En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

COMMUNIQUÉ de Paul-Marie Coûteaux,
député français au Parlement européen,
Président du Rassemblement pour l’Indépendance et la souveraineté de la France (RIF),
Directeur de L’Indépendance

1- A l’approche de la présidence française de l’UE, du référendum irlandais du 12 juin et de l’anniversaire du référendum du 29 mai 2005, la question européenne redevient d’actualité. Elle touche même nos débats intérieurs, comme l’a montré le débat OGM, dont tous les cadres avaient été fixés par la directive 2001/18/CE de la Commission, et qui ne pouvaient faire l’objet que d’une retranscription dans le droit français, nullement d’un examen libre par la représentation nationale, obligeant le gouvernement à rejeter des amendements pourtant soutenus par une majorité de Français et de leurs élus (dont de nombreux UMP), vraie cause des péripéties que l’on vit. La chape de plomb européenne est au centre de la scène française, et pour longtemps.

2- Après le coup de force du Traité de Lisbonne, qui reprend l’essentiel de la Constitution rejetée, j’invite Parisiens et Franciliens à se rassembler le jeudi 29 mai, fête nationale de la souveraineté, à 18 heures 30, Place St-Germain des Prés (Paris VIème) et à défiler sous la bannière «Traité de Lisbonne = Coup d’Etat» – seul insigne autorisé, le drapeau national.

Ce même jour des rassemblements semblables auront lieu dans plusieurs villes de province, notamment à Aubagne, Compiègne, Perpignan, Toulouse. Ces rassemblements pacifiques entrent dans le cadre des manifestations spontanées organisées à travers tout le pays à l’initiative d’Etienne Chouard sous l’enseigne commune des MOCRIE (manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen), auxquelles j’invite tous les électeurs du Non à participer.

La veille, mercredi 28 mai, à 16 heures 30, les députés souverainistes français au parlement européen, Patrick Louis et moi-même, accompagnés d’élus irlandais partisans du Non, organisent une conférence de presse au siège parisien du Parlement européen. Celle-ci sera suivie, à 19 heures, d’un pique-nique de soutien qui aura lieu devant l’ambassade d’Irlande, 12 avenue Foch, Paris XVIème (M° Ch.de Gaulle)

3- Elu le 17 mai Président du RIF, j’entends en faire un pont entre les souverainistes de tous horizons, notamment en vue de préparer des listes communes lors des élections européennes de juin 2009.

A ce sujet, le RIF condamnera les aventures solitaires, notamment celle dans laquelle semble s’engager Nicolas Dupont-Aignan qui, depuis plusieurs semaines déjà, annonce de son propre chef vouloir présenter dans 7 circonscriptions européennes des listes qu’il serait seul à parrainer, cela sans nullement chercher la concertation avec quiconque. Il estime que M. de Villiers a pourtant conquis dans ce type d’élection, après trois campagnes prometteuses (12,4% en 1994 ; 13,1 % en 1999 avec Charles Pasqua ; 6,9% en 2004) une légitimité incontestable. Il rappelle à M. Dupont-Aignan, comme aux militants de Debout la République, cette évidence physique et politique que, quiconque « déstabilise » le premier de cordée prend le risque de chuter le premier.

4- Dans l’immédiat, j’appelle tous les Français, connus ou inconnus, à signer le texte intitulé « Le traité illégitime de Lisbonne ne peut fonder aucun droit en France » (1) déjà signé par Jean Foyer, Pierre Lefranc, Pierre-Marie Gallois, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Louis, Maxime Gremetz, Jean-Paul Bled, Alain Bournazel, ainsi qu’une cinquantaine d’autres personnalités. Ce texte doit devenir une plate forme commune pour poursuivre la lutte contre la supranationalité qui, bafouant chaque jour la démocratie, enlève à la France et aux Français la pleine responsabilité d’eux-mêmes.

(1) Le Peuple français a rejeté le 29 mai 2005 le projet de Constitution européenne. Ce même projet, sous la forme du traité de Lisbonne, a été ratifié dans le mépris du peuple et la trahison de l’indépendance nationale, avec l’approbation, au Parlement, de représentants non mandatés à cet effet. La souveraineté est inhérente à notre Nation ; nul représentant ne peut l’abolir. Or, le traité porte une atteinte mortelle à l’indépendance et à l’unité de la Nation. Il met fin à notre liberté chèrement acquise, et à notre faculté de décider de notre avenir. En validant la charte des droits fondamentaux, il mène au communautarisme, à l’inégalité des droits entre Français, et à la désintégration nationale. Illégitime, il est nul et non avenu, comme le seront les textes et jugements fondés sur lui. Les auteurs de cette forfaiture devront en répondre devant le peuple.

Contacts : 06 81 41 89 32 / 00 32 2 284 72 06

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