le déplacement, selon RTL, et ce malgré la présence de plusieurs figures socialistes, dont Catherine  Trautmann, numéro deux sur la liste PS.

Rappelons son échange humiliant avec l’ancien premier ministre slovaque Richard Sulik en 2012, quand – alors que Schulz se vantait de représenter 704 députés – le Slovaque lui répliqua que lui représentait 300.000 électeurs…

Rappelons aussi ses propos délirants à la Knesset le 12 février 2014 où il accusa les colons juifs de consommer quatre fois plus d’eau en Cisjordanie que les Palestiniens, ce qui était faux (en réalité : 1,7 fois), admettant qu’il n’avait pas vérifié ses chiffres…  ce qui par ailleurs ne l’empêche pas d’être hystériquement sioniste, déclarant le même jour : «Pour moi, la nouvelle Allemagne n’existe que pour assurer l’existence de l’Etat d’Israël et du peuple juif.» Hystérie qu’il partage avec sa rivale de la CDU Angela Merkel, ce qui est plus concevable de la part de cette dernière, venant par sa mère d’une famille de juifs polonais plus ou moins convertis…

Rappelons aussi qu’il avait été élu Président du Parlement suite à des petites magouilles électorales par 409 voix contre 612, et ce alors que la droite était majoritaire mais ne présentant pas de candidat contre lui. Schulz compte se présenter comme Chancelier aux législatives allemandes du 17 septembre face à Angela Merkel.

Rappelons enfin, pour bien fixer le personnage, ses propos du 27 juin 2016 : «Il n’est pas dans la philosophie de l’UE que les peuples décident de leur destin »…  Un Allemand très démocratique, cela va sans dire. Démocratique comme dans République Démocratique Allemande…

Hirsto XIEP

Source: medias-presse.info

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