En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Politique

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

 

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

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Rivarol
SOMMAIRE

JChronique de la France asservie et… résistante, par Robert Spieler — Roger Holeindre : “L’offensive anti-occidentale est planétaire”, Propos recueillis par Jérôme Bourbon — Pierre Palmade : un homosexuel triste de l’être — Une séance d’exorcisme terrorisante — Il faut séparer la franc-maçonnerie de l’état ! — Loi Taubira : enfin un maire résistant — Obama se moque des chrétiens du Moyen-Orient — “Hollande est le laquais de l’Amérique” — Les Américains (et 68 % des Français) ne croient pas aux bobards sur la guerre en Syrie — Armes chimiques en Syrie : seul l’Elysée s’entête dans le mensonge, par Jim Reeves — Un expert du coup tordu parle — Le point de vue des Russes — Guerres chimiques… pages d’histoire oubliées — La guerre injuste suspendue au fil du destin, prémonition à la guerre civile planétaire — Carnage chimique de la Ghouta… une rumeur pestilentielle, par Léon Camus — Deux aires culturelles spécifiques, indienne et chinoise, par Scipion de Salm — Les ghettos n’en sont plus, les dernières enclaves s’épuisent, par François-Xavier Rochette — Cinéma : White House down de Roland Emmerich et La Danza de la Realidad d’Alejandro Jodorowski — Les écrivains rebelles : Jean Dutourd — Il y a eu 224 ans le 26 août dernier : la grande imposture des Droits de l’Homme, par Michel Fromentoux — L’exposition “Titanic” — D’Oradour à Damas : le chemin du bien par Hannibal.?

Samedi 7 septembre 2013, place Dauphine à Paris, manifestation contre l’interventionnisme américano-française en Syrie avec l’intervention de Maître Frédéric Pichon – CARP, Antoine Olmeta – Collectif Etudiant Anti Impérialiste, Olivier Perceval – Secrétaire général du CRAF, Maître Fabrice Delinde – Signataire de l’Appel à la Paix en Syrie, Union des Patriotes Syriens….

MarseillePour Minute, il n’y a plus à tergiverser :

Il n’est pas besoin d’attendre le rapport de l’ONU, ni la décision du Congrès des Etats-Unis. Il faut y aller. Tout de suite. En force. En envoyant des hommes au sol. Et par mer et par les airs. La situation géographique le permet. Les crimes n’ont que trop duré. Il faut non seulement « punir » les criminels mais les éradiquer. M. Hollande, la sécurité du peuple est en jeu. Faites-le ! Envoyez nos forces… à Marseille !

Si encore les voyous se con­tentaient de se tuer entre eux, une balle dans la tête et une dans le cœur, fournissant ainsi une alternative à la surpopulation carcérale avant que d’aller présenter leurs con­doléances à la veuve en tenue de deuil… Mais les temps ont changé. Tout d’abord, les voyous ont chan­gé de calibre. Avec un fusil d’assaut type AK 47 (et ses dérivés), plus connu sous le nom de son inventeur, Mikhaïl Kalachnikov, qui serait milliardaire s’il avait touché des royalties sur sa fabrication – sous Staline, c’était assez mal vu… –, une balle perdue est vite ar­rivée.
Le 1er septembre dernier, deux ban­des rivales ont une « altercation » devant une boîte de nuit. Une fille qui aurait regardé un gars de la bande adverse, un gramme de shit vendu en territoire ennemi, peu im­porte. L’altercation n’a pas donné lieu à une bagarre, dont seuls les protagonistes risquaient de sortir vain­cus. Un gus a fait feu sur un grou­pe depuis une voiture. Bilan : trois blessés. Tous concernés peu ou prou par l’embrouille. Un coup de chance. Car la police a relevé 34 impacts de balles : 22 de kalachnikov et 12 de pistolet automatique 9 mm.
Ensuite, la vie d’un homme ne vaut plus rien. Moins qu’une cartou­che de cigarettes ou même qu’un simple paquet, moins qu’un téléphone portable, beaucoup moins bien sûr que le produit d’une seule journée du trafic de stupéfiants. On tire pour ne pas aller en prison – puisqu’on ne risque plus sa tête et que la perpétuité n’existe plus –, on tire parce que c’est un « rite de passage », pour devenir un vrai voyou, respecté, on tire parce qu’on tire. Et quand on ne tire pas, on surine. On plante.

Le diagnostic est correct, pas le remède
A Marseille, on retient le nom­bre de morts. Quinze depuis le dé­but de l’année, dont Jérémie La­brousse, égorgé – oui, égorgé ! –, at­taqué pour son téléphone portable et déjà oublié. On parle moins de la violence quotidienne. Elle est devenue banale. On ne parle pas de ce nœud qui serre la gorge, et le ven­tre, quand il faut sortir et que la nuit est déjà tombée, qu’on ne sait pas qui on va croiser, qu’on se sait pas si on reviendra, ou dans quel état.
Nous exagérons ? Hélas pas. C’est Jean-Claude Gaudin, maire depuis trois mandats soit depuis dix-huit ans, qui a demandé au mi­nistre de l’Intérieur de classer toute la ville en Zones de sécurité prioritaires (ZSP), suivi par Eugène Ca­selli, le président socialiste de Marseille Provence Métropole, tous deux envoyés aux pelotes par Ma­nuel Valls.
Est-ce que cela aurait changé quel­que chose ? Sans doute pas. Gaudin et Caselli le savent bien. Valls aussi. Tout cela est un jeu. Mor­bide. Chacun dans son rôle, à fai­re semblant de réclamer, à s’offusquer, à refuser… Plus de la moitié des habitants de Marseille habitent déjà dans des ZSP : 481 000 personnes sur les 860 000 que compte la ville. 184 km2 sont couverts par cette priorité sécuritaire sur une su­perficie totale de 240 km2.
Quand le ministère de l’Intérieur a annoncé, en novembre 2012, qu’une partie des quartiers Sud se­rait placée en ZSP – dans un délai d’un an… –, les quartiers Nord l’étant déjà avec les brillants résultats que l’on sait, la place Beauvau s’en était expliquée en livrant ce « diagnostic », selon le terme utilisé par le ministère de la Santé intérieu­re : « La délinquance des quartiers sud de Marseille est essentiellement caractérisée par le développement de l’économie souterraine, notamment des trafics de stupéfiants. On y observe également des phénomènes de bandes, qui se traduisent par des occupations agressives de la voie publique et des parties privatives des immeubles et, parfois, des règlements de compte entre bandes rivales. »

Des « opérations coup de poing » pour rien
D’où le remède de la ZSP, un « dispositif ciblé » qui « vise à agir sur des territoires qui présentent une criminalité durablement enracinée ». Le remède donc ? Des flics en plus. Sortis d’on ne sait où. Pris chez Paul pour être mis chez Mouloud sans doute, puisqu’on ne forme pas des policiers en quelques mois. Surtout que les ZSP reposent « sur la prise en compte des circonstances et des particularismes locaux », nous dit le ministère de l’Intérieur. Comme s’il y avait voyou et voyou. Celui qui mérite la taule et celui qui n’a besoin que d’une remontrance pour rentrer dans le bon chemin.
De temps en temps a lieu une opération « coup de poing » comme ces derniers jours à La Cayolle, une cité des quartiers Sud. Une « opération de très grande ampleur » a dit Ma­nuel Valls. Qui a permis d’appréhender… trois personnes ! Et de saisir « une petite quantité de cocaïne et cannabis. » Et des pneus non con­formes ? Quand flics, CRS, agents de l’Urssaf déboulent, ils ont le droit de fouiller les parties communes des immeubles. Et comme tout le monde sait qu’ils vont arriver, s’ils trouvent du haschisch, c’est vraiment parce que le mec était tellement fumé qu’il a oublié ce qu’il en avait fait.
Après quoi, ils font le ménage : ils enlèvent les voitures volées ou brûlées tandis que les offices HLM viennent voir ce que les habitants ont détruit et qu’il faut donc rénover ! Sans faire payer personne bien sûr ! Enfin vient la phase sociale : les travailleurs sociaux viennent, sous escorte policière, mettre en œu­vre des dispositifs « en terme d’emploi et d’éducation » ! En clair : plus c’est le boxon, plus il y a des chances d’attirer les poulets, plus il y a des tu­nes à récupérer…
Et puis Jérémie Labrousse, il n’est pas mort dans une ZSP. Il n’était pas complètement fou. Il se contentait d’aller chercher une amie à la gare. Il est mort dans le Ier arrondissement. Là où a eu lieu la fusillade devant la boîte de nuit. Il n’y a pas de ZSP dans le Ier. Il y a juste des voyous qui sortent de la ZSP où ils habitent peut-être pour al­ler faire leurs petites affaires en vil­le. Gagner des sous et les dépenser. Faire le mariole avec une plus grosse voiture que celui de la cité d’en face. Ça s’appelle les vases communicants. Les flics sont cantonnés à la ZSP, les voyous vont où ils veulent, quand ils veulent.

Samia Ghali se paie les « intellos-bobos »
A plusieurs reprises, Samia Gha­li (ci-contre), socialiste, maire des XIVe et XVe arrondissements (95 000 ha­bitants) et sénatrice, a demandé l’intervention de l’armée. « La vérité, a-t-elle expliqué dans « La Provence », en aout 2012, c’est qu’aujourd’hui le premier employeur des jeunes dans certaines cités, c’est le trafic de stupéfiants. Si rien ne bouge, on se dirige tout droit vers un système à l’américaine avec des gangs qui se font la guerre sur des territoires où la loi n’a plus court. […] Aujourd’hui, face aux engins de guerre utilisés par les ré­seaux, il n’y a que l’armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d’abord. Et puis pour bloquer l’accès des quartiers aux clients comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux. »
Et pour les branleurs, elle a ré­clamé la restauration d’une forme de service militaire. Coups de pom­pes quelque part obligatoires. Et laïcs, et gratuits. Et à l’électorat du PS parisien, elle a lancé : « Je ne supporte pas ces pseudo-gauchos-intellos-bo­bos qui vous disent que fumer un chichon ce n’est pas grave. Moi, j’ai grandi dans une cité, je sais ce que c’est que les dégâts de la drogue. »
Manuel Valls lui a répondu que c’était « hors de question ».
La semaine dernière, elle a re­mis ça. Les gens « en ont assez de la tchatche. Il y a eu un comité interministériel il y a un an. Et rien n’a changé ». « Si on n’a pas assez de policiers, pourquoi ne pas faire appel aux militaires comme on le fait déjà pour assurer la sécurité dans les gares, les aéroports ou les grands boulevards. Il faut trouver une solution. L’armée en est une. »
Même Christophe Barbier, le di­recteur de « L’Express », réclame que soit menée « une guerre totale » : « Une guerre, ça commence avec l’armée. […] Oui, il faut l’armée. » Mais il rétropédale aussitôt : « Pas pour tirer dans le tas bien sûr, pas pour canonner, non, il faut l’armée pour être dans les rues […] Il faut l’armée comme dans Vigipirate, pour rassurer d’une côté, et témoigner, regarder, surveiller de l’autre. » Et faire des photos et les envoyer à la famille ?

Au cinquantième voyou au tapis…
Faut-il faire intervenir l’armée ? La Constitution ne le permet pas, ex­plique-t-on au ministère de la Dé­fense, où l’on confond l’« état de siège » (article 36 de la Constitution) et l’« état d’urgence », lequel fut décrété par Jacques Chirac en 2005, lors des « émeutes du ramadan », dans vingt-cinq départements de métropole, dont tous ceux d’Ile-de-France. Il fut décrété, puis voté par les deux assemblées… mais jamais appliqué sérieusement.
Dans une poignée de quartiers, le couvre-feu fut décrété. Dans une poignée seulement, qui ne devaient pas excéder la demi-douzaine. Et surtout, les dispositions véritablement intéressantes ne furent pas utilisées : la possibilité de perquisitionner à toute heure du jour et de la nuit, et sans l’autorisation d’un juge… ; l’interdiction de séjour de toute personne – voire son assignation à résidence – « dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité ou l’ordre public » ; l’application de peines de prison à quiconque refuserait de se soumettre.
Il suffit même d’un petit décret de plus pour que la « juridiction mi­litaire », réputée – à tort ? ce serait l’occasion de le vérifier… – moins en­cline à la culture de l’excuse, pren­ne le relais de la justice civile et ait le pouvoir de « se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes ».
Pour Riposte laïque, Roger Heu­rtebise rappelait la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 régissant toujours l’état d’urgence : « L’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique. »
On peut penser que l’armée dispose des cartes d’état major de la ville de Marseille. Alors on déboule de partout, on encercle, on perquisitionne. Tout. Des caves aux gre­niers. Le moindre appartement. Chez les cailleras réputées telles et chez les autres, ceux de la Corni­che, ceux du Prado. On fouille tout. Ça prendra le temps que ça prendra. On fouille et on ratisse. Et on serre. Et on juge. Serré lundi, jugé mardi, envoyé casser des cailloux en Guyane mercredi.
Il y aura de la résistance ? Peut-être, et alors ? Des émeutes, ail­leurs, par solidarité ? Peut-être en­core, et alors ? Au premier voyou au tapis, les cités s’embraseront. Au dixième, elles auront la haine. Au cinquantième, elles iront gentiment faire dodo. Et elles respecteront la France. Pour longtemps. La schla­gue avec les faux caïds ça a toujours fonctionné et ça fonctionnera toujours.
Lionel Humbert dans Minute

Renaud Camus

On sait le combat que Renaud Camus a engagé contre ce qu’il a baptisé « le Grand remplacement », c’est-à-dire le changement de peuple que nous vivons, ou plutôt que nous subissons. C’est bien volontiers que nous accueillons sur le site de « Boulevard Voltaire » le texte de l’appel qu’il lance aujourd’hui à tous ceux qui, comme lui et éventuellement avec lui, ne se résignent pas à voir disparaître ce qui fait, ce qui fut la France.

Le changement de peuple implique le changement de civilisation. Croire qu’il puisse en aller autrement, que la France puisse être encore la France, l’Europe encore l’Europe, avec une autre population, c’est mépriser les peuples et les individus, réduits au statut d’hommes et de femmes remplaçables, interchangeables, délocalisables à merci.

Ce que j’appelle le Grand Remplacement est à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd’hui. Non seulement toutes les autres épreuves que nous rencontrons, si douloureuses qu’elles puissent être, sont secondaires comparées à celle-là, mais elles n’en sont le plus souvent qu’un contrecoup. Insécurité, dureté croissante des rapports sociaux et de voisinage, violence à l’école, violence à l’hôpital, violence au fin fond des campagnes, hyperviolence, décivilisation, réensauvagement de l’espèce, effondrement du système scolaire, effondrement des comptes publics, crise du logement, surpopulation carcérale, détérioration du territoire, autant de problèmes majeurs qu’il est absurde de vouloir traiter ou seulement évoquer en faisant abstraction de ce qui les suscite ou, à tout le moins, suivant les cas, les aggrave terriblement : le changement de peuple et de civilisation.

Aussi bien notre pire ennemi est-il le mensonge, le silence imposé sur ce qui survient, cette façon qu’ont les deux pouvoirs, médiatique et politique, de faire comme si le Grand Remplacement et les désastres qu’il entraîne n’étaient pas l’évidence qui crève les yeux et les écrans. La première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer.

Nous ne sommes pas les forces du mal : ce n’est pas nous qui mettons le pays à feu et à sang. La morale est de notre côté dans ce combat parce que le monde qu’on nous impose est celui de la violence quotidienne, de l’hébétude généralisée et du malheur. Pour l’imposer, nos adversaires ne cessent de mentir, et d’abord par omission, sur les causes comme sur les faits. Or il n’y a pas de vertu sans vérité.

Ce monde sinistre du tous contre tous, il faut lui dire NON de toute urgence : NON au changement de peuple, NON au Grand Remplacement, NON à la poursuite de l’immigration, NON aux naturalisations de masse, NON à la déculturation, NON à l’islamisation, NON à l’effacement de la France et de sa culture. Il ne faut pas seulement le refuser de toutes nos forces, il faut en renverser le cours.

Je suis à peu près seul, je ne suis à peu près rien : rejoignez-moi aujourd’hui, rejoignez-nous demain ! Ce qu’il nous sera possible de faire c’est à vous, maintenant, d’en décider. Je fonde ici le NON au Changement de Peuple et de Civilisation (NCPC)— un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement.

Si nous sommes dix nous serons une veillée funèbre pour la patrie. Si nous sommes cent nous serons un groupe de réflexion. Si nous sommes mille nous serons un élan. Si nous sommes dix mille nous serons une force d’influence. Si nous sommes cent mille, un million ou davantage nous serons un pouvoir capable d’arrêter la course à l’abîme et même, qui sait, de remonter la pente.

Renaud Camus

Si vous désirez souscrire à l’appel de Renaud Camus, vous pouvez adhérer dès maintenant au Non au Changement de Peuple et de Civilisation en cliquant ici :

Entretien

Par Emmanuelle Duverger.

— Vous avez réuni, le week-end dernier, les opposants au Grand Remplacement, au changement de peuple. Un bilan plutôt mitigé, non ?

— Oui, au moins de mon point de vue. Cependant il en est sorti quelque chose, que je respecte et à quoi je reste fidèle, mais que je trouve très insuffisant et dont je n’ai pas trop le droit de parler, car beaucoup des participants tiennent au secret, au silence, à l’anonymat. Je pense au contraire que le silence nous tue, que c’est la nation qu’on assassine en silence, qu’il est plus que temps de nommer les choses, et d’abord de se nommer soi-même, d’avoir le courage d’assumer son refus de l’horreur qui survient, la sale mort de la patrie, le changement de peuple et de civilisation, dans la violence petite ou grande, l’effondrement de l’autorité de l’État. Tout se passe à l’échelle nationale, à propos de la France, comme lorsqu’une femme est agressée par la racaille dans le R.E.R. : ou bien nous restons tous dans notre coin et nous laissons faire (c’est la situation actuelle), ou bien nous agissons tous ensemble et nous empêchons in extremis l’irréparable.

— Au fond, il y a un parti pour cela : le Front national. Pourquoi ne pas le rallier ?

— Beaucoup de Français, à tort ou à raison, ne rallieront jamais le Front national, soit par délicatesse idéologique, comme jadis, soit par désaccord fondamental avec son programme économique. D’autre part il semble avoir d’autres chats à fouetter que le changement de peuple. Il ne s’agit pas de lui enlever quoi que ce soit, mais au contraire de lui ajouter, au bénéfice de la patrie, ce qu’il ne pourrait pas atteindre. J’ai déjà appelé à voter pour Marine le Pen, je le ferai de nouveau si nécessaire. Elle me trouvera toujours loyal quand il s’agira de lutter côte à côte contre le Grand Remplacement.

— Finalement, que comptez-vous faire ?

— Seul je ne peux rien faire du tout : je suis comme un retraité dans le R.E.R. et moins héroïque que celui de Marignane, Jacques Blondel. Mais je peux crier, hurler, pour que tous les passagers français de la rame France se précipitent ensemble, avec moi, afin d’empêcher la poursuite de cette monstruosité qui se perpètre sous nos yeux, la mise à sac idiote d’une grande civilisation.

— À propos de la réduction drastique des programmes d’histoire à l’école, Joris Karl, s’inspirant de vous, a parlé il y a quelques jours sur Boulevard Voltaire d’un « Grand Effacement ». Partagez-vous son analyse ?

— Bien sûr. J’ai vu cet excellent article et je partage totalement ses analyses. « Car le Grand Remplacement n’est possible qu’accompagné du Grand Effacement ». Le Grand Effacement me va très bien. C’est ce que j’ai appelé moi-même l’enseignement de l’oubli, l’industrie de l’hébétude, la Grande Déculturation. On en revient toujours à la formule que je rabâche exagérément, mais il y a de quoi :

« Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas mener sans révolte dans les poubelles de l’histoire ».

Les poubelles nous y allons tout droit. Et nous sommes quelques-uns, Joris Karl, Robert Ménard, vous, moi, Alain Finkielkraut, Richard Millet, Jean Raspail bien sûr, Christine Tasin, Pierre Cassen, Robert Redeker, Ivon Rioufol, Éric Zemmour, Gérard Pince, Malika Sorel, René Marchand, Kader Hamiche, Richard Roudier, Christian Vanneste, Radio-Courtoisie, Marine Le Pen, les identitaires, beaucoup d’autres, à hurler :

« Mais révoltez-vous, nom de Dieu ! Empêchez cette horreur ! Est-ce que vous ne sentez pas cette puanteur, déjà, ce mélange de mensonge permanent, de trahison, de peur, d’argent sale, de sales petits calculs, d’imbécillité organisée, de violence, de fanatisme, de haine de la France, de haine de soi ? N’attendez pas que le couvercle vous retombe dessus comme un niqab ! »

— Quasiment pas un jour sans une agression, un meurtre, des violences à Marseille. Les médias parlent d’une “descente aux enfers de la cité phocéenne”. Marseille, c’est la France de demain ?

— Oui, c’est l’appartement-témoin. Marseille est à la France ce que fut Alger à la conquête de l’Algérie : la tête de pont, le lieu de débarquement des troupes fraîches, le centre d’entraînement des corps d’élite, le laboratoire central. C’est d’ailleurs une bonne occasion de comparer les deux conquêtes, les deux colonisations, la colonisation tout court et la bien nommée contre-colonisation, la colonisation contre : celle qui bâtit et celle qui détruit, celle qui met de l’ordre fût-ce un peu rudement et celle qui instaure le chaos (encore plus rudement), celle qui soigne et celle qui sème la peur dans les hôpitaux, celle qui éduque et celle qui achève de rendre toute éducation impossible : on n’en finirait pas, mais ce serait très instructif.

http://www.le-non.fr

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Quels rapports entre la délinquance chaotique des « jeunes » et le crime organisé ? Vivier de jeunes pousses ? Passerelle ? Quid des rapports entre bandes diverses, nomades, maghrébines, africaines, « gauloises », etc. ? Qui l’emporte : le business, les origines, la foi ?

Comme toujours, partons des fondamentaux. Plusieurs questions se posent d’emblée à qui s’intéresse au crime organisé et à ses praticiens. Voyons d’abord la définition la plus largement admise du « crime organisé », entrée dans le droit positif de tous les États développés, France bien sûr incluse.

Elle est donnée par la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (Palerme, décembre 2000) – « Article 2 : l’expression “groupe criminel organisé” désigne un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente convention, pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel. »

Comment fonctionne le crime, ainsi organisé ?

Dans des pays comme la France, ne possédant pas de vraie mafia, mais juste un « milieu » criminel, l’économie de celui-ci tourne autour d’une activité d’une extrême importance : le vol à main armée (VAMA, comme disent les policiers) ou braquage (pour les malfaiteurs). La société comme les médias peinent à concevoir la cruciale importance du braquage pour le milieu. Or, il s’agit de l’activité criminelle reine. Suscitant l’adoubement du malfrat, le VAMA équivaut aussi pour lui à la réserve d’oxygène du plongeur.

D’abord retenir ceci : hors du cinéma, le milieu criminel n’a nul sens de l’honneur, n’éprouve nulle solidarité professionnelle. Il est au contraire fort prédateur de lui-même. Exemple : la bande apprend qu’un dealer local – ou un faux-monnayeur, un proxénète, un contrebandier, etc. – dissimule une forte somme. Lui faire cracher son argent – par la torture, s’il le faut – n’a que des avantages : des espèces sur le champ disponibles et une victime qui, bien sûr, n’ira pas porter plainte.

Quelle parade, alors, pour le bandit voulant éviter de tels tracas ?

Être « respecté », réputé brave et implacable. Comment s’acquiert ce respect ? Par le braquage, activité quasi militaire suscitant beaucoup d’échos, car ces faits d’armes font vite le tour de la cité, du quartier.

Prenons maintenant un « business » qui périclite : dans une cité, un malfaiteur a fait fortune dans le deal de haschisch. Mais il est vite imité. Proliférant localement, les dealers se concurrencent – la bonne vieille loi des rendements décroissants. Dans la cité, une guerre de territoire éclate. Voir Marseille.

Cette guerre fait bien sûr un gagnant et un perdant, qui doit donc changer de métier – car changer de territoire est bien trop périlleux. À court terme, que faire pour renflouer ses finances en peaufinant un nouveau business-plan criminel ? Le vol à main armée.

On le voit : pour le milieu, le braquage est à la fois une roue de secours et un rite de passage, par lequel passe presque tout futur « beau mec ».

Comment entre-t-on aujourd’hui dans le « business » criminel ?

En pareil cas, l’urgence est d’amorcer la pompe, de vite susciter du cash. Le plus simple ? Le braquage bas de gamme : petits commerces, bureaux de tabac, etc. Aguerris, les bandits ciblent alors des sources de fonds plus importantes : hypermarchés, chambres fortes, etc. Tout en transmettant leur savoir-faire aux petits frères ou aux copains. Dès le début des années 2000, l’« école de braquage » de la cité Balzac, à Vitry (94) acquiert sa célébrité. Ses équipes braquent du sud-est de Paris jusqu’au Luxembourg, en enfilade et au culot, sans repérage ni préparatifs, compensant le faible rendement de leurs actions en multipliant les cibles attaquées. Depuis, cette école a fait des émules…

D’autres types de braquages permettent de vite accumuler du capital : les vols de fret, le home-jacking ou vol au domicile de la victime, souvent la nuit, pendant son sommeil. Le car-jacking, ou vol de voiture avec violence, où l’on s’empare du véhicule arme au poing, à un feu rouge, au parking, ou en simulant un accident. Le véhicule est d’usage revendu « encore chaud » et à bas prix ; le tout est ici de vite faire du cash, grâce auquel vous achetez votre premier quintal de cannabis, votre premier kilo de cocaïne. Ainsi démarre-t-on dans la vie criminelle.

Enfin, le bandit en liberté ne fait que de froides analyses coûts/bénéfices, ou risques/profits. Toute considération sentimentale, patriotique ou religieuse en est bien sûr bannie. Durant la guerre du Kosovo, Arkan, flamboyant chef de milice serbe, trafiquait du carburant et des stupéfiants avec son pire ennemi, la mafia albanaise. De la Corse au Maghreb en passant par les Balkans, toute référence de tels prédateurs à la patrie, à la « communauté », à la foi, est forcément un habillage, une pratique de type mimétique (comme les insectes camouflés en brindilles ou en feuilles pour échapper aux oiseaux).

Entretien avec Xavier Raufer (Docteur en géopolitique et criminologue) réalisé par Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire

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Vous allez recevoir une lettre de François Hollande pour vous expliquer l’avantage du vote des étrangers …
Tout ce cirque, pour obtenir à un moment donné la majorité des 3/5 ième au Sénat et confirmer la loi sur le droit de vote aux étrangers sans passer par un référendum qui serait lui, un succès écrasant de rejet !
Personne en France ne veut de cette loi, sauf l’ensemble des journaleux et bobos collabos, déconnectés et bienpensants vendus aux ‘’vertus’’ bienfaisantes du vert étendard !
S’il vous plait, respectez cette consigne !
Merci, merci encore de prendre quelques minutes pour transmettre à tous vos contacts.
La lettre de François HOLLANDE arrivera prochainement dans nos boîtes.

Cette lettre doit être renvoyée sans l’ouvrir ; 16 860 685 enveloppes, qui lui reviennent, ça fait désordre !

La procédure est simple : Retour à l’expéditeur

1/ Ne pas ouvrir le courrier
2/ Inscrire en toutes lettres : RETOUR à L’EXPEDITEUR
3/ Déposez votre lettre, sans affranchissement supplémentaire, à la poste qui se chargera de la retourner à l’envoyeur
4/ Pour un franc succès, faites passer le message autour de vous, par téléphone, e-mail, internet, etc.
5/ Inutile de motiver votre renvoi, Il comprendra…

Faites suivre… Si vous voulez sauver la France, et continuer à y vivre !!!

Le Front national a présenté hier soir sa tête de liste pour les prochaines élections municipales à Annonay.

Il s’agit de Sofiane Ghoubali. Âgé de 29 ans, agent hospitalier à Annonay, le jeune candidat investi par le parti frontiste est soutenu par la Saint-Agrévoise Véronique Gathercole, candidate aux dernières cantonales et législatives en nord-Ardèche. Il s’agit de la deuxième investiture du FN en Ardèche après le secrétaire départemental, Christophe Grangis, à Privas.

Hier, Sofiane Ghoubali a déclaré vouloir « défendre les oubliés de la France ». La liste, qui doit encore être constituée, s’appellera « Annonay, bleu Marine ».

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Source: E&R

CT

Claude Tarin ne cache pas que le cambriolage dont il est victime pèse dans sa décision :
Le maire de Lessay (Manche), 17 ans de mandat, a choisi de démissionner suite à un cambriolage.
Selon les enquêteurs, ce sont des gens du voyage qui auraient visité la maison du maire. Les voleurs présumés n’auraient pas digéré que la mairie lance contre eux une procédure pour ne pas avoir respecté les emplacements qui leur avaient été attribués.

« Je suis touché personnellement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, aujourd’hui, je suis démoli ».

Dans sa lettre de démission, Claude Tarin vise clairement la communauté des gens du voyage. Il se dit « solidaire des gens de Lessay, qui chaque année sont exaspérés » par la présence de cette communauté. Dans la soirée de dimanche, 17 conseillers municipaux ont eux aussi annoncé leur démission. Les domiciles de trois membres de la municipalité auraient été visités.

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On allait voir ce qu’on allait voir. À la veille du G20 réuni à Saint-Pétersbourg, les bulletins de désinformation émis par les professionnels de la météorologie politique concordaient. Ébranlé par la détermination occidentale, isolé, affaibli, le responsable de la non-puissance invitante opérait une spectaculaire volte-face. Vladimir Poutine lâchait son protégé syrien et se disait prêt à participer à la « punition » de Bachar el-Assad si on lui fournissait les « preuves » que n’allaient pas tarder à apporter les experts de l’ONU. De leur côté, le président français et son partenaire américain allaient travailler au corps leurs alliés égarés et rassembler, comme au bon vieux temps des calomnies et de la guerre contre l’Irak, une grande coalition contre le maître de Damas. Bref, les bobards volaient en escadrilles…

On a vu ce qu’on a vu. Non seulement Poutine n’a pas cédé un pouce de terrain, mais il a confirmé son soutien diplomatique et matériel au gouvernement syrien, réaffirmé sa conviction que c’était la rébellion qui avait recouru aux gaz, et maintenu son opposition à ce qu’il qualifie d’agression. La Russie, décidément isolée, n’a guère été approuvée que par quelques pays insignifiants, tels que la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, présents à la conférence, auxquels on peut notamment ajouter, parmi les absents du sommet, l’Iran, l’Algérie, l’Égypte… De leur côté, il est vrai, Barack Obama et son collaborateur français regroupaient onze signatures sur un texte qui, tout en condamnant formellement la Syrie, exclut toute participation à l’opération prévue et annoncée avec tambours et trompettes par Paris et d’une voix moins assurée par Washington.

François Hollande, pour sa part, sort de cet épisode encore plus Gros-Jean comme devant. Contraint d’attendre le toujours hypothétique feu vert du Congrès américain, le président français déclare également s’en remettre d’avance aux conclusions d’un rapport dont on sait déjà que, confirmât-il la réalité de l’emploi des gaz, il n’en désignera pas pour autant le ou les coupables. Avec l’obstination habituelle aux velléitaires qui reviennent d’autant moins aisément sur une décision qu’il leur est moins habituel d’en prendre, le chef de nos armées tient de plus en plus ferme sur les sables mouvants où il s’est enlisé et semble même prêt à accepter le rôle de sacrifié que dans la grande tradition des guerres coloniales il était de coutume de réserver aux supplétifs. Notre aviation héritera-t-elle du périlleux honneur de braver dans le ciel syrien les défenses du régime tandis que les Américains se borneraient à expédier sur les cibles repérées des missiles de croisière et éviteraient au maximum d’y risquer des vies humaines ? Tirez les premiers, messieurs les Français !

De quelle légitimité, sans mandat de l’ONU, sans participation de l’Union européenne, sans vote du Parlement, le président de tous les Français qui veulent ou acceptent la guerre peut-il se prévaloir ? 68 % de ses sujets (19 points de plus qu’il y a quinze jours) rejettent désormais sa politique et refusent précisément notre participation à une intervention militaire. Le roi veut la guerre, son peuple veut la paix. Lequel des deux l’emportera ? La France, oui ou non, est-elle une démocratie ?

Cette évolution et ce basculement de l’opinion tiennent moins à la crainte d’un échec, voire d’une défaite, qu’à la prise de conscience d’une réalité complexe que ne peut plus masquer le matraquage éhonté d’une propagande à sens unique. Le régime syrien serait-il l’auteur du massacre de la Ghouta, l’opposition syrienne, jour après jour, se montre capable et coupable du pire, et son drapeau n’est plus, s’il le fut, celui de la révolution et de la liberté, mais celui de la terreur et du chaos. Plus encore qu’une erreur, c’est une folie de soutenir ceux dont une vidéo, qu’a pu voir ces derniers jours le monde entier, dévoile le vrai visage de cruauté inhumaine, ceux qui viennent encore d’assassiner un chirurgien de Médecins sans frontières, condamné à mort pour avoir voulu sauver des vies humaines, ceux qui semblent bien détenir les deux journalistes français disparus il y a trois mois en Syrie. Qu’elle l’ait voulu ou non, la coalition nationale syrienne a désormais pour alliés et pour soutiens non seulement, sur le terrain, les combattants du Front Al-Nosra, de l’État islamique du Levant et autres milices qui mettent la Syrie à feu et à sang, mais à travers le monde tous les extrémistes qui avec Al-Qaïda et les Frères musulmans nous ont déclaré la guerre. Les amis de nos ennemis peuvent-ils être nos amis ?

Dominique Jamet dans Boulevard Voltaire

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Ceux qui souhaitent aller guerroyer en Syrie et qui se font les gardiens de la justice auraient pu mettre plus de vigueur à relayer certaines informations.

Personne n’en aurait voulu à ces braves gens d’évoquer les propos récents de Carla Del Ponte, commissaire de l’ONU en charge de la Syrie. Celle-ci a récemment révélé que la commission d’experts n’avait trouvé « aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne ». Bien qu’il ne s’agisse « pas encore de preuves irréfutables », des « suspicions fortes et
concrètes » laisseraient penser que les armes chimiques ont été utilisées par les rebelles pour amorcer la chute du président syrien.

Haytham Manna, responsable à l’étranger du Comité de cordination nationale pour le changement démocratique [opposition non armée], en exil depuis trente-cinq ans, serait bien le dernier à lancer des fleurs à Bachar el-Assad. Il a pourtant déclaré au journal belge Le Vif que l’histoire des armes chimiques était un coup monté, s’appuyant sur l’argumentaire suivant :

– Les armes en question étaient… artisanales. Croire que l’armée loyaliste syrienne, déjà surmilitarisée, s’encombrerait de ces babioles de guerre quand elle dispose d’un matériel autrement plus perfectionné est aussi insensé que d’imaginer les GI débarquer en Irak armés de pistolets à eau.

– Les chiffres de François Hollande font état de milliers de morts tandis que la liste d’Haytham Manna contient moins de 500 noms.

– Des vidéos et des photos qui servent de preuves aux États-Unis ont été mises en ligne avant le début des attaques.

– Les Américains se sont retirés des négociations au moment où un rapprochement entre le régime et les opposants était sur les rails.

Il aurait été juste d’accorder plus de crédit à une information qui pourrait ne pas être insignifiante : la Russie a fourni aux Nations unies les images satellites des deux missiles s’étant abattus sur Al Ghouta. Ces armes chimiques qui ont fait des centaines de morts et qui justifieraient aujourd’hui une entrée en guerre auraient été lancées depuis la région de Douma, contrôlée par les rebelles syriens.

« Nous détenons plus de nouvelles preuves attestant que cet acte criminel était de nature provocatrice », a dit le ministre des Affaires étrangères russe. Il a évoqué « des rapports » qui ont « circulé sur Internet » et qui démontrent que « les matériaux de l’incident et l’objet des accusations contre les troupes gouvernementales avaient été publiés, pendant plusieurs heures, avant l’attaque en question », ajoutant qu’« il s’agissait bien d’une action planifiée à l’avance ».

Dès septembre 2012, Alain Chouet, relayé par Georges Malbrunot, nous en apprenait de belles sur le fameux « Observatoire syrien des droits de l’homme » qui est la source principale des médias occidentaux sur la situation syrienne : « C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier président, monsieur Ryadh el-Maleh. L’OSDH s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris. »

Il aurait été appréciable que nos journalistes, analystes et spécialistes fissent plus souvent cette précision. Il serait dommage que le lecteur ne puisse mesurer sa chance d’accéder à une information non partisane.

Altana Otovic dans Boulevard Voltaire

A L’appel du Parti chrétien démocrate (PCD), de l’Aide à l’Eglise en Détresse, de l’Oeuvre d’Orient, Liberté Politique, Nouvel Arbitre, l’Institut Montalembert et l’Observatoire de la Christianophobie, quelque 500 personnes sont venues sur l’esplanade du Trocadéro manifester leur opposition à la guerre contre la Syrie que souhaite mener François Hollande au nom de la France. Si notre pays intervient en Syrie, ce sont toutes les minorités chrétiennes syriennes qui seront les premières victimes des rebelles islamistes, comme en Irak.
« Parce que la guerre est un fléau dont on ne peut maîtriser les conséquences et la durée, une opération militaire de grande envergure aujourd’hui en Syrie n’est pas une solution acceptable. »

Pour une indignation non-sélective
Ramousi

Lorsque l’état de crise est décrété, peu d’oreilles attentives entendent ce qu’endurent les minorités présentes dans les régions en conflit. Nous avons encore tous en tête l’épisode tragique des moines du monastère de Tibhirine en Algérie. Un massacre perpétré par un groupe dissident d’un parti politique déchu qui tenta de prendre le pouvoir d’un État à majorité musulmane dans les années 90. Une fois de plus, l’histoire se répètera-t-elle ?

Aujourd’hui, alors que les forces en présence au Machrek, que ce soit en Syrie, en Égypte et peut-être même bientôt au Liban, sont à couteaux tirés. Les Droits de l’Homme sont plus que bafoués et nous restons sans nouvelles de citoyens et parmi eux des jésuites, évêques orthodoxes et bien d’autres.

Force nous est de mentionner qu’il est plus que nécessaire que des voix musulmanes dénoncent aussi les violences infligées aux minorités chrétiennes innocentes et cela, sans compromission, aucune. La santé démocratique d’une société civile se jauge à travers le traitement de ses minorités, partenaires à part entière de la société. En tant que musulman d’Occident, je reste solidaire des chrétiens d’Orient dans cette situation difficile. La protection du citoyen et de sa liberté de conscience constitue le leitmotiv d’une société moderne et équitable. L’intellectuel musulman éclairé Ibn Khaldun disait que « la justice est la base de toute civilisation ».

Indéniablement, les retournements de situation favorisent l’hostilité et stimulent la polarisation. La situation chaotique généralisée présentant de manière biaisée ces sociétés comme uniquement musulmanes dans cette partie du monde ne doit pas nous faire oublier les églises incendiées, les écoles et l’orphelinat chrétiens dévastés. Cela est une réalité qu’il est important de condamner avec la même intensité car les lieux de culte et la vie humaine sont sacrés qu’importe leur religion d’appartenance. En effet, la justice ne peut être sélective, elle se soucie du sort de tous et particulièrement des plus vulnérables.

Une gestion non violente est plus que nécessaire pour que ne s’embrasent ces tentations de violences au sein de la société civile. Aux prémices de l’islam déjà, l’accent était mis sur le sort des minorités chrétiennes en terre d’islam. Pour exemple, lorsqu’un copte sortit triomphant d’une course à cheval contre le fils de l’émir de l’Égypte de l’année 640. Furieux, ce dernier l’emprisonna mais le copte s’échappa de sa geôle et se rendit à la capitale du monde musulman de l’époque, Médine, où il présenta son cas au calife Omar. Ce dernier lui donna raison, sanctionna sévèrement le fils de l’émir et prononça cette formule notoire, entrée dans la culture du monde arabo-musulman : « comment pouvez-vous avilir les hommes, alors que leurs mères les ont engendrés libres !».

Il n’existe pas de justification théologique ou tout simplement raisonnée valable pour cibler aussi injustement des citoyens sous prétexte de leur choix confessionnel, la justice est l’anse même de la tradition musulmane. Un verset coranique note sans aucune ambiguïté que « Dieu n’aime pas les injustes » (Coran 3/142) et la tradition prophétique nous enseigne que « Dieu s’est interdit l’injustice et vous l’a interdite ». Chrétiens, musulmans ou autres, tous ont droit à la sécurité, à la justice et à l’émancipation selon leur choix de vie. C’est dans ces moments précis que la solidarité et une condamnation sans équivoque sont des plus précieuses.

Par Ramousi Mohamed – Théologien

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